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mardi 20 novembre 2012

REPONDS !

Alors histoire de repartir sur de bonnes bases, pour ma rentrée 2012-2013, j'avais encore commencé à accumuler un retard monstre dans mes reviews, sauf que finalement j'ai un gros tas de temps à tuer qui m'est tombé dessus plus ou moins sans prévenir, il est donc possible que tu aies droit à plus qu'un post-it concernant les concerts de ces 2 derniers mois.

Je ne sais pas si c'est le fait d'avoir passé 3 mois et demi loin de mes bases, mais toujours est-il que cet article va continuer à te parler de musique française plus que je ne l'ai jamais fait.
Ouais, parce qu'en gros tu es en train de lire l'article qui était sensé marquer la reprise de la saison des concerts, mais un mois et demi après. Il faut savoir que le bilan des 2 premières journées était franco-français, même si les concerts qui ont suivi ont ramené l'ensemble de l'effectif (et pourquoi pas ?) sur des terrains plus connus.

C'était pas vraiment prévu, mais grâce à des places offertes par Voxpop, je me suis retrouvé le 13 octobre dernier, à aller voir Odezenne au Rockstore. Mis à part quelques clips regardés à la va-vite sur youtube, mes connaissances les concernant étaient inexistantes, tout juste je m'attendais à arriver dans un Rockstore relativement vide et avec beaucoup moins de casquettes qu'au concert de Sniper il y a un an.
J'avais pas totalement tort, le groupe a beau faire une musique très orientée