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samedi 5 février 2011

No, I believe there’s a thing or two going right with the equation and the process


Bonjour, alors aujourd'hui je reviens à mes premiers amours : à savoir un repas à l'arrache qui fera encore monter mon taux de cholestérol déjà bien trop important et un article que je ne devrais pas avoir le temps d'écrire étant donné que j'ai partiels la semaine prochaine, mais qu'importe.

La raison profonde de cet article, c'est que je viens d'écouter les caquètements de Julian sur les 30 secondes injugeables de Under Cover Of Darkness premier extrait du prochain album, mais qui fera sans aucun doute couler beaucoup de caractères quand même. Enfin, plus honnêtement la raison profonde de cet article c'est que je viens de réécouter Yes Yes Yes d'Elsinore, que je me rend compte qu'à part un post-it en fin d'article je n'ai jamais parlé de ce groupe, ce qui est à peu près aussi honteux que l'indifférence qu'ils suscitent un peu partout et particulièrement en France. Si je te parle des Strokes, c'est juste pour te faire croire que je maitrise un peu l'actualité (mais ça tu le sais déjà, puisque j'ai chroniqué l'album depuis un moment, enfin).

Trêve de plaisanterie, le fait est que si jamais tu googlise "Elsinore", il vaut mieux que tu cherches des informations sur la Honda Elsinore ou sur le Lac Elsinore que du contenu constructif sur le groupe de Champaign, Illinois (au cas où les Bewitched Hands ne t'aient pas encore convaincu que la Champagne c'est chouette, les Elsinore s'en chargeront), tu me diras "bien fait pour eux, ça veux faire ses malins en mode "on a lu Shakespeare" mais au final seul les tarés peuvent se renseigner sur ton groupe", peut-être, mais en attendant leur album est un des meilleurs de 2010 tant il propose une pop de qualité mais qui en même temps ne ressemble pas à grand chose de déjà entendu.

Pour faire court, le fait que ce disque propose autant de tubes potentiels tout en parvenant à rester cohérent tient du miracle, il y a quelque chose de très agréablement surprenant dans le passage des cordes et des "I wanna be loved" de Lines aux notes de guitare saccadées et aux "You're not fooling anybody" de Chemicals, ou encore dans ce final un peu parfait où s'enchainent un The General à la ligne de clavier sur-entrainante, un Yes Yes Yes d'une simplicité assommante, mais qui séduit quand même et un Wooden House qui est un album closer largement à la hauteur du disque, ce qui en fait déjà une très bonne chanson.
En fait ce qui fait la force de ce disque, c'est que les chansons parviennent à durer et à ne pas être simple sans jamais devenir ennuyantes ou en faire trop, par exemple Gasoline, qui pourrait être une ballade ennuyante si en plein milieu elle ne nous emmenait pas complétement ailleurs en partant dans un instrumental qui apporte son lot de saturation bien loin d'être hors de propos; ou alors Chemicals, dont je parle beaucoup trop mais qui pourrait être une bonne chanson indie assez basique sans son intermède planant qui fait d'elle un titre passionnant qui justifie à lui seul l'écoute de ce disque.

En résumé cet album parvient à être sophistiqué tout en étant juste, en imaginant une bonne partie des passages de ce disque sortis de leur contexte, on peut penser à un disque plutôt lourdingue, mais ceux-ci sont tellement bien assemblés qu'on se surprend très vite à y succomber.

Tu pourras écouter l'album ici
Ou alors être convaincu par le talent de composition du groupe en écoutant leurs chansons en version acoustique bien plus minimaliste ici

Et si tu n'es toujours pas fan je te met aussi un peu d'images qui bougent (peut-être peu judicieux si on considère que le physique de ses membres est loin d'être le meilleur argument de vente du groupe) :







Et cette dernière vidéo est particulièrement importante à mes yeux, parce qu'il faut que tu comprennes que si je suis en train de te parler d'un groupe en faisant "oh, c'est trop injuste qu'ils soient autant ignorés", attitude qui m'énerve au plus haut point, et qu'il se trouve que ce groupe reprend Radiohead, qui m'énervent au plus haut point aussi, alors ça veut dire qu'il vaut réellement le détour.

mardi 1 juin 2010

You're Not Foolin' Anybody


Bonjour, le programme du jour est de poursuivre l'hommage à Nikolai Fraiture avec un article sur Scout Niblett, qui est tout de même un peu son sosie en version féminine, et qui en plus se permet d'être beaucoup plus active que les Strokes, puisqu'après avoir elle aussi sorti son premier album en 2001, elle nous en a offert pas moins de 4 autres (agrémentés de 3 EP). Je vais te parler du dernier d'entre eux : The Calculation Of Scout Niblett.

Ce disque, c'est typiquement l'album qui déborde d'énergie même sur les chansons calmes, surement parce qu'autant sur les titres énervés que sur ceux plus calme, on joue pas mal avec tous les clichés du grunge : voix éraillée, guitare saturée comme il faut, Steve Albini à la production ... Sauf que la musique va plus chercher dans le blues que le grunge, et accessoirement, le fait qu'on ait une voix féminine plutôt que les braillements d'un ventre à bière à cheveux gras en chemise de bucheron, apporte aussi pas mal.
La demoiselle a beaucoup été comparée à PJ Harvey, ça se comprend facilement, un peu à Cat Power, pourquoi pas, enfin, moi ce qui me marque c'est Kings, une chanson qui autant sur la voix que sur les guitares fait penser à du Jefferson Airplane une fois le trip acide terminé, c'est d'ailleurs un de mes titres favoris du disque, le seul reproche qu'on puisse lui faire, c'est qu'il est suivi par Lucy Lucifer, une chanson vraiment insupportable, même pour quelqu'un comme moi qui d'habitude apprécie les chansons de moins de 2 minutes.

Mis à part cette chanson, on a un disque fort sympathique, donc tu peux même l'écouter autrement qu'en pensant à feu Fraiture (très mauvais, je suis désolé).


Et autrement, je dois aussi te parler d'Elsinore, parce qu'un EP qui s'appelle The Chemicals, ça ne s'invente pas, que le clip de la chanson éponyme est très cool, bien qu'ils manipulent les produits chimiques n'importe comment et que je suis un peu sceptique quand à l'existence du ballon rodé en pyrex au début du XXème siècle, même si il devait quand même y en avoir quelques-uns, sinon je vois pas trop comment Victor Grignard aurait pu synthétiser des Organo-magnésiens en 1912 ... enfin bref, regarde ce clip et chope le EP.