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lundi 3 juin 2013

Tralala


Animal Collective tralala jamais deux sans trois etc. (mon intro la plus courte à ce jour)

Pour un certain nombre de fans leurs concerts sont meilleurs en ce moment qu'ils ne l'ont jamais été, après coup, difficile de leur donner tort : le groupe ne se cantonne pas à rejouer la set-liste de la veille, ne se sent pas obligé de ressortir du Merriweather Post Pavilion aux moments les plus inopportuns et inaugure sur scène un certain nombre de titres oubliés jusque-là.

C'est le cas de I Think I Can qui ouvre le concert, l'EP Fall Be Kind n'avait pas été tourné et c'est fort dommage tant la chanson apparaît évidente pour lancer un set de la meilleure des façons, puis une transition maitrisée, qui ne s'étend pas inutilement comme ce fut le cas lors des premiers concerts post-Centipede Hz. mais nous distille petit à petit des éléments indiquant Did You See The Words? à venir. Toutes les transitions du concert seront à la hauteur.
Un Father Time très faible (là encore à la hauteur, puisque c'est le titre le plus faible de Centipede Hz.) marque la fin d'une première partie doucement introductive.

Doucement parce que la première explosion de violence ne se fait pas attendre avec un enchaînement Honeycomb/Moonjock, pleins d'une certaine agressivité qui transpire sur Wide Eyed et Pulleys, ce dernier titre est comme d'habitude, beaucoup plus allongé que sur album, et c'est après s'être étendu sur un long instrumental que sa reprise fait passer encore au degré de violence supérieur, un degré comme on n'en a encore jamais rencontré dans un concert du groupe.

Groupe que l'on a par ailleurs rarement vu aussi déchaîné : Panda Bear, totalement emporté derrière ses fûts n'assure plus qu'une partie des chœurs et Deakin décroche sa basse (autre nouveauté du concert) pour un What Would I Want? Sky complétement réinventé qui nous permet de nous extasier pleinement de la capacité de renouvellement qu'a ce groupe.
C'était la seconde fois que je voyais cette chanson jouée en concert, la première c'était pendant la tournée Merriweather Post Pavilion, avant son enregistrement en studio. Le groupe ne comptait alors que 3 membres, chacun postés derrière des machines de manière à ne pas se voir, la piste était longue et vaporeuse. Ici le même morceau devient groovesque et entraînant, je crois n'avoir jamais entendu deux versions aussi différentes d'une même chanson par le même groupe, la seule similitude étant la projection d'image sur des structures gonflables.
Cette agressivité extrêmement positive est ensuite utilisée à merveille pour un Peacebone qui nous laissera béats et au cours duquel Avey Tare viendra occuper l'espace central de la scène, en passant tout de même plus de temps tourné vers le reste du groupe que vers nous, mais le bris d'habitudes est louable.

Après un gâteau d'anniversaire, l'introduction du rappel, par ses accords légèrement croches ne peut nous annoncer que Today's Supernatural, là encore, engagement supernaturel du groupe. Et puis Brother Sport. Ils jouent ce titre depuis environ cinq ans mais semblent prendre toujours autant de plaisir à le tordre, jouer avec ses longueurs, et avec ses transitions toujours. Ce morceau est à la fois un cri de ralliement et un laboratoire.
Et tout rallié que j'étais, il ne manquait qu'une chose pour me combler : ma première chanson du groupe, dont la présence sur les set-listes récentes avait été ma raison numéro un de me rendre à ce concert : The Purple Bottle, dans sa version "interdite sur album" car empruntant quelques lignes à I Just Called To Say I Love You de Stevie Wonder.
La version live n'est que perfection, dont chaque reprise nous fait bondir plus haut, et là encore le travail est impressionnant : tout en gardant ce son agressif propre à la tournée et qui apporte un énorme dynamisme, des notes de clavier très soul parviennent à ressortir, et puis au cas où la qualité du concert fourni ne nous aurait pas convaincus, Avey Tare nous épargne l'euphémisme de la version studio pour nous dire, non pas qu'il nous apprécie mais qu'il nous aime, avant de nous laisser les jambes tremblotantes d'avoir vécu un final aussi débordant de bravoure.

En conclusion, bien que ça ne soit pas particulièrement grâce aux chansons de Centipede Hz., temps les plus faibles du concert, le groupe livre en ce moment des lives parmi les plus aboutis qu'il m'ait été donné, aussi bien d'entendre en bootleg que de voir en direct.

dimanche 26 août 2012

Cet article ne contiendra aucune référence à The Human Centipede, c'est trop dégueu

 non le téléchargement n'a pas marché

Je suis un blogueur assez chiant. Il me suffit d'un nouvel album d'Animal Collective pour me faire devenir monomaniaque. Sauf que jusque-là, je n'avais encore jamais osé/réussi à m'attaquer à une critique complète d'un album. Aujourd'hui j'essaye, ça sera sûrement long et laborieux.

Pour commencer, Animal Collective c'est un peu comme les crêpes, avec plusieurs ingrédients d'importance : ainsi Avey Tare et Panda Bear sont les œufs et le lait : ce sont eux qui donnent sa forme, son goût et sa couleur à la pâte, Geologist c'est la farine : on en sent pas forcément le goût mais c'est le liant indispensable de la chose, Deakin c'est la pincée de sel, il arrive qu'on l'oublie, mais c'est franchement meilleur avec, enfin, Ben Allen c'est la bière : pas un ingrédient indispensable, mais quand on en rajoute ça rend l'ensemble plus léger et plus digeste. 

Vu le casting de cet album, tout indique qu'on va se payer un bon gueuleton. Et puis le mode de diffusion de l'album avec cette transmission dans la nuit de dimanche dernier, c'est comme si on faisait une soirée crêpes internationale, et ça c'est quand même super cool.

Pour résumer avec une autre comparaison foireuse : Centipede Hz a les jambes de Strawberry Jam, les poumons de Here Comes the Indian, le cœur de Feels, la voix de Merryweather Post Pavilion et la tête de Sung Tongs. Si tout ça ne veux pas dire grand chose, ça a tout de même un sens : au fond, cet album apporte très peu d'innovation, mais pas dans le sens où Fall Be Kind inquiétait. Ici le groupe sort du cycle "à chaque album, quelque chose de complétement nouveau", mais pas pour faire une redite directe du précédent opus, du coup on a le sentiment de nouveauté tout en pouvant retrouver certains de nos meilleurs moments d'écoute du groupe.

Cet album est aussi celui qui est le plus proche du live : un gros travail a été fait à la fois au niveau des transitions et de la production, pour que l'on retrouve à la fois l'énergie et la contemplation propres à un concert du groupe. Du coup, le découpage en 4 faces du vinyle s'entend même sur MP3.

La première face sonne comme un coup de poing : d'une certaine manière, Today's Supernatural nous donnait déjà beaucoup d’éléments, puisqu'on avait un bon morceau des transitions entre les 2 autres morceaux de la face : même si on ne pouvait pas prévoir pour autant que Rosie Oh serait le désarçonnant I'd Rather des lives. Moonjock est la chanson jumelle de Honeycomb, donc je me contenterai de reprendre les termes poétiques que j'employais à propos de ce premier titre : "on revient et on envoie du bouzin".

