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jeudi 28 août 2014

Masshysteri, ou pourquoi maintenant Youtube m'envoie des pubs en suédois


Tout a commencé en 2007, me rendant à un festival dans la Bretagne profonde, je me retrouve ébahi devant la nullité d'un concert de Mass Hysteria, qui reste encore pour moi une référence en matière de concert de mauvais goût...

En réalité tout a commencé il y a quelques mois quand j'ai entendu Losing to the Dark de La Sera sur Stereogum. Je ne m'étais jamais intéressé à sa musique jusque là, ni en solo, ni avec les Vivian Girls (dont j'ai pourtant un album en sommeil dans mon disque dur depuis des lustres), j'ai pourtant succombé bien vite sur tous les plans. Et par le biais des mix Youtube, ne voilà-t-il pas que je tombe sur une vidéo des Vivian Girls chez un disquaire, où après quelques démonstrations de bon goût, Katy Goodman présente un album de Masshysteri. Étant donné la proximité avec le nom de nos imbuvables rockeurs hexagonaux, je me suis vite intéressé à ces punks suédois (dixit Wikipédia).

Si le groupe est aujourd'hui défunt et ses albums difficiles à trouver, obtenir ceux-ci de manière plus ou moins légale (personne ne vous a indiqué ce lien vers Vår del av Stan, leur premier album) vaut le coût, ne serait-ce que pour entendre des suédois, chanter pour une
fois en suédois.
Et quand on goûte l’efficacité de cette langue, on en vient à se demander ce qui a poussé Pelle, Peter, Bjorn, John ou encore les Sahara Hotnights (pour caser plusieurs groupes du top 10 de mes pires concerts dans le même article) à l'abandonner.
Il faut avouer que ne rien comprendre permet d'apprécier pleinement un punk-rock à l'énergie pure, comme quand on était encore mineurs et qu'on s'en battait les couilles de la production, de savoir si la batterie jouait autre chose que boom boom tchack, quand un album pouvait utiliser de bout en bout la même harmonie entre la voix masculine et féminine, on s'en rendait à peine compte.

Écouter Masshysteri c'est revenir à pourquoi on écoutait du rock à la base. On s'en foutait des textes et on pouvait bien chanter "Go go go j'ai bu le soda !" (Botten Är Nådd) ou "Donc qualité haut la musique ! ha !" (Dom Kan Inte Höra Musiken) sans réfléchir au sens de tout ça.



En bref, rien de nouveau mais j'avais envie de te parler quand même. Et si jamais tu veux du neuf, tu peux écouter Hour of the Dawn de La Sera, pour constater qu'elle n'a pas seulement bon goût.



lundi 3 février 2014

Handle with care

J'ai toujours eu plein de bonnes excuses pour ne pas écrire d'articles j'en ai manqué pour cet énième article de retour.
Pourtant j'étais en recherche d'emploi, je manquais donc quelque peu d'excuses, et pourtant j'ai bougé un peu, j'ai revu les Sparks et Wire à Paris, j'ai vécu mon festival des Inrocks à la plus haute moyenne d'âge dans le public à Nantes et j'ai suivi Anna Calvi dans sa tournée des villes moisies en allant jusqu'à Angers (ville où, au passage je passe les premiers mois de 2014, et qui doit encore me convaincre de sa qualité culturelle, parce qu'une ville qui met des enceintes pour diffuser de la soupe dans son centre-ville, y a comme un problème ...). J'ai aussi pris de vraies vacances, pour la première fois depuis plus d'un an, ce qui va m'amener à la suite de l'article.

Car l'idée de cet article, c'est de parler, parmi toutes les soirées que j'ai vécues ces derniers mois, de celle où je me suis retrouvé quelque-part entre l'Europe de l'Est et Leipzig, à Berlin.
En tant que monomaniaque convaincu, je suis allé voir sur LastFM ce qu'il se passait, et l'occasion s'est présentée de rattraper mon passé avec les Wave Pictures, dans cette même ville.
En effet, si techniquement, j'avais déjà vu le groupe lors d'un festival magique ici même, dans les faits, le charme sombre des maturités estivales, associé à l'ambiance au top niveau de la night (ouais, j'associe Verlaine à Willy Denzey sans aucun scrupule) m'avaient amenés à boire un peu plus que de raison ce soir là, et avaient de ce fait pas mal limité mes souvenirs du concert. Revenir sur les lieux du crime pour revoir le groupe à plus de 50% de mes capacités, ça n'avait pas de prix (et puis, même au guichet c'était pas bien cher).



La première partie, sur laquelle je vais m'étendre, Skiing, est du cru, on sent d'ailleurs qu'ils ont des potes dans la salle, et la montée sur scène de ma voisine de fosse, que j'avais particulièrement soupçonnée (Susanna du groupe Brabrabra, pour la petite histoire), m'a confirmé la qualité de mon instinct en la matière.
On sent dans leur musique une assez importante influence Game Theory (ou alors c'est juste que ça m'a marqué puisque c'est aussi une de mes découvertes de ces derniers mois ...), autant dans la voix de fausset que dans le son de guitare. Mais ce qui marque c'est la recherche dans le jeu, terme qui doit ici être compris aussi bien dans son sens technique que ludique : on a parfois l'impression de voir des enfants se dire : "tiens, et si je fais ça, ça donne quoi ?", sauf que toutes ces expérimentations servent la musique sans divergences, tant elles s’inscrivent dans une composition de qualité.

