mardi 8 juin 2010

Do You Remember Summer Days ?



Puisque je fais mes reviews de concert de plus en plus tard, aujourd'hui, je vais te parler d'un concert qui a eu lieu le 22 mai, ce coup-ci j'ai une excuse, j'avais du travail et d'autres articles à publier. Il y a plus de 2 semaines, j'ai donc été voir Spirit Of Moondog, tribute-band à Moondog donc, pour plus d'informations sur le personnage, rendez-vous , moi je n'ai pas envie d'en parler dans cet article.

Bref, Spirit of Moondog tente de reprendre, comme son nom l'indique, l'esprit de Moondog, puisque le groupe est constitué du suédois Stefan Lakatos l'un de ses anciens musiciens qui joue sur un instrument de son invention (un instrument à percussion on suppose, bien que ce soit difficile à saisir), ainsi que d'une section de saxophones impressionnante.

À vrai dire en arrivant au Château des Ducs de Bretagne, on flippe un peu parce que la première partie est assurée par une école de musique, ce qui n'est pas sans rappeler l'époque où tu allais voir les spectacles de tes petits frères et que où tu applaudissais poliment à la fin. Heureusement, là on a du breuvage goûtu pour s'occuper, et puis, il faut avouer que le cadre du Château est assez idyllique : il y a de la verdure, du soleil, et une légère brise qui te touche les cheveux et t'embrasse le visage, c'est beau.

Et surtout, quand le groupe arrive, ça devient grand : les sons sont invraisemblables, on pourrait croire que les saxophones jouent avec un synthétiseur, mais tout est naturel et bien plus beau qu'un synthétiseur. Le reste de la section instrumentale sait aussi s'effacer quand il faut, parfois même en quittant la scène en plein morceau, et dans ces moments là, seul le talent de Stefan Lakatos et les inventions géniales de Moondog, qu'elles soient dans la musique ou dans les instruments s'expriment, en temps normal je suis incapable d'écouter seulement des percussions pendant plus de 2 minutes, mais là elles emportent tellement loin que c'est avec plaisir qu'on répond à l'invitation de fermer les yeux pour mieux apprécier le moment.
Du reste, les anecdotes font rêver, et la voix, même juste un murmure derrière les instruments, fait passer des messages d'importances tels "down is up and up is down because the world is wrong". Ces paroles résument d'ailleurs à elle seules le concert : on est davantage dans le domaine du rêve que dans l'ancienne demeure d'Anne de Bretagne, ce qui explique d'ailleurs que j'ai bien du mal à trouver des mots qui m'apparaissent justes pour en parler.

mardi 1 juin 2010

You're Not Foolin' Anybody


Bonjour, le programme du jour est de poursuivre l'hommage à Nikolai Fraiture avec un article sur Scout Niblett, qui est tout de même un peu son sosie en version féminine, et qui en plus se permet d'être beaucoup plus active que les Strokes, puisqu'après avoir elle aussi sorti son premier album en 2001, elle nous en a offert pas moins de 4 autres (agrémentés de 3 EP). Je vais te parler du dernier d'entre eux : The Calculation Of Scout Niblett.

Ce disque, c'est typiquement l'album qui déborde d'énergie même sur les chansons calmes, surement parce qu'autant sur les titres énervés que sur ceux plus calme, on joue pas mal avec tous les clichés du grunge : voix éraillée, guitare saturée comme il faut, Steve Albini à la production ... Sauf que la musique va plus chercher dans le blues que le grunge, et accessoirement, le fait qu'on ait une voix féminine plutôt que les braillements d'un ventre à bière à cheveux gras en chemise de bucheron, apporte aussi pas mal.
La demoiselle a beaucoup été comparée à PJ Harvey, ça se comprend facilement, un peu à Cat Power, pourquoi pas, enfin, moi ce qui me marque c'est Kings, une chanson qui autant sur la voix que sur les guitares fait penser à du Jefferson Airplane une fois le trip acide terminé, c'est d'ailleurs un de mes titres favoris du disque, le seul reproche qu'on puisse lui faire, c'est qu'il est suivi par Lucy Lucifer, une chanson vraiment insupportable, même pour quelqu'un comme moi qui d'habitude apprécie les chansons de moins de 2 minutes.

Mis à part cette chanson, on a un disque fort sympathique, donc tu peux même l'écouter autrement qu'en pensant à feu Fraiture (très mauvais, je suis désolé).


Et autrement, je dois aussi te parler d'Elsinore, parce qu'un EP qui s'appelle The Chemicals, ça ne s'invente pas, que le clip de la chanson éponyme est très cool, bien qu'ils manipulent les produits chimiques n'importe comment et que je suis un peu sceptique quand à l'existence du ballon rodé en pyrex au début du XXème siècle, même si il devait quand même y en avoir quelques-uns, sinon je vois pas trop comment Victor Grignard aurait pu synthétiser des Organo-magnésiens en 1912 ... enfin bref, regarde ce clip et chope le EP.