Le choc n'est là que pour nous faire apprécier une deuxième face, qui joue beaucoup plus sur les longueurs, là encore le titre central peut résumer la face, ici il s'agit de Wide Eyed, premier titre de Deakin sur un album du groupe et qui ouvrait tous les concerts de la tournée, son replacement est donc une surprise mais qui parait d'une logique à l'écoute, la relative monotonie du titre transcende bien plus après le morceau de bravoure qu'est Applesauce. Bravoure simplissime pourtant, puisque tout dans ce morceau repose sur les répétitions et les effets d'annonce (et aussi sur la technique Tarienne classique qu'on croyait tombée en désuétude : je chante des trucs mais avec tes oreilles d'être humain normal tu ne pourras jamais entendre tous les mots) : en une minute on en a fait le tour, et en plus, cette annonce amplifiée a déjà été utilisée de manière bien plus subtile sur Today's Supernatural (via les sons planqués derrière le refrain, ou encore les chœurs de Panda Bear qui font une première apparition discrète avant de sauter aux oreilles), et pourtant, le concept de morceau répétitif tout en montée est tellement bien mis en forme que l'on est touché sans trop comprendre pourquoi, si bien que lorsqu'Avey Tare commence à nous exposer sa numérologie : sorte de pré-quelle à celle de Frank Black sur Monkey Gone to Heaven, on est déjà perdus depuis longtemps. Father Time devient donc une bonne manière de nous remettre le pied à l'étrier, avant le ...

DU-DU-DU-DU-DUEL

Même si il n'y a pas entre Panda Bear et Avey Tare la rivalité propre à beaucoup de groupes se reposant sur un duo créatif comparable, la 3ème face qui se divise de manière assez équitable entre New Town Burnout et Monkey Riches pourrait s'y apparenter. Chacun ici fait ce qu'il sait faire de mieux : Panda Bear nous sert une piste profonde et émotionnante à laquelle on pourra reprocher néanmoins une proximité avec un peu tous les titres de Panda au niveau de la production vaguement vaporeuse de la voix, et ce malgré une instrumentation rafraichissante car moins épurée que d'accoutumée. Avey Tare nous sert une piste énergique et énigmatique à  laquelle on pourra reprocher néanmoins une proximité avec un peu tous les titres d'Avey au niveau de l'instrumentation explosive, et ce malgré une voix rafraichissante car produite de manière beaucoup plus audible que d'accoutumée.

La dernière face pâtit d'un effet assez classique sur les albums du groupe : le trou noir du titre final (trou noir au sens astrologique du terme, une masse énorme qui aspire tout autour d'elle). Dès Spirit [...], premier album du groupe, on trouvait Alvin Row, piste magnifique qui nous faisait oublier à elle seule les épreuves parfois difficiles qu'on avait traversées à l'écoute de l'album. Ce phénomène d'oubli de pistes se retrouve de manière assez généralisée sur les albums du groupe : dites Turn Into Something ou Brother Sport à un amateur du groupe (choisissez le titre en fonction de l'ancienneté du dit-amateur), ça sonnera en général beaucoup plus pour lui que Loch Raven ou No More Running, chansons vampirisées par les albums-closers. Il en sera de même avec Pulleys et peut être même Mercury Man, après en ce qui concerne cette dernière c'est peut-être seulement moi que cette chanson laisse totalement indifférent (puisque je n'ai aucun doute qu'a l'instar de la scie Summertime Clothes, c'est la chanson que tout le monde réclamera en concerts, juste pour m'emmerder). Toujours est-il qu'Amanita s'inscrit à merveille dans la longue tradition des album-closer du groupe : un titre long et puissant, et surtout qui a le génie de s’arrêter sans trop qu'on s'y attende, tout habitués que l'on est à ce que les fins d'albums se fassent après une descente que l'on voit venir, il n'en est rien ici, le point d'arrêt du titre sonne comme Philippe Katerine qui coupe le son. Notre souffle est coupé aussi. Et il nous faut quelques instants pour comprendre ce qui s'est passé.

mardi 14 août 2012

I'd rather not say no !







un titre de chanson se cache dans cette photo

En fait je voulais écrire un article, mais j'avais peur qu'il soit trop vide, donc j'ai calé toutes mes reviews en retard depuis septembre, si tu t'en fous va directement à la fin.


-Anna Calvi : je craignais le trip "dominatrice en chignon/je te fais un concert d'écorchée historique alors tu serais sympa de te taire" de sa part, en fait elle était beaucoup plus simple et souriante, du coup c'était cool.

-Architecture In Helsinki : on bouge les fesses, la base.

-Flotation Toy Warning : ils étaient tombés en panne de camion la veille, donc il manquait une claviériste, ce qui enlève un peu à la densité du son du groupe, mais en contrepartie le son au Rockstore était convenable pour une fois donc ça va.

-John Cale : la seule idée que j'avais de ses concerts c'était Fragments of a Rainy Season, qui date juste d'il y a 20 ans, j'aurais préféré ça au concert trop bruitiste dont il nous a gratifié avec des musiciens qu'on pourrait prendre pour ses enfants vu l'âge qu'ils ont (après sortir comme si de rien n'était un "ah tiens dimanche dernier j'ai vu John Cale" l'air de rien à des types qui sont en train de chanter White Light/White Heat en soirée, ça n'a pas de prix).

-Le Festival des Inrocks/La Femme : le festival des Inrocks étant mon rendez-vous annuel depuis des lustres, je ne l'ai pas loupé ; en ce qui concerne La Femme ça m'a pris pas mal de temps pour accrocher, mais si je les avais découvert sur scène ça aurait été plus rapide : l'identité visuelle très forte du groupe te met dans tous les cas dedans.

-Le Festival des Inrocks/Cults : ils ne m'avaient pas marqué à la Route du Rock, j'avais mis ça sur le compte de l'alcool mais en fait ce groupe est juste creux, et quand en plus ils ajoutent des images fortes derrière eux (le film The Night of the Hunter) ils ne se laissent aucune chance.

-Le Festival des Inrocks/Laura Marling : la seule chose qu'on peut lui reprocher c'est le côté un peu prévisible de ses chansons : elle commence seule avec sa guitare, ça monte avec les musiciens et ça se termine comme ça a commencé (n'est pas Joanna Newsom qui veut), à part ça impeccable.

-Le Festival des Inrocks/James Blake : on a failli me vomir dessus avant le début du concert, j'aurais du prendre ça comme un signe et partir, j'avais entendu du bien de ses prestations scéniques, donc je suis resté alors que l'album m'emmerde, je ne comprend toujours pas ses fans.

-Le Festival des Inrocks/Stéréolux : c'était mon baptême dans cette salle, mes impressions sont mitigées : certes les infrastructures sont parfaites et rappellent le Bikini, le son est bon, mais c'est dommage que toutes les salles se mettent à se ressembler ; surtout le gros point noir vient de la localisation proche du centre-ville de la salle : le concert n'est qu'une étape du samedi soir et on se retrouve avec des spécimens aussi alcoolisés que sur un festival, mais dans un espace clos, bon je n'ai rien contre le fait d'arroser l'avant-concert, je l'ai fait (ce qui m'avait valu des problèmes avec la BAC devant l'Olympic à l'époque) et je le ferais, mais entre boire un coup et pourrir les concerts des gens en gueulant "fais péter" toutes les 30 secondes (en même temps on s'en fout, c'était pendant Cults) ou encore terminer en lâchant une galette sans même être capable d'atteindre les chiottes 4m plus loin, il y a des limites, surtout que payer plus de 20€ pour ne pas se souvenir de son concert ...

-Yuck : ce concert c'était un peu la grosse soirée de la lose, j'arrive KO, 30 minutes après le début théorique du concert, descente de train oblige, je me fais ramasser par l'ingé son du Rockstore après avoir lamentablement glissé à 10 mètres de la salle, ma veste tombe sous la scène et je manque de m'étouffer avec le paquet de gâteaux que j'avale à la limite de l'hypoglycémie ; ceci mis à part malgré le retard et la salle peu remplie, la prestation du groupe est fantastique, on sent une grosse recherche d'échanges avec le public, non seulement entre les morceaux mais aussi par les regards, on sent que le groupe fait vraiment attention à nous et c'est assez rare pour être souligné.