De mes vagues souvenirs concernant le premier concert , je me souvenais quasi uniquement d'avoir chanté Spaghetti et Seagulls, sur l'album Long Black Cars. Ces souvenirs devaient au moins être de qualité, puisque le concert commence avec le dit Spaghetti, la suite fait regretter les souvenirs parcellaires : les titres de Long Black Cars fonctionnent tous à merveille, que ce soit Stay Here & Take Care of the Chickens, My Head Gets Screwed On Tighter Every Year (mon boulot en ce moment c'est de faire rentrer des articles dans une limite de caractères assez pesante, donc quand je peux sortir des titres de chanson à rallonge à côté, j'en profite !), ou encore Give Me A Second Chance, l'un des titres où le groupe lâche son arme secrète : le batteur chantant !
Même si les morceaux du dernier album sont un peu en deçà du reste, l'engagement total du groupe est partagé avec le public : les frissons montent au moment où toute la salle reprend en chœur le refrain de Strange Fruit For David.

Un concert qui laisse donc heureux, avec quelques regrets toutefois, parce que ça aurait même pu être la deuxième vague de souvenirs, donc retenez bien la leçon les enfants : même si l'ambiance s'y prête, consommez toujours avec modération !



lundi 3 juin 2013

Tralala


Animal Collective tralala jamais deux sans trois etc. (mon intro la plus courte à ce jour)

Pour un certain nombre de fans leurs concerts sont meilleurs en ce moment qu'ils ne l'ont jamais été, après coup, difficile de leur donner tort : le groupe ne se cantonne pas à rejouer la set-liste de la veille, ne se sent pas obligé de ressortir du Merriweather Post Pavilion aux moments les plus inopportuns et inaugure sur scène un certain nombre de titres oubliés jusque-là.

C'est le cas de I Think I Can qui ouvre le concert, l'EP Fall Be Kind n'avait pas été tourné et c'est fort dommage tant la chanson apparaît évidente pour lancer un set de la meilleure des façons, puis une transition maitrisée, qui ne s'étend pas inutilement comme ce fut le cas lors des premiers concerts post-Centipede Hz. mais nous distille petit à petit des éléments indiquant Did You See The Words? à venir. Toutes les transitions du concert seront à la hauteur.
Un Father Time très faible (là encore à la hauteur, puisque c'est le titre le plus faible de Centipede Hz.) marque la fin d'une première partie doucement introductive.

Doucement parce que la première explosion de violence ne se fait pas attendre avec un enchaînement Honeycomb/Moonjock, pleins d'une certaine agressivité qui transpire sur Wide Eyed et Pulleys, ce dernier titre est comme d'habitude, beaucoup plus allongé que sur album, et c'est après s'être étendu sur un long instrumental que sa reprise fait passer encore au degré de violence supérieur, un degré comme on n'en a encore jamais rencontré dans un concert du groupe.

Groupe que l'on a par ailleurs rarement vu aussi déchaîné : Panda Bear, totalement emporté derrière ses fûts n'assure plus qu'une partie des chœurs et Deakin décroche sa basse (autre nouveauté du concert) pour un What Would I Want? Sky complétement réinventé qui nous permet de nous extasier pleinement de la capacité de renouvellement qu'a ce groupe.
C'était la seconde fois que je voyais cette chanson jouée en concert, la première c'était pendant la tournée Merriweather Post Pavilion, avant son enregistrement en studio. Le groupe ne comptait alors que 3 membres, chacun postés derrière des machines de manière à ne pas se voir, la piste était longue et vaporeuse. Ici le même morceau devient groovesque et entraînant, je crois n'avoir jamais entendu deux versions aussi différentes d'une même chanson par le même groupe, la seule similitude étant la projection d'image sur des structures gonflables.
Cette agressivité extrêmement positive est ensuite utilisée à merveille pour un Peacebone qui nous laissera béats et au cours duquel Avey Tare viendra occuper l'espace central de la scène, en passant tout de même plus de temps tourné vers le reste du groupe que vers nous, mais le bris d'habitudes est louable.