-Sniper : c'était gratuit donc inratable, Sniper font tout de même partie de ce qui s'est fait de mieux dans les années 2000 en matière de rap français, ce qui est frappant quand on a l'habitude de concert plus indé, c'est la franchise et l'absence totale de pose, ils n'essayent pas de faire croire au public qu'ils devront mériter leurs tubes, ils balancent Gravé dans la Roche d'entrée, le concert est à la limite du best-of (encore heureux puisque j'ai arrêté d'écouter le groupe après leur 2ème album) et de l'absurde : avec un DJ qui passe des disques du groupe entre les chansons, une énergie rare et remarquable.


-François & The Atlas Mountain : j'ai trouvé leur son bien plus adapté à des concerts en salle que sur la plage comme à la Route du Rock, on est bien plus emportés par les départs vers du pur instrumental de leurs titres, véritablement un groupe qui passe du sympathique à l'intéressant avec la scène.


À partir de là la transition est téléphonée, il est évident que je vais faire le lien avec leur label Domino, puisque ma monomanie ne t'auras certainement pas échappée jusque là, mais je vais en remettre une couche sur Animal Collective. Effectivement, on peut aimer ou pas le groupe, mais 2012 s’apprête à être pleinement l'année ou même les non-convaincus se devront de les élever aux rangs de groupe majeurs, tout simplement parce qu'en l'espace de quelques mois ils nous proposent 2 expériences rares et diamétralement opposées.

La première c'était la diffusion de Transverse Temporal Gyrus à un public plus large que ceux qui étaient venu au musée Guggenheim. Au travers d'un disque pour le Record Store Day, mais qui n'est qu'une manière de rassurer ceux qui sont le plus attachés à l'objet disque, car le "vrai" Transverse Temporal Gyrus s'apprécie en téléchargeant le logiciel sur le site dédié et en le lançant, afin de "créer" son propre album de 3h, totalement unique car l'agencement des différentes pistes est faite de manière totalement aléatoire, si bien que, bien que le morceau en soi n'ait rien d'extraordinaire, on ressent tout de même une émotion particulière à l'écoute de la musique, car on sait que cette montée à ce moment là, on est la seule personne à l'entendre et qu'elle ne sera recréée à l'identique sur l'ordinateur de personne d'autre.

Quelques mois plus tard, c'est à dire dimanche dernier, Avey Tare dans sa Centipede Radio Transmission a annoncé un projet totalement opposé, en effet, toute personne qui se connectera sur la radio ce lundi à 3 heure du matin heure française, pourra découvrir, en même temps que plusieurs milliers d'autres personnes Centipede Hz. Je ne peux pas t'affirmer que l'album sera bon, même si personnellement vu ce que j'en ai entendu je pense que je vais l'aimer, mais rien que pour le côté unique et sans précédent (en tout cas pas de cette envergure) du concept, ça vaut le coup de mettre le réveil rien que pour pouvoir dire plus tard à tes enfants "j'y étais".

mardi 7 août 2012

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Alors à la base c'était un article qui devait paraître la semaine dernière, mais la fatigue du type qui meurt dès qu'il fait plus de 20°C (mais qui vit à Montpellier, cherche l'erreur) et la soirée guet-apens qui m'a été tendue samedi ont contrarié mes plans.

L'idée était donc de faire un récapitulatif de la semaine dernière, puisque tout le monde s'était passé le mot "hé vas-y, on sort tous de nouvelles chansons qui déchirent la même semaine".

Je commence sans surprise par Today's Supernatural d'Animal Collective, en écoute lors de la première transmission de la fréquence diplopode, le titre était l'un des plus entrainants de la série de concerts de 2011, je lui prédisait un avenir de "single raté", c'est à dire de titre super-efficace mais qui va trop vite pour que les gens puissent comprendre les paroles, à l'instar de Brother Sport, que les foules boudent souvent pour Summertime Clothes ou My Girls. Pour Today's Supernatural je l'imagine bien dans ce même rôle face à Mercury Man.
En ce qui concerne le titre en lui même, comme pour Honeycomb/Gotham, la prouesse de garder l'énergie live est réussie avec brio. En plus de ça, il y a un très gros travail de production qui fait sonner la voix d'Avey Tare comme jamais on ne l'avais entendue, il découle une très grosse puissance sonore de ce morceau, mais puissance contrebalancée avec tous les sons plus en arrière plan, qui agisse inconsciemment pour soulager l'oreille aux premières écoutes, et qu'on fini par adorer après un  peu plus de temps.


Les Dum Dum Girls nous ont aussi gratifiés d'un nouveau morceau exactement de la même longueur, dans la veine de leur excellent second opus, avec un son propre et carré, sur lequel Dee Dee pose des mots que l'on imagine sortis d'une bouche faisant la moue au début, mais qui se libèrent peu à peu à l'instar d'une confession, et puis les chœurs arrivent, mais on reste dans la justesse.

 

Deerhoof est un groupe qui a tout de même pas mal de bouteille, bientôt 20 ans d'existence et 11 albums, à chaque fois on retrouve la patte du groupe : une musique totalement désordonnée et la voix quelque peu atone de Satomi Matsuzaki, mais avec malgré tout un aspect qui nous surprend à chaque fois, ici ça pourrait être l'instrumental sur lequel on danserait volontiers la salsa.


Pour rester dans le groupe avec de la bouteille et plein d'albums, Calexico. Je les associe personnellement à leur performance à Sziget qui m'avait émue presque aux larmes, notamment avec leur magnifique reprise de Alone Again Or de Love, et avec cette musique profondément cliché, mais qui nous emmène magnifiquement dans des déserts au ciel étoilé quand on ferme les yeux lors de leurs concerts. Rien que pour ça j'étais décidé à louper le festival des Inrocks à Nantes une première fois depuis 2006 pour les voir à Montpellier, ce Splitter m'en convainc encore plus tellement on y trouve tout ce qui rend la musique de Calexico si particulière.


Sinon les Yeasayer ont mis leur album en stream, sauf qu'ils se sont amusés à faire ça avec des vidéos qu'ils ont supprimé après un certain temps. Pourquoi pas, sauf que du coup je n'ai pas pu les voir, puisque, sans blague de mauvais goût, les allemands sont tout de même un peu nazis en ce qui concerne la musique sur internet, et n'autorise donc que les contenus dont les droits musicaux ont été accordés par la GEMA (l'équivalent allemand de la SACEM), du coup je n'ai pas vu ces vidéos et je comptais te faire profiter de mon aigreur en déclarant que toi non plus tu ne les verrais pas parce que c'était trop tard et que tu devrais attendre le leak ... qui est arrivé il y a quelques jours. Je ne l'ai pas encore beaucoup écouté (faut dire qu'il y a pas mal de choses à côté) mais jusque là c'est un album dans le direct prolongement de Odd Blood musicalement (et va toujours plus loin dans la laideur des pochettes), mais en beaucoup plus plat et oubliable, mis à part Henrietta pas de titres vraiment marquants.

ICI

Et puis y a un nouveau Grizzly Bear mais j'en ai marre d'être le seul à pas accrocher à chaque fois donc je l'ai pas écouté.

Normalement après ça je me remets à poster un article tous les 15 mois, rassure-toi.

vendredi 27 juillet 2012

If you fall asleep

Alors qu'à mes 48 reviews en retard, déjà tapées mais non mises en forme (i.e. encore plus chiantes à lire que l'article lambda de ce blog, et accessoirement je doute de l'intérêt de les publier maintenant) s'est ajouté le week-end dernier l'un des festivals les plus cools du monde (tu pourras trouver des photos ici et qui donnent une idée de la chose, et crois-moi, c'est pas parce que je tire la gueule sur la seule photo où l'on m'aperçoit, que j'ai pas kiffé la vibe).

En attendant je te refais le coup classique de l'article à clips, symptomatique d'une certaine flemme, et aussi du gros "il fait 3000°C dehors, au moins 2 fois plus dans le labo où je travaille, je dors pas la nuit et je me paie des Kopfschmerzen monstres" (se plaindre reste une solution sûre pour parer à toute remarque quand à la créativité de cet article).

Encore une fois, 3 clips au programme, parce que 2 c'est pas un "article à clips" et 4 c'est Youtube.

Pour commencer, le clip de 2012 (même si on est en juillet et qu'il est à la lutte avec Simple Song des Shins) : True Trush de Dan Deacon, le concept est simple : diffuser une saynète d'une dizaine de secondes à une équipe qui devra la reproduire en une heure et une prise, cette prise sera alors diffusée à l'équipe suivante et ainsi de suite. 
Outre les défauts de mémoire, les accidents de tournage et les tics des acteurs se voient systématiquement répétés et amplifiés, jusqu'à ce qu'une autre erreur corrige la première ou l'emmène encore ailleurs, tout ça pour se finir dans le chaos le plus total avec les derniers duos qui préfèrent batifoler dans la montagne de papiers issus des précédents tournages que s'occuper de la fidélité à la scène originale, qu'ils savent de toute façon totalement transformée. Au final la fidélité de la reproduction a peu d'importances, ce sont les idées et les papiers qui s’amassent qui conduisent à quelque-chose de nouveau et bien plus excitant.



L'important, dans les articles à clips, c'est les transitions, on va donc rester à Baltimore avec (ta-dah !) Animal Collective (cette transition a été inspirée par l'article de Punk Ryden sur True Trush, rendons à César ...). Alors comme tu le sais sûrement si tu suis un peu l'actualité ou encore si tu fais partie des tarés de Collected Animals. Le collectif a un album prévu pour début septembre et vient d'annoncer une série de "transmissions" les dimanche soir (ou nuit ici avec le décalage horaire) jusqu'au 19 aout, qui permettront peut-être d'entendre des extraits de ce Centipede Hz (ou alors des bruits désagréables, on peut s'attendre à tout). 
Pour patienter ils ont sorti il y a maintenant quelques mois un single compilant 2 titres familiers pour ceux qui ont écouté avec attention d'autres titres que Summertime Clothes ou Brother Sport lors des concerts du groupe l'an dernier.
Honeycomb est le morceau typique qui dit "on revient et on envoie du bouzin", pas tellement surprenant au niveau du son et de la structure de la chanson, mais une énergie live qui nous traverse : on ferme les yeux et on voit la lampe frontale de Geologist s'agiter.
Gotham est le morceau typique du travail d'Animal Collective sur les face B. Exercice qu'ils pratiquent assez sporadiquement puisque leur dernier single avec un inédit en B était Peacebone en 2007. De la même façon qu'avec Safer, on a une version plus dilatée de la face A, avec une piste qui se laisse plus le temps, à l'image de cette tension qui retombe doucement après le "refrain".
Pas (encore ?) de clip officiel, donc de l'amateur à la place : l'inspiration du clip de My Girls est un peu trop évidente, il est néanmoins sympathique et colle bien à la chanson et au thème de l'album (et puis c'était ça ou un gosse obèse qui joue avec un ballon de façon lubrique, alors estimes-toi heureux).



Et puis pour une transition foireuse de plus, une autre artiste qui n'a rien sorti non plus à part un projet visuel depuis 2009 : j'ai nommée Natasha Khan, j'ai déjà dit tout le bien que je pensais d'elle, mais il faut quand même avouer qu'avec pour seul nouveau titre depuis 2009 un duo avec Beck pour la BO de Twilight. Là elle permet aux fans hardcore de continuer à jouer au fameux "ton gosse va naître ? mets tes titres de Bat for Lashes en shuffle et donne lui le premier nom qui tombe". Rien de vraiment nouveau, mais une belle chanson accompagnée d'un beau clip avec une belle Natasha dedans, c'est l'essentiel non ?

jeudi 2 juin 2011

Bear Hug





Je pense qu'il est inutile que je te refasse l'éternel paragraphe exprimant tout mon amour pour Animal Collective. Toujours est-il que celui-ci couplé avec l'annonce par Panda Bear de chansons nouvelles et d'un retour à la batterie pour sa part, ainsi que d'un retour de Deakin dans le groupe de manière plus générale, avaient été suffisants pour me faire enchaîner l'aller-retour Montpellier-Paris au Montpellier-Toulouse.

note : dans tout l'article les noms des nouvelles chansons seront les noms provisoires utilisés pour les bootlegs, et plus particulièrement dans celui du concert au Cirque Royal de Bruxelles, parce que c'est la même setlist et parce que les bootlegs de Bruxelles c'est classe (confère le légendaire 23 minutes over Brussels de Suicide). Si tu n'as pas prévu d'aller voir le groupe en concert, je te conseille de l'écouter même si on ressent moins de chose qu'en vrai. Les photos quand à elles sont celles du concert à la Meet Factory de Prague, parce que j'ai pas trouvé de photos qui me plaisaient du concert à Paris.

TP et problèmes avec le métro obligent, je ne verrai pas Emeralds, pourtant très bons a priori. Discodeine, qui jouent ensuite avec Thomas Bloch ne me convaincront pas particulièrement, je ne connaissais bien que leur titre Synchronize avec Jarvis Cocker (toujours lui) et ne trouverais pas grand intérêt à ce concert.

Comme je réitère toujours mes erreurs (voir mes problèmes avec les concerts des Arctic Monkeys), la décision de prendre une bière avant Animal Collective manquera encore une fois de déboucher sur un placement désastreux (en même temps quelle idée de mettre que 3 pompes à bière dans une salle aussi grande).

Du point de vue des lieux, la Grande Halle Charlie Parker est un hangar haut de plafond et assez froid. La seule fois où j'ai fait un concert dans une salle comparable, c'était aux Nefs de Nantes, c'était pour les Dead 60' et surtout c'était gratuit. Il faudra donc s'adapter à cette ambiance et à cette acoustique très moyennes.

Heureusement, les chansons sortent assez peu altérées, et surtout les éléments qui m'avaient fait sortir légèrement déçu du concert à Nantes en 2009 ne sont plus là : la setlist est composée presque exclusivement de nouveaux titres qui ne sont pas dans le direct prolongement de Merriweather Post Pavilion comme on aurait pu le craindre : les Animal Collective ont fait une pause interprétée par certains comme un possible arrêt définitif, mais ils reviennent avec un album qui s'annonce des plus enthousiasmants.

C'est du point de vue de la scène que vient la première surprise de ce concert : ce n'est pas du tout la même que sur la tournée précédente, avec la batterie et les guitares, en faisant abstraction des quelques machines on pourrait croire que l'on s’apprête à voir un groupe de rock très classique.
Et le côté "vrai groupe" ne s’arrête pas là, le retour de Deakin "décoince" réellement le reste du groupe : il est le plus agité sur scène et transmet tant qu'il peut son activité aux autres membres, Geologist en tête.
Pour couronner le tout, Avey Tare nous adressera même la parole autrement que pour nous remercier à la fin du concert.