Après un gâteau d'anniversaire, l'introduction du rappel, par ses accords légèrement croches ne peut nous annoncer que Today's Supernatural, là encore, engagement supernaturel du groupe. Et puis Brother Sport. Ils jouent ce titre depuis environ cinq ans mais semblent prendre toujours autant de plaisir à le tordre, jouer avec ses longueurs, et avec ses transitions toujours. Ce morceau est à la fois un cri de ralliement et un laboratoire.
Et tout rallié que j'étais, il ne manquait qu'une chose pour me combler : ma première chanson du groupe, dont la présence sur les set-listes récentes avait été ma raison numéro un de me rendre à ce concert : The Purple Bottle, dans sa version "interdite sur album" car empruntant quelques lignes à I Just Called To Say I Love You de Stevie Wonder.
La version live n'est que perfection, dont chaque reprise nous fait bondir plus haut, et là encore le travail est impressionnant : tout en gardant ce son agressif propre à la tournée et qui apporte un énorme dynamisme, des notes de clavier très soul parviennent à ressortir, et puis au cas où la qualité du concert fourni ne nous aurait pas convaincus, Avey Tare nous épargne l'euphémisme de la version studio pour nous dire, non pas qu'il nous apprécie mais qu'il nous aime, avant de nous laisser les jambes tremblotantes d'avoir vécu un final aussi débordant de bravoure.

En conclusion, bien que ça ne soit pas particulièrement grâce aux chansons de Centipede Hz., temps les plus faibles du concert, le groupe livre en ce moment des lives parmi les plus aboutis qu'il m'ait été donné, aussi bien d'entendre en bootleg que de voir en direct.

mercredi 23 janvier 2013

Sans désir



C'est extrêmement cliché mais ainsi est la pop. Moi je l'aime quand elle fait voyager, je l'ai déjà dit ici et.


J'attire plus particulièrement ton attention sur l'article qui traite de Shipbuilding Company : j'avançais le côté dénué d'influences de sa musique, mais lui trouve beaucoup de similitudes avec Exorcise, le premier album des islandais de Tilbury, sorti en mai dernier. Après à savoir si les bougres ont écouté Radio & Flying Birds ou si la particularité des terres islandaises permet de retrouver cette absence d'influence, je ne me prononcerais pas.

Ecouter Tilbury c'est voyager la tête dans la Lune : pour aller plus loin sans forcément décoller les pieds du sol. C'est découvrir naïvement une ville en s'y promenant au hasard, mais toujours le nez en l'air.
On ressent dans leur musique une candeur des plus rafraichissantes, elle n'est pourtant pas creuse pour autant.

En fait elle est un peu à l'image du clip de Drama : on ne comprend pas trop ce qui se passe, alors autant s'en réjouir. Un peu comme les quelques moments où l'ivresse d'après quelques verres est purement joyeuse.



Dans ce genre d'articles, la transition est facile : il suffit de partir encore plus loin.

Ça tombe plutôt bien, Shugo Tokumaru vient de sortir In Focus, un album fort appréciable.
Je ne vais pas me la jouer, je ne m'étais encore jamais intéressé à un album du type et je n'ai aucune connaissance en ce qui concerne la culture japonaise. Pourtant, je vais quand même réussir à lier sa musique à celle du seul autre artiste japonais qui me vient à l'esprit : Katsuhiko Mueda ou World's End Girlfriend. Pas grand chose à voir à première vue, si ce n'est la capacité à créer des compositions fascinantes par un assemblage de motifs relativement simples. Ce sont tout deux des orfèvres capable de te faire les plus magnifiques des bijoux en utilisant uniquement des perles en plastique.

Là encore, cet aspect apparaît à la fois dans la chanson et la vidéo de Katachi : concrètement, on voit uniquement des bouts de papier découpés, mais c'est leur association qui émerveille.


lundi 7 janvier 2013

If your heart is broken





Aujourd'hui je suis venu écrire mon premier article de 2013, pas pour dire que je m'en vais comme le font certains en ce moment, il est vrai que l'idée m'a parfois plus qu'effleuré ces derniers temps, tant la blogosphère est devenue moribonde et suscite peu d'intérêt (c'est en ce moment que je m'investis le plus dans mes articles mais mon nombre de visites n'a jamais été aussi bas).

Non, en 2013 je resterais, probablement avec encore moins d'articles, vu que je suis actuellement sur le point de terminer mes études et m’apprête à entrer dans ce qu'on appelle la vie active, je t'avouerais qu'il y a plus rassurant et que, même si sans un minimum d'inconfort je suis incapable d'écrire des articles, je n'ai aucune idée ce qu'il en adviendra dans le monde du travail.
L'autre raison c'est que plus le temps passe, et plus j'ai davantage envie de vivre la musique que d'en parler. Désormais, je joue plus facilement une chanson que j'écris un article dessus, du coup je cherche à voir si j'arriverais à parler d'autre chose.

Enfin, assez parlé de moi, ce qui me sort aujourd'hui de mon mutisme, c'est l'album de Christopher Owens.
J'avais parlé de Girls dans des lignes autres que celles-ci et j'étais déjà frappé par la simplicité de l'expression musicale du personnage, ses textes sont à la fois immédiats et développés et sa musique transmet à elle seule le sentiment des chansons (et j'ose espérer que si je me sens concerné par ce qu'il dit, ce n'est pas seulement parce que je rentre dans la catégorie osseux aux cheveux sales de Honey Bunny).