Et les chansons sont bien entendu la surprise de taille. Le nouvel album s'annonce assez world music, avec des sons et des rythmes toujours plus tribaux. Les 2 premières chansons du concert empêchent tout doute : si Pulse est surtout une entrée en matière que l'on écoute en se demandant 'Mais, Avey Tare s'est laissé pousser les cheveux ? ah mais non, c'est Deakin qui chante', on y entend néanmoins des bruits venus de la jungle. Let Go confirme on ne peut mieux ce sentiment, pour un peu on danserait la samba dessus : l'un des titres les plus entrainants du concert.



Le choix de Did You See The Words pour poursuivre le concert est révélateur : ce nouveau disque pourrait très bien être le successeur de Feels tant à première vue il n'a rien à voir avec les 2 "albums Domino"; logiquement, une partie du public sortira désarçonnée et déçue. Heureux ceux qui ont toujours préféré Brothersport à My Girls donc, non seulement parce qu'elle est la seule chanson qui aurait pu annoncer un tel concert, mais aussi parce qu'après 2 excellents titres dans la veine des 2 premiers, la batterie de Knock You Down/Nightmare Now (que je t'invite à aller voir ici, autant pour la chanson que pour les pas de danse de Deakin), l'une des chanson les plus fascinantes du set, se transforme peu à peu en celle de Brothersport. L'une des rares occasions d'entendre Panda Bear pendant le concert, après Take This Weight/Light Homes, sur laquelle on peut entendre des harmonies avec la voix d'Avey Tare parmi les meilleures que le groupe ait faites : un morceau tellement beau qu'il a failli me faire verser quelques larmes.

On aura ensuite droit à Mercury qui a tout d'un single potentiel, un peu plus synthétique que les chansons précédentes, puis vient Your Choice/Curfew : une délicate montée en puissance très belle aussi, et un Frights/Old Storm, morceau assez court mais dont la batterie sur la fin annonce We Tigers et par la même un gros réveil du public qui a enfin ce qu'il attend, d'autant plus qu'après une transition des plus brutale et désagréable il aura droit à un Summertime Clothes des plus superflus : Avey Tare et Panda Bear ne chantent même pas en phase, sans compter qu'elle ne colle pas du tout avec le reste de la setlist et que de toute façon à part Brother Sport je n'aime pas les chansons de Merriweather Post Pavilion sur scène.
Ce qui est quand même bien, c'est que du coup le public est content et réclame un rappel (avec force 'à poil' que je ne m'explique toujours pas), celui-ci commence avec Pressed Out, qui se distingue pas mal des autres nouveautés par son côté plus clair et posé, presque une comptine, peut-être qu'on la retrouvera plutôt sur l'EP petit frère du prochain album. Enfin, Sermon finit de nous donner l'eau à la bouche en confirmant une dernière fois la nouvelle direction du groupe.

Au final ce concert me laisse à penser que j'écoute beaucoup trop ce groupe, puisque j'ai l'impression que je ressors avec un sentiment différent voir opposé à un certain nombre de personnes, et surtout parce que j'ai reconnu Brother Sport et We Tigers tellement vite que j'en suis effrayé.

Et puis j'ai aussi vu Caribou en concert gratuit le lendemain, mais vu que ça ressemblait pas mal à leur concert à Montpellier je ne m'étendrais pas dessus, surtout que je suis parti juste quand ils commençaient Jamelia : déprimant.


dimanche 3 avril 2011

I thought so long and suddenly I realised


Aujourd'hui, je pourrais te faire une review du concert Les femmes s'en mêlent d'hier soir, mais en fait j'attends d'avoir peut-être des photos à mettre avec, et puis de toute façon j'avais décidé de changer des concert et de te faire une bonne vieille chronique de disque à base de n'importe-quoi, et ça sera encore plus n'importe quoi cette fois-ci puisque l'intro a été écrite dimanche dernier, le milieu lundi et la fin vendredi soir.

Mais qu'importe, en fait il se trouve que non seulement je voulais changer des reviews, mais aussi que, malgré le fait que j'apprécie pas mal leur dernier album, 28€ pour voir les Dø, je trouvais ça un peu excessif (et accessoirement les 28€ j'ai préféré les mettre dans une place pour aller voir Pulp à Toulouse), résultat, j'étais à 200m du Rockstore à siffler des bières devant du théâtre d'improvisation : bien plus économique.

Et puis en même temps publier une chronique de disque en ce moment c'est assez justifié, puisque ce ne sont pas les nouveautés qui manquent : dans le même temps Panda Bear sort un nouveau single et les Animal Collective une cassette sur laquelle ils ont réalisé une chanson chacun (ils veulent attirer les gens à leur quelques concerts printaniers/estivaux en se faisant passer pour un groupe totalement dispersé après une période sans concerts ni albums qui a rarement été aussi longue, technique Strokes en fait), Deerhoof et Xiu Xiu sortent une collaboration au final pas passionnante, en tout cas beaucoup moins que celle de Battles et Matias Aguayo : une chanson excellente pleine de bruits bizarres (presque trop pleine d'ailleurs, il est difficile de l'écouter sans vérifier qu'on a pas reçu un message ou que personne n'a sonné à ta porte), Chad Vangaalen revient à ses bases bruitistes, ce qui surprendra sûrement ceux qui l'ont découvert avec Soft Airplane, retour aussi à du plus fondamental pour les Raveonettes avec un nouvel album plus proche de l'excellent Pretty In Black que du plutôt moyen In And Out Of Control, enfin, les Art Brut sortent un album moins pop que ses prédécesseurs (si tant est qu'on puisse qualifier comme pop un groupe dont le chanteur ne sait pas chanter) : il surprend pas mal à la première écoute mais s'apprécie aux suivantes, et puis le groupe revient à son obsession de la fin de semaine avec un "Lost Weekend" plus que convaincant.

Au milieu de cette mare de sorties, je vais te parler des Moment Bends, 4ème album des Architecture In Helsinki.
Oui parce que comme ils l'ont encore montré avec leur dernier EP, les Of Montreal s'égarent ces derniers temps dans des expérimentations superflues et sans intérêt, alors qu'ils n'ont jamais eu besoin de se forcer pour faire une musique différente, en témoigne leur featuring totalement décontracté sur l'album de Janelle Monáe.
Là, tu dois être en train de te dire "non mais bordel ! il peut pas se décider à parler d'un truc et s'y tenir ce type ?", et tu as raison, mais le fait est que, 4 ans après leur précédent album, les Architecture In Helsinki sont un peu devenus des Of Montreal à la place des Of Montreal. À l'heure actuelle on pourrait même pousser jusqu'à dire que, même si pour cela ils ont du délaisser l'aspect pop explosive de leur musique, ils font du Of Montreal mieux que les Of Montreal.

Et c'est là que ce disque peut s'avérer assez décevant parce que ce qui était appréciable avec le groupe, c'était leur pop exotique qui les faisaient sonner comme un groupe d'Europe du Nord et justifiait qu'un groupe australien puisse porter un tel nom, mais sur ce disque, il y a à peine quelques passages plus proches des moments les plus mous de Place Like This auxquels on peut se raccrocher, comme l'enchaînement "W.O.W"/"YR To Go"/"Sleep Talkin'". Enfin, même si on peut penser que le groupe n'évolue pas forcément de la manière la plus intéressante, cet album reste bon, rien que pour son final magistral : "Everything Is Blue" est le morceau sur-efficace par excellence (on croirait presque entendre un titre de Mika par moments c'est dire), c'est le genre de chansons qui énerve, parce que quand on l'écoute, on se dit tout le temps "mais oui bien sur, ce plan là, ça ne pouvait que marcher" mais on succombe quand même.
Et puis il y a B4 3D, qui est aussi une merveille à sa façon tant à l'image de son titre, elle sonne vraiment intemporelle : l'intro me fait penser à Rock Bottom de Robert Wyatt, album que j'avoue écouter principalement pour le rire à la fin mais aussi album précurseur, intemporel et toujours d'actualité; et puis là-dessus est posée une voix dont il est difficile de dire à quel point elle a été transformée mais qui ne laisse pas indifférent car elle oblige à prêter sérieusement l'oreille au morceau, même si on avait décidé de le passer juste en musique de fond.

En bref, Moment Bends est un album qui aurait pu sonner comme une tentative de "gâteau 100 fois bon" totalement indigeste, mais qui est littéralement sauvé par son excellent final.

vendredi 24 septembre 2010

Sunday's Pretty Icons

Aujourd'hui, le programme c'est mes tribulations dominicales, alors que j'avais la crève et pas encore de travail, soit au final pas grand chose à faire, d'où, glandage sur Youtube, après avoir revu une demi-douzaine de reprises de chansons indie par des groupes vocaux américains, je retombe sur la géniale reprise de Leaf House par Momo & The Coop, qui va m'amener sur d'autres vidéos de gosses fous d'Animal Collective et tous plus ou moins détraqués, je tenais quand même à ce que tu voies celle-ci



C'est totalement inutile mais c'est la magie d'internet, les autres sont pas mal non plus mais un cran en dessous, là je m'inquiète vraiment pour l'avenir de la demoiselle, déjà condamnée à scruter l'internet jour et nuit en attendant le leak du prochain album d'Animal Collective ou d'un de ses membres. Enfin, tout ça c'était pour m'amener à une autre demoiselle un poil plus âgée, elle est canadienne, s'appelle Charlotte Oleena et fait des reprises à tomber, souvent Animal Collective donc, mais elle s'y prend tellement bien que même sa reprise de Cindy Lauper devient énorme, et ce malgré la qualité du son plus que médiocre. De toute façon, les mots ont leurs limites, il vaut donc mieux que je poste sa reprise de Winter Wonderland, puisque, demoiselle de bon goût, elle reprend en plus une de mes chansons favorites du collectif des animaux, je compte d'ailleurs la demander en mariage dès que possible.



Outre ses reprises, on lui doit aussi 2 minis albums sous le nom de Sea Oleena, où l'on retrouve sa fort jolie voix dans de magnifiques compositions éthérées. Les 2 albums sont en écoute gratuite et téléchargement à prix libre ici.

Pour ne pas m'étendre sur les bons goûts de la jeune fille, je dirais que dans sa sélection de vidéos, on peut aussi retrouver des clips de Portugal. The Man, dont je t'avais déjà parlé, je vais donc conclure avec The Dead Dog, leur dernier clip, qui est un peu une nouvelle version du clip de Stress par les irritants Jus "on ne comprend vraiment pas que ce clip ait choqué les gens" tice et Romain "dans mes clips, j'y mets de la violence gratuite et des minorités visibles, et tout le monde tombe dans le panneau à chaque fois" Gavras, sauf que là le clip est drôle et la musique réélement enthousiasmante, et ça me semble un bon mot de la fin.



Merci et à bientôt.

jeudi 12 août 2010

Monstrueux Bazar


Bonjour, comme avec mon rythme estival, je mets à peu près un mois pour écrire un article (et ça encore c'est quand je me met des claques pour me motiver, sinon c'est pire), aujourd'hui, je vais terminer celui qui me trotte dans la tête depuis plusieurs mois, à savoir un top des albums de la moitié d'année.
Entre nous, on sait tous très bien ce que veux dire ce genre d'article, sous couvert d'objectivité, on se contente de balancer en vrac des disques dont on n'a pas parlé lors de leurs sorties, soit parce qu'à ce moment là on ne les a pas écoutés, soit parce qu'on a mis un certain temps à les apprécier.

Je vais donc m'étendre sur Life Is Sweet ! Nice To Meet You, second album de Lightspeed Champion, que je m'étais contenté d'évoquer en coup de vent dans mon "article" sur Caribou (dont je te conseille d'écouter quand même le précédent album Andorra, même si tu n'as pas trop apprécié Swim).
Il faut avouer qu'après avoir écouté le premier essai du bonhomme, ce qu'on retenait surtout c'était : "Mais bordel, c'est un ancien Test Icicles qui a fait ce disque là !", et pas tellement les chansons, non pas qu'elles fussent mauvaises, juste qu'au final il n'y avait pas vraiment de refrains viraux qui restaient en tête pendant des jours et des jours. Son second disque connaît le problème inverse, impossible de l'écouter sérieusement sans prendre le risque que les refrains te reviennent en tête dans des moments inopportuns que ce soit les "Hurt to be the one ..." de Romart quand on veut se plaindre un peu, les "Kill me, babe won't you kill me" en rentrant de soirée dans les rues vides, I Don't Want To Wake Up Alone (qui n'a absolument rien du titre vaguement machiste que l'on pourrait poindre) quand tu croises des regards insistants de loin seulement avec une jolie fille, ou encore "It's the faculty of FEAR" dans n'importe quelle situation incongrue.

Sinon il y a aussi l'album des Patriotic Sunday dont j'avais parlé dans mon article sur Why ? que j'ai écouté depuis et qui vaut le coup d'oreille.
Et puis Everybody Was In The French Resistance ... Now !, duo composé de Eddie Argos, chanteur de Art Brut et de Dian Valdes, clavier des Blood Arms, dont je n'avais pas plus parlé parce que j'aurais fait un remake de mon article sur Codeine Velvet Club, bien que Art Brut soient bien meilleurs que les Fratellis (les Blood Arms on va dire qu'on s'en fout), on retrouve tout ce qu'on aime chez Art Brut : la non-voix d'Eddie Argos qui scande plus qu'il ne chante, l'ironie mordante et l'absence totale de prise au sérieux. Le clip est en bas.

Enfin, j'ai aussi reçu mon DVD d'Oddsac, album visuel de Animal Collective et Danny Perez (auteur notamment du clip de Who Could Win A Rabbit ? que tu as pu voir ici). Et autant dire qu'il dissipe toutes les inquiétudes que j'avais après Fall Be Kind, en même temps c'est un projet qui date d'avant Merriweather Post Pavilion, mais même, c'est à nouveau un Animal Collective inattendu même si le film ne l'est pas toujours. Pour décrire, c'est un peu un film de monstre, mais dans lequel le spectateur est du côté du monstre, il y a beaucoup d'images floues où l'on ne fait que deviner les choses, et pas mal d'images nettes où l'on ne fait aussi que deviner. Le pari de faire un film qui montrerait les images que l'on voit quand on écoute un album d'Animal Collective les yeux fermés est plutôt réussi, c'est un album à voir au moins une fois.



Rien à voir, mais j'envisage de changer des trucs sur ce blog dans les mois à venir, ça va faire 2 ans que je l'ai lancé, à l'époque j'avais pas vraiment d'idée de ce que j'allais écrire, j'avais juste une review du concert de CSS écrite au crayon sur un morceau de papier et quelques vagues idées d'un article sur Eugene McGuinness (idées tellement vagues que je n'ai jamais réussi à tourner l'article comme je voulais, donc il est resté dans les brouillons). J'avais donc choisi un nom qui reflétait plutôt bien la manière dont j'imaginais les débuts de ce blog et je ne m'étais pas non plus préoccupé de son apparence mais il faut avouer qu'il est quand même très moche. Donc si vous connaissez des adresses d'éditeurs blogspot pas trop compliqué, voir éventuellement des gens qui sont bons en dessin/infographie et qui sauraient trouver des idées pour une bannière, mailez moi (haerdalis18-at-gmail.com).

Et à part ça l'année prochaine je quitte Nantes (et Rennes aussi du coup) pour partir à Montpellier, donc si vous connaissez les bons endroits pour trouver des concerts dans la ville où aux alentours, ou encore si vous connaissez des fanzines locaux qui chercheraient des gens, faites tourner, j'ai envie d'écrire un peu plus sur du vrai papier.

lundi 3 mai 2010

Sometimes I Can't Find My Good Habit.


L'objectif du jour est de pousser l'art de la transition foireuse à son paroxysme, l'excuse pour y parvenir, ce sera 3 clips.

Je vais commencer par Surprise Hotel, de Fool's Gold, parce que je les ai découvert en concert il y a 2 semaines, ça fait un moment que j'avais entendu parler de leur disque en fait, mais jusque là je croyais que c'était une compilation de faces B des Stone Roses sortie pour le 20ème anniversaire du premier album du groupe avec un peu de retard...
Toujours est-il que quand j'ai appris qu'ils passaient en concert à Nantes et que celui-ci était gratuit pour les détenteurs de la carte Olympic (inutile ici de préciser que je suis détenteur de la carte Olympic), j'y suis allé, en ayant uniquement vu le clip qui suit. Comme tu peux le voir sur la photo d'au-dessus, c'était quand même vachement bien, au passage je te lance un défi "Où est Charlie", si tu arrives à me trouver sans aide sur la photo, tu gagnes un cadeau-surprise. Sinon, en résumé Fool's Gold, je recommande, autant en concert que sur album, et le clip est très bien aussi, ils ont donc tout pour plaire (ouais, sauf qu'ils vendent pas de vinyles à la sortie de leurs concerts, mais personne n'est parfait).





Ensuite je vais enchaîner avec Dans le Ventre du Crocodile de Peter Punk/Disiz. J'ai déjà évoqué ma période rap, et bien il se trouve qu'au début des années 2000, un des albums que j'écoutai le plus était justement Le Poisson Rouge, premier album du bonhomme qui s'appelait encore Disiz la Peste à l'époque, et toujours un très bon disque au demeurant, aujourd'hui je n'écoute presque plus vraiment de rap mais toujours un peu des fois quand même, ce qui tombe plutôt bien puisque lui ne fait plus vraiment de rap mais toujours un peu des fois quand même.
Son changement de style semble en surprendre certains mais c'est parce qu'ils n'avaient surement pas beaucoup écouté le premier album, plein d'auto-dérision et avec déjà, une mention d'Oasis, référence pas forcément évidente à assumer dans le milieu du rap français, sur ce titre, Disiz se contente d'évoquer Cobain et Hendrix. Derrière, l'album est mitigé, on y trouve du bon et du moins bon, mais ça vaut le coût de tenter.
Et le rapport avec Fool's Gold dans tout ça ? Hé bien il faut bien se concentrer, et aux alentours des 2 minutes, vous le verrez.





Pour terminer, j'ai pris un clip un peu plus vieux, puisque toute la dernière partie du clip montre des images d'un concert au Gibus, j'ai décidé de vous mettre une vidéo des Naast ...
Non, en fait je vais rester sur les gens déguisés en animaux qui courent, avec Who Could Win A Rabbit d'Animal Collective. C'est vrai que c'est aussi parce que ça va bien faire 3 ou 4 articles que je n'ai pas parlé d'eux, mais le clip reste très bon, et il me permet de toucher un mot de Oddsac, l'album visuel en collaboration avec Danny Perez, qui est aussi le monsieur qui a fait ce clip. À vrai dire je peux juste parler rapidement de la partie audio, c'est certes peu, mais ça écarte les inquiétudes que j'avais avec Fall Be Kind, ici rien à voir avec Merriweather Post Pavilion, si il fallait rapprocher ce qu'on entend à ce que le groupe a fait par le passé, ça serait éventuellement à des faces B un peu obscures comme Baby Day, et puis de toute façon avec la partie visuelle ça devrait être intéressant, maintenant faudrait juste qu'ils se décident à faire des projections par chez nous, au pire un DVD sort en Juillet mais quand même, quelques dates en France ça serait pas superflu.





J'aurais pu chercher encore d'autres transitions, mais après, ça risque de paraître vraiment tiré par les cheveux. Je tiens juste à dire aux Animal Collective si ils passent par là (ouais, je suis quelqu'un de réaliste) que la salle qu'ils peuvent voir en photo en haut de l'article est un ancien cinéma, et qu'en plus elle va fermer dans moins d'un an, donc une projection d'Oddsac là-bas, ça enverrait du bois.

jeudi 14 janvier 2010

Où est passée ta folie ?


Il y'a de cela plusieurs semaines maintenant, est sorti Fall Be Kind, l'EP 'petit frère' de Merriweather Post Pavilion (au passage, remarque qui t'amuseras peut être, si tu es un peu dérangé, tu l'as déjà vu, mais le nom de chaque EP contient le même nombre de mots que l'album qui va avec Prospect Hummer/Sung Tongs, People/Feels, Water Curses/Strawberry Jam, dingue non ?), et comme tu aimes savoir ce que je pense et que tu sais combien j'aime Animal Collective, dans ma grande bonté, j'ai décidé ce jour de dire ce que je pensais de Fall Be Kind.

À vrai dire, j'avais déjà écris une première review après moins d'une dizaine d'écoutes du EP, enfin l'ayant écrit de mémoire, sans le machin dans les oreilles, j'ai préféré ne pas la publier, d'autant plus que Nadège a déjà dit à peu près la même chose ici (ceci dit, au passage le titre n'est pas exact, le seul moyen d'avoir 2 disques pour le prix d'un est d'acheter un 33 tours des Smiths et de le passer aussi en vitesse 45 tours pour avoir un disque de Power Pop à chanteuse assez convaincante).

Je suis donc venu te parler du EP, sans parler du EP, c'est clair non ?

Oui, car si le EP est bon, ça on ne peut pas le nier, il est néanmoins inquiétant, explications : avec Animal Collective, on était habitués à du renouvellement à chaque album, et chaque EP apportait un réel plus par rapport à l'album qui le précédait, que ce soit avec la voix de Vashti Bunyan sur Prospect Hummer, ou alors en créant un déphasage hallucinant entre mélodie fluide et rythmique trépidante sur Water Curses.

Et la claque avec FBK alors ? Oublie, zéro, si ce n'est une vague surprise sur l'intro de Bleeding, mais c'est pas convaincant. Aucune de ces 5 chansons ne se détache de l'esprit MPP, et en plus, on se lasse de l'ensemble beaucoup plus vite que d'habitude, car il est un peu trop convenu, et ça CE N'EST PAS DIGNE D'ANIMAL COLLECTIVE. Bon, je sais ce que tu vas dire : "Ouais, c'est typique ça, son groupe favori commence à être reconnu par un peu plus de monde que des spécialistes, donc il commence à cracher dessus", tu auras peut être un peu raison, mais en attendant, c'est la première fois depuis leurs débuts qu'ils ne parviennent pas (ou ne cherchent pas, je ne sais pas c'est quoi le pire) à se renouveler entre 2 parutions. Autant dire que si le prochain album, et même les prochains concerts, ne montre pas un semblant de renouveau, ça va commencer à sérieusement sentir le pâté pour eux.

En attendant, si tu restes amateur de musique timbrée pour cramés du cerveau, tu DOIS te jeter sur le dernier Yeasayer. Qui il y'a 2 ans, étaient un peu le chaînon manquant entre Animal Collective et MGMT et le reste de la scène de Brooklyn, aujourd'hui, Animal Collective a donc muté, les Yeasayer aussi, en toute logique, puisque ce dernier album est clairement plus orienté grand public, avec même, j'ose le mot, un côté dancefloor. Et entre autre un Love Me Girl qui donne presque dans le hip hop bling-bling, des titre au fort potentiel tubesque mais qui n'en demeurent pas moins étranges comme Ambling Alps ou ONE. Donc si tu cherches la folie que tu ne trouves pas chez Animal Collective en ce moment, va écouter Yeasayer. TOUT DE SUITE.

samedi 28 mars 2009

SLIPPI


Animal Collective sont présents d'une manière ou d'une autre, sur à peu près chacun des articles à parutions dispersées de ce blog, cela dit, aucun ne leur est pleinement consacré. Après leur concert du 20 mars, je me dois de palier à cette absence.

Il y'a plus de 3 ans déjà, alors que les Libertines avaient marqué mon véritable passage à la musique convenable un an auparavant. Je m'achetais, ou me faisait acheter un exemplaire de Rock'n'Folk, j'en avais entendu parler, mais n'avais jamais lu, y'avais les Strokes en couverture et un "Beatles, Naast, Stones" du plus bel effet sur le côté, et puis en plus, trop cool, ils filaient un CD avec, aux premières écoutes, ce seront les Babyshambles, Strokes, Arctic Monkeys ou autres Franz Ferdinand qui m'intéresseront. Mais ma vie musicale n'est pas loin de basculer, puisque quelques semaines plus tard, au cours d'une discussion inintéressante dans un bus, cette compile dans les oreilles, c'est le choc, la révélation. Cette chanson qui parle de bouteille violette, sur une rythmique démente avec des cris avant les refrains est tout simplement géniale, l'achat de Feels se fera donc peu attendre. A partir de là, je reviens régulièrement à cet album, sans pour autant l'écouter souvent, je fais quelques tentatives plutôt infructueuses avec ses prédécesseurs ... à vrai dire, jusque là, Animal Collective est juste un groupe que j'écoute un peu, mais que j'aime bien ressortir quand on me demande des idées de trucs pas classiques à écouter.
Le déclic se fera vraiment avec Strawberry Jam, à partir de là, j'écoute Animal Collective plus que n'importe quel autre groupe. C'est donc logiquement que j'attends avec impatience Merriweather Post Pavilion, j'écoute Brother Sport en boucle un nombre de fois que frise sans doute l'indécence, ne me privant pas d'exécuter à loisir de joyeuses danses tribales.

L'album entier étant aussi très très bon, les voir en concert devient le sens profond de ma vie (euh ...) et alors que je suis en train de chercher un moyen pour être à Nantes à 8h en passant la nuit à Paris, j'apprends qu'il passeront en mars, joie intense donc. Il n'échappera à personne que ce concert était un des plus attendus de ma vie.

Pantha du Prince en première partie ne me convaincra pas, j'arrive (rarement) à apprécier la musique électronique dans le cas où l'on peut retrouver une structure derrière, ou une âme ou quelque chose, là ce n'est pas le cas, pas marquant donc.

Après l'habituelle bière post-première partie, je commence à paniquer, la salle est pleine, impossible d'avancer pour rejoindre les premiers rangs. Ce qui voudrais dire, qu'à cause de la bière, un de mes grands amours, je ne pourrais pas être placé correctement pour un concert d'Animal Collective (dont je ne suis pas sur que je parviendrais à me passer plus facilement que de la bière), l'idée d'avoir inconsciemment eu à faire ce choix me trouble, heureusement, des mouvements de foule me permettent d'assister au concert, certes plus seul, mais bien placé.

Le groupe se fait peu attendre et, devant la pochette de leur dernier album et sous une boule de 2m de diamètre, commence par Lion In A Coma, loin de faire partie de mes préférées sur MPP, mais là, je prends vraiment une claque et me réjouit d'avance à l'idée que des chansons encore meilleures sont à venir. S'en suit Also Frightened, là encore, bien meilleure sur scène (peu difficile, étant donné que sur album, elle me donne inexplicablement envie de vomir ...). Puis, vient un titre qui fera sans doute partie d'un prochain enregistrement, vraiment magnifique. Un Guys Eyes très bien exécuté , et là, on atteint le sommet du concert, ils vont enfin dans le totalement fou et inattendu, avec Slippi, extrait de Here Comes The Indian, leur album le plus taré, là je suis vraiment ébloui, s'en suit un Leaf House, sur l'album suivant Sung Tongs, remarquable là encore, cependant, le public commence à applaudir alors que la chansons n'est normalement pas terminée, on ne saura sans doute jamais si le groupe avait prévu ou non de l'abréger.

C'est ici que viennent les reproches, puisque plutôt que de poursuivre dans le dément, ils jouent un Daily Routine bien trop convenu, qui ne rend pas grand chose sur scène, ils enchaînent avec une autre chanson inconnue (qui m'a d'abord fait penser à Banshee Beat en fait). Par la suite, ils perdent une partie du public sur un très beau, mais peut être trop long Fireworks, avant de conclure sur un Brother Sport, qui, quand il arrive me déçoit presque, puisqu'il veut dire pas de We Tigers. Mais la chanson reste géniale dans sa folie, sublimée par la projection de danses traditionnelles en costume sur le globe déjà évoqué.
Ils nous gratifieront d'un rappel My Girls/Summertime Clothes, très bon, mais là encore un peu trop convenu car peu éloigné des versions de l'album.

C'est donc en sifflant Slippi que je rentrerais chez moi, ou plutôt, tenterais de rentrer chez moi, étant donné que je me suis payé le gros flip; phares qui éclairent de moins en moins, plus de clignotants, et finalement voiture arrêtée sur le bord de la route. Ce qui explique la précision de la setlist (bon, je suis pas sur de l'ordre Daily Routine/chanson inconnue), vives les pannes donc.

mardi 4 novembre 2008

Bonjour


Avant toutes choses je tiens à préciser que tout ce qui sera écrit ici sera médiocre, complètement à côté de la plaque du point de vue informations, je fais bien trop de physique et j'écoute trop souvent Animal Collective pour faire beaucoup mieux, je me contente donc de proposer une autre vision des choses, la mienne.

Enfin, de toute façon, si tu tombes sur ce blog, soit tu auras d'autres articles pour mieux juger si tu as envie de revenir ou pas, soit il n'y en a pas encore, et dans ce cas là c'est que je n'ai pas encore communiqué l'existence de ce blog, donc jusque là plusieurs possibilités :
-Tu es arrivé là par hasard, dans ce cas tu peux aussi bien partir aussi vite que tu es venu, tu ne me connais surement pas, je ne te connais surement pas, on peut très bien en rester là

-Tu contrôles mon ordinateur pour savoir tout ce que j'y fais
-Tu LIS DANS MA TÊTE
-Tu essayes absolument TOUS les noms des chansons d'Animal Collective pour savoir si des blogs leur correspondent

Dans tous ces cas, je pense que tu es un dangereux déséquilibré mental je ne tenterais pas de t'influencer d'une quelconque manière, mais je me permettrais juste de préciser que je ne suis pas celui dont la mort mettra fin aux doutes sur ton existence (et les voix dans ta tête c'est pas moi non plus, au passage), si tu tiens vraiment à aller jusqu'au meurtre (accompagné de tout son lot de torture psychologiques j'entends), choisis quelqu'un avec une plus forte exposition médiatique, moi je ne dérange personne.

Si vous n'appartenez à aucune des catégories sus-citées, alors c'est que j'ai entrepris de faire un minimum de pubs, donc que j'ai des articles, donc bienvenue et j'espère bonne lecture, ce blog a aussi pour but de discuter inutilement pendant des heures sur des sujets débiles, donc n'hésitez pas à vous exprimer si l'envie vous en prend, toute futilité pouvant donner lieu à une discussion à l'issue de laquelle tout le monde restera campé sur ses positions sera appréciée.