Cet album solo qui débarque après son abasourdissant départ du groupe qu'il avait lui-même fondé était l'un de mes disques les plus attendus de ce début d'année. Le thème et Here We Go m'avaient déjà mis l'eau à la bouche. Cette simplicité apparente touchait une fois de plus.
Car ce thème, c'est juste quelques accords simples, le genre de chose que l'on devrait trouver rapidement irritant après quelques répétitions, et pourtant, chacune de ses nombreuses apparitions tout au long des chansons est enthousiasmante. L'album pourrait se passer d'un fil conducteur, mais le thème en remplit quand même le rôle, comme ça à première vue, le seul album relativement récent que je vois utiliser ce genre de procédés, c'est Speakerboxxx de Outkast, rien à voir donc, non, si cette utilisation du thème m'amène à une référence, elle est ancienne et cinématographique, c'est le leaning on the everlasting arms de Harry Powell/Robert Mitchum dans The Night of the Hunter qui nous maintient à lui seul dans le film, car ne plus l'entendre c'est perdre le personnage central et le sens même du film. J'avais trouvé cet aspect parfaitement bien retranscrit par Pierre Fablet et son groupe, The Night of the Hunter Project, vus en première partie de A Silver Mt. Zion il y a quelques années, qui réinterprétait instrumentalement ce film, là encore ce sont les retours réguliers des leanings qui étaient les moments les plus forts. Christopher Owens parvient à reproduire cet effet sans se baser sur rien, admirable.

Derrière cette répétition de quelques notes, le disque est à cent lieues de se répéter, sur seulement 28 minutes il me donne l'impression d'un Sandinista! de poche, ça fait plusieurs fois que je te parle de cet album, mais c'est parce qu'il constitue pour moi l'un des plus aboutis artistiquement du siècle dernier, à un point tel que je l'aimais avant de l'avoir entendu, rien qu'en entendant parler du concept, mais je ne vais pas m'étendre sur mon amour pour les Clash, j'ai déjà commencé un article sur le sujet (et d'une certaine manière sur pourquoi j'aime la musique) après avoir lu celui-ci.

On pourrait tenter de résumer ce disque à un quart de Sandinista! polarisé par Riviera Rock, instrumental assez anodin aux premières écoutes, mais dont la position centrale prend tout son sens par la suite, il apporte un désordre sans lequel la seconde partie, instrumentalement moins chargée ne se tiendrait pas, l'alternance de richesse et de sobriété instrumentale donne une fluidité à l'album qui était la seule chose qui manquait à Sandinista!. Love Is In The Hear Of The Listener et Everywhere You Knew s'appuient sur le titre Lysandre tout en lui permettant d'exister. Et c'est cette fluidité encore qui permet à l'album de se terminer sur un définitif et déprimant "that part of me is gone" sans couper l'envie de le réécouter.

Pour faire court, on est le 6 Janvier et, même si au final je ne fais jamais de listes, j'ai déjà un disque dans mon top de fin d'année.

dimanche 31 juillet 2011

L'été ne passera pas.



Il y a des tonnes de bonnes raisons d'...

Non, je vais arrêter un peu avec cette série d'article qui aurait du n'être qu'un seul article, mais comme je fais rarement ce que je prévois ici, j'en ai fait cinq, ça permettait de continuer à publier en période de [foirage de] partiels (non parce qu'écouter des chansons qui parlent de l'Amylase ne permet pas d'avoir des notes à deux chiffres en biochimie, contrairement à ce que l'on eut pu penser), et donc de ne pas faire de coupure dans la parution.

OK, dur.

Enfin, je reviens avec une inspiration tout ce qu'il y a de plus estivale pour publier une compilation comme pour le premier trimestre, mais pour le deuxième, oui parce que du coup, j'avais voulu mettre du The Gift et du Cass McCombs sur ce blog sans avoir le courage d'écrire un article entier (non mais de toute façon je vais pas écrire un article entier sur un groupe portugais, faut arrêter avec les pays à la con, déjà qu'on en fait beaucoup trop avec la Nouvelle-Zélande ces derniers temps), ce qui fait que maintenant, ma bonne foi légendaire et ma volonté de maintenir une cohérence ici m’empêchent de publier un article qui ne contienne pas une compilation secundo-trimestrielle.

Je pourrais te faire un truc idéal pour aller à la plage avec, ça serait sympa, sauf qu'en fait l'été c'est quand même daubesque comme saison, une fois qu'on s'est habitué aux lunettes de soleil, on se rend compte qu'en fait on est vachement limité au niveau vêtements (même si c'est l'occasion de sortir ses T-shirts de groupes); et puis surtout il y a cette abomination que sont les festivals de l'été, où on tente de se convaincre qu'on y va pour la musique, mais au final on occupe la moitié de notre journée à endormir toutes considérations musicales avec de l'alcool (ou autre), pour au final terminer devant des concerts qu'on trouvera bons, jusqu'à ce que l'on revoit le même groupe net et qu'on se rende compte qu'on avait vraiment trop bu la dernière fois.
Sauf que le pire, c'est que si on ne fait pas de festivals, on ne peut pas s'empêcher de se sentir coupable (pour preuve, je risque de terminer à La Route du Rock alors que je suis en stage environ 1000km plus au sud).

Dans ces titres, tu l'auras compris, tu ne trouveras ni le dernier CSS pour t'agiter, ni des groupes qui n'ont pas vraiment de sens une fois l'été fini comme Fool's Gold ou I'm From Barcelona, tu ne trouveras pas non plus de Connan Mockasin pour te détendre, et puis de toute façon ma préférence pour 'Egon Hosford' aurait rendu les choses difficiles.

Bon, y aura quand même du Beirut parce que le dernier album est vachement bon. J'aurais aussi envie de te mettre 'Let Go' d'Animal Collective, ou bien du Kakkmaddafakka mais ça ferait abus de joie de vivre.

Donc une compilation qui aura pour thème "L’Été ne passera pas !", et je t'épargnerais Wu Lyf parce que ça a beau être assez anti-estival, j'accroche pas du tout à la voix, et puis je ne peux m'empêcher de me questionner sur l’honnêteté d'un tel groupe (le "on veut pas être hype, mais on fait tout pour" me dépasse), tu n'auras pas le droit non plus au dernier Horrors qui refroidi bien comme il faut, et permet de constater que Faris Badwan n'hésite pas à violenter son public autant avec sa musique que physiquement sur un concert, mais bon, il a leaké un poil trop tard donc ça sera non.


Ces images de leur concert au Merriweather Post Pavilion font que la tentation est grande de les intégrer, mais tu ne trouveras pas Animal Collective dans cette compilation.

Bien, maintenant que j'ai perdu tout ceux qui étaient un temps soit peu motivé en commençant l'article, autant que j'attaque la raison principale de son écriture.


Ça commence avec 'A Title' de Brian Eno, soit le mec à propos de qui tout le monde se contente d'écrire "personne n'ose dire qu'il trouve ça mauvais" sans jamais nous dire si ça l'est ou pas, comme si on était en enocratie et que l'on ne pouvait pas dire ce qu'on pense sur les enorques (ceux qui sont approuvés par le messie, pas simplement des gens qui sont passés par l’École Nationale de l'Onanisme) qui nous gouvernent. Bon, il faut l'avouer que quand le type qui est déjà un poids lourd, se permet d'avoir aussi les textes d'une beauté hallucinante (et ce même avec une compréhension orale de l'anglais assez bancale) de Rick Holland, ça donne un contenu imbitable aux premières écoutes et difficile aux suivantes. À l'image de cet article, la compilation élimine donc d'entrée les moins courageux (ou les plus intelligents, question de points de vue).

Sinon Brian Eno il est gentil, mais va mettre une chanson après une des siennes sur une compilation ... Du coup j'ai du intercaler 'Peace On The Rise' de Chad VanGaalen (parce qu'un mec qui réussit aussi bien le mélange entre folk et bruitisme, ça ne court définitivement pas assez les rues pour que je le snobe, et puis il a fait un clip beau mais bizarre pour cette chanson, comme à son habitude, c'est donc une bonne raison de plus) avant 'Speaking In Tongues' (pour montrer que David Byrne, après avoir pas mal bossé avec Brian Eno sait toujours bien s'entourer, comme avec Arcade Fire cette fois-ci, et aussi parce que j'écoute beaucoup 1977 des Talking Heads en ce moment).




Après ça j'envoie deux très grosses chansons des trois derniers mois : 'Swallowing The Decibels' de Yeasayer parce qu'on peut dire ce qu'on veut comme quoi c'était mieux sur le premier album, tout ça tout ça, le titre reste énorme, et ce "We're going nowhere but we won't stop trying swallowing the decibels" c'est tellement le sens de la vie ... Love Inks sur Skeleton Key arrivent à produire une chanson tellement hypnotique avec aussi peu de moyens qu'ils méritent définitivement que l'on s'intéresse à eux. Après ça une grosse redescente en intensité mais pas en qualité avec les Favourite Sons et leur Great Deal Of Love : une formule simple vue et revue : du folk traditionnel avec des textes qui font mouche, mais ils le font bien, donc pas de problèmes.

Je te parlais de néo-zélandais un peu plus tôt, en évoquant Connan Mockasin dont je n'ai jamais parlé sur ce blog, ce qui tombe plutôt bien puisque je met uniquement des artistes dont je n'ai jamais parlé dans ma compilation, c'est pour ça que je t'ai mis Flying Machine par Battle Circus, soit en une fois une chanson presque aussi longue que celles de Cass McCombs et The Gift rassemblées : une chanson très réussie car sa pop peu linéaire et bancale fait son charme, à l'image des "machines volantes" que l'on peut voir dans le clip.




Ensuite un type dont je t'ai déjà parlé et dont j'apprécie beaucoup le travail : Devonte Hynes. Gros problème, sa dernière actualité vaguement lié à la musique était une apparition aux côté de Macaulay Culkin dans Wrong Ferrari, le très dispensable film d'Adam Green qui ferait mieux de reconnaitre que ses talents pour la photographie et le cinéma sont inexistants. Blood Orange c'est un peu décevant au début quand on s'attend à du Lightspeed Champion, mais passé cette première impression on succombe aux chansons qui vont chercher beaucoup plus loin : ça va régulièrement taquiner le math rock et on entend toujours au minimum trois trucs en même temps, ce qui fait qu'on met souvent en pause en se disant "putain, j'ai encore une vidéo qui s'est lancée sur une fenêtre ... attend voir, je suis même pas connecté à internet".




Comme annoncé au début, je n'ai donc pas pu m’empêcher de mettre 'East Harlem' de Beirut, parce que c'est un réel plaisir de voir le groupe revenir à son meilleur niveau, après un précédent album un peu décevant car pas vraiment nouveau, avec ce single on a du très bon Beirut, enfin, ça vaudra jamais 'Nantes' à mes yeux mais mon point de vue sur la question est assez biaisé en fait.

Et puis pour terminer j'ai mis 'We Are Young' d'Ennui (parce que tu sais, des fois on écoute un groupe seulement à cause de son nom) : une voix légère sur un instrumental bien dense, là encore une formule pas vraiment neuve mais qui marche à merveille.

Et pour écouter tout ça c'est sur 8tracks (parce qu'avec Mixcloud ça marchait moyennement : concaténer des chansons au bloc-note étant une idée moyenne).


Et je ne pouvais pas conclure sans te mettre ma chanson du moment : la reprise de 'Only Girl (In The World)' de Rihanna par Xiu Xiu, parce que la voix paranoïaque de Jamie Stewart sur un tel texte, c'est juste du bonheur en barre.

mardi 19 avril 2011

It's Just A Papercut



Après m'être cassé les dents pour pécho des disques au Record Store Day (ou plus exactement avoir laissé un bout de résine sur un chewing-gum en en revenant, mais ça faisait une bien moins bonne intro), sans même réussir à mettre la main sur Swallowing The Decibels des Yeasayer l'idée m'est venue de faire une sorte de top des 3 premiers mois de 2011, d'une part parce qu'il y a eu nombre de sorties énormes, d'autre part parce que comme d'hab j'ai pas pu parler de la moitié des disques dont j'aurais souhaité te toucher un mot.
Je le ferais sous la forme d'une compilation qui, mauvaise foi oblige se basera aussi bien sur la date de sortie physique du disque que sur celle du leak (et parfois même ni sur l'un ni sur l'autre), en fonction de ce qui m'arrange. De toute façon c'est surtout l'occasion de m'étendre sur certains albums sur lesquels je n'ai jamais écrit de chronique entière.

Je commence avec Erland & Carnival, des anglais dont le premier album fait pas mal penser aux Coral de Nightfreak & The Sons Of Becker, avec des claviers et des guitares qui sont tantôt sombres tantôt barrés, ce 'This Night' met assez bien en valeur la ressemblance.
Ensuite, 'Rolling In The Deep' d'Adele qui est tout simplement la chanson la plus efficace de ce début d'année, et puis, même si il n'est pas encore exclu que je te fasse l'éloge de Tomboy dans un article entier, je te met quand même 'Alsatian Darn', qui était déjà l'un des titres les plus magnifiques des 45 tours qui ont précédé l'album et qui est aussi l'un des (nombreux) grands moments de Tomboy.
Et comme j'aime bien les enchaînements improbables , je t'ai mis à la suite Fergus & Geronimo : des petits cousins des Black Lips, et Lykke Li qui non contente d'avoir sorti un très bon second album, s'était aussi attaquée au 'Will You Still Love Me Tomorrow' des Shirelles, déjà repris par les Zombies, Brian Ferry ou plus récemment Amy Winehouse, c'est dire si la barre était haute, pourtant sa version toute en fragilité ne manque pas de nous toucher elle aussi.



J'avais commencé une chronique de Gimme Some de Peter, Bjorn & John en disant qu'ils étaient un peu l'équivalent de Régis Chen (oui, dans Pokémon le mec où tu pouvais faire n'importe quoi, il était toujours devant toi) pour l'indie rock, en effet, avec des titres comme 'Dig A Little Deeper' ou '(Don't Let Them) Cool Off', ils font respectivement du Vampire Weekend ou du Blood Red Shoes mieux que les intéressés. Le groupe est tellement au sommet du point de vue technique et composition qu'on est incapables de leur reprocher leurs quelques emprunts (la basse de 'Eyes', c'est 'His Latest Flame' d'Elvis et le refrain de 'Down Like Me' c'est 'Into My Arms' de Nick Cave). Ce 'May Seem Macabre' quand à lui se base sur une guitare aux accents Math Rock portée par une section rythmique au top : un des nombreux indispensables de l'album donc.

Après je me suis dit que si je te mettais seulement 9 chansons, il fallait au moins que je t'en mette des longues, rassemblées, les 2 suivantes dépassent donc les 20 minutes : au programme, un groupe portugais dans une tentative réussie de 'Bohemian Rhapsody' Indie (je te promet que ça ne sera pas ce à quoi tu t'attends), et un poignant A 'Knock Upon The Door' interprété par l'excellent Cass McCombs; en tout cas 2 chansons qui même en flirtant avec les 10 minutes nous font nous dire "déjà ?!?" quand elles finissent.

Pour conclure, 'Can't Be Saved', la face B de Slow Slow, premier single des Sound Of Rum, groupe anglais qui joue un Spoken Word/Hip Hop avec des musiciens en chair et en os. Ce qui fait que la guitare contrebalance à merveille le flow de Kate Tempest, 'Slow Slow', dans un style totalement différent vaut aussi le détour, à vrai dire je me suis décidé entre les 2 titres à pile ou face, du coup je te met quand même le clip du perdant.



Et pour écouter tout ça c'est ici.


Irlhtd A Sélectionné Pour Vous (1er Trimestre 2011) by Heard on Mixcloud




Ou alors vu qu'il semblerait que je sois un des seuls à pouvoir l'écouter sur Mixcloud, tu peux essayer la version 8tracks ici.

lundi 21 février 2011

So if you have 15 minutes to spare.


L'article du jour devait être à la base une chronique assez courte de He Gets Me High, dernier EP des Dum Dum Girls, mais en fait, son écriture a complétement dérapé, ce qui fait qu'au final j'ai juste écrit un article trop long de plus et je m'en excuse.
Au pire si tu veux juste lire une chronique du EP, arrête toi à la fin du premier paragraphe (t'auras que 3 chansons sur 4 par contre).

Honnêtement, les Dum Dum Girls, la première fois que je les ai entendues, j'ai fait "bon OK, ça passe, mais Hey Sis ça fait quand même très resucée des Raveonettes". Je n'avais pas non plus été spécialement marqué par l'album.
Par contre ce dernier EP a vraiment le truc en plus. La production (Raveonettes inside là encore, puisque c'est Sune Rose Wagner qui produit) rend vraiment cet EP intéressant, on a plus vraiment l'impression d'entendre le même groupe que sur I Will Be, particulièrement au niveau de la voix.
En fait tous les morceaux sonnent comme des classiques, mais des classiques qui auraient été suffisamment remis au goût du jour par le groupe, puis suffisamment dopés au niveau instrumentation et voix dans un second temps, le tout nous emmène au final beaucoup plus loin qu'un "Bhang Bhang, I'm A Burnout", assez quelconque en comparaison. Les "I wonder if it's right" de Wrong Feels Right résonnent parfaitement avec les "He gets me high" sur la chanson suivante. Et puis on imagine tout à fait Take Care Of My Baby comme une reprise d'un standard soul un peu oublié mais néanmoins magnifique.

Et puis il y a la vraie reprise avec There Is A Light That Would Never Goes Out, si un jour je rencontre un gosse qui me fait "Hé, dis, c'est quoi une bonne reprise ?" (ce qui est assez peu probable si on considère que le dernier gosse avec qui j'aurais pu engager une conversation était plus intéressé par son sabre laser en plastique que par la conférence de Philippe Manœuvre qui se déroulait pendant ce temps). Je lui répondrais que tu vois petit, une bonne reprise, c'est d'abord une bonne chanson, d'accord, si tu demandes à d'autres gens, ils te diront qu'il y a de bonnes reprises de mauvaises chansons, mais dans ce cas c'est soit que les chansons reprises n'étaient pas réellement mauvaises à l'origine, soit c'est juste une reprise intéressante mais pas une bonne reprise.
Avant de m'auto-interrompre pour parer d'avance aux détracteurs, je te disais donc qu'il fallait avant tout une bonne chanson pour faire une bonne reprise, mais ne vas pas t'imaginer pour autant que si tu débarques avec tes amis et que vous chantez une bonne chanson vous allez forcément faire une bonne reprise "..." quoi ? tu me dis que t'as été chercher 2-3 potes, que vous avez mis des Tshirts bleus et verts, et que pour pas vous emmerder à chercher une bonne chanson vous avez juste pris la meilleure chanson de 2010 selon Pitchfork "..." OK, je me tais, j'écoute et on en reparle.


... bon ça me fait mal de te l'avouer mais sur ce coup là tu marques un point petit, enfin, j'étais donc en train de te faire un exposé passionnant sur "..." non c'est pas parce que t'as marqué un point que tu as le droit de me couper la parole pour faire des remarques, je te faisais donc un exposé si ce n'est passionnant, néanmoins intéressant sur "C'est quoi une bonne reprise ?" donc plutôt que tergiverser je vais prendre un exemple : tu vois les Smiths ? oui, ce groupe avec un chanteur un peu bizarre qui se balade avec des branches qui sortent de l'arrière de son pantalon dans ses clips. Donc ce groupe a été pas mal repris, parfois bien, parfois moins. Par exemple quand Jeff Buckley reprend I Know It's Over, c'est beau, c'est même très beau, mais on peut lui reprocher (enfin, on pourrait si il n'était pas mort) d'être resté un peu trop proche de l'original, alors qu'au contraire, si tu prend Some Girls Are Bigger Than Others de Supergrass, tu vois plus du tout le rapport avec les Smiths vu que la chanson est juste jouée 2 fois plus vite.

Mais quand tu écoutes There Is A Light par les Dum Dum Girls, là tu te rends compte que c'est juste parfait, on sent bien que les demoiselles ont déposé leur patte sur la chanson, mais l'esprit de l'original reste entier. Ce qui est magnifique, c'est qu'une bonne reprise, ça peut même rendre l'original encore meilleur, et ici c'est le cas, puisque le côté punk des Smiths, discret mais néanmoins existant sur disque, est ici mis en valeur "..." quoi encore "..." du punk dans les Smiths c'est n'importe quoi ? bah écoute, la prochaine fois que tes parents sont partis, plutôt qu'essayer de voir où ils ont planqué ta console ou bien si ton père a des magazines de cul, t'as qu'à regarder sa platine vinyle et passer ses 33 tours des Smiths en vitesse 45, et après on en reparle. En attendant regarde cette version live de la reprise des Dum Dum Girls.



Ouais, je t'ai mis un live parce que ça met encore plus en valeur ce que je te disais juste avant, et puis tu admettras qu'un vrai direct bien filmé ça change un peu des vidéos de cassos' que tu regardais l'autre jour, tu sais, celles où des groupes font les cons parce qu'ils jouent en playback alors qu'ils n'en ont pas envie.



Hé ouais petit, t'as cru m'avoir, mais t'es tombé sur plus fort que toi désolé.

mercredi 17 mars 2010

Braaaaaâââââh


Bon, les choses vont très mal, depuis que je suis un peu les statistiques de ce blog, je me suis rendu compte qu'on pouvait le trouver en tapant dans google des choses comme "qu'est ce qu'etre hype" ou encore "explication de la chanson: j'aurais voulu etre un artiste balavoine", bon ça passe, et puis je l'ai un peu cherché (et ils ont pas du être déçu les gens), mais là quelqu'un est arrivé sur mon blog en cherchant "textes débiles" et là, ça troue un peu plus le cul, surtout quand on voit qu'on est référencé entre "Quelles sont les paroles les plus débiles des chansons françaises ..." et les paroles d'une chanson de Patrick Sébastien (bon, seulement en page 2, mais putain, Patrick Sébastien quoi), c'est des choses qui vous détruisent un homme ça, si cet article est le dernier, consultez les pages faits divers des journaux d'Ille-et-Vilaine ou les pages obsèques de ceux de Loire-Atlantique, et vous comprendrez.

Enfin, en fait je me plains mais j'ai pas vraiment d'article qui vont avec, et puis de toute façon mes textes sont débiles et dignes de Patrick Sébastien. Du coup la suite de cet article sera générée aléatoirement par le site charabia.net, je modifierais juste les noms des groupes pour qu'il soient ceux sur qui j'aurais pu écrire lors des 17 derniers mois, si j'avais été inspiré et motivé, vous pouvez quand même aller les écouter, pour ceux pour qui ce n'est pas déjà fait.

Nouvelle galette du groupe suisse Jónsi

Avec une régularité de coucou suisse, ils reviennent. Jónsi, dont la dernière tournée européenne n'aura laissé personne indifférent, nous épastrouillent avec la petite merveille qu'ils nous avaient promis depuis 6 mois. Quelle claque! Les huit titres de "Ragged Angels" annoncent la nouvelle inspiration de ce groupe de hardcore. Les compos de Robbert Joyce sont éblouissantes de sensibilité orageuse, et mènent le fan attentif là où les harmonies intangibles se font perspectives caligaresques.


Nouveau LP du groupe {{{Sunset}}}

Si chaque production de {{{Sunset}}} marquait une nouvelle étape dans la boucherie éléctrique, "You are an absolute moron" marque une sorte de pause. Vous serez privés du bohneur immense que nous avions ressenti en écoutant les douze merveilleux morceaux de "IV", le premier opus du groupe. Toutefois, nos amis armoricains expérimentent de nouveaux espaces du speed-metal indus, ce qui renouvelle le parc musical.


Le label japonais DFT va sortir un truc de reprises de Morbid Angel.
Y figureront les groupes suivants: The Wave Pictures, The Besnard Lake, Lightspeed Champion, Au et Xiu Xiu.
Est-ce un hommage sincère ou un moyen de grapiller l'argent des fans?

Merci.

PS : le titre de cet article n'est pas le cri du blogger de sexe masculin à l'agonie mais celui du Caribou, d'où l'image, en fait à la base je voulais vous parler de Caribou (ouais, je vois bien les 2 du fond qui sont au courant du retour de Radiobutt dire "ah ouais en fait le type il a pas de personnalité, après Portugal. The Man il prend un autre album Radiobutt, il a l'intention de tous nous les faire ou quoi ?", je vous rassure, c'est pas vraiment mon objectif, mais juste qu'après une longue absence du site, c'est un peu l'inondation du côté des disques Radiobutt, et que généralement, les disques Radiobutt c'est le bien, donc je suis obligé d'en parler un peu) mais en fait, ma très bonne opinion après une ou 2 écoutes pas attentives était surtout due à la grande qualité de Jamelia, dernière chanson de l'album, à part ça, je dois avouer que je suis moins convaincu, enfin, vous pouvez aller jeter une oreille quand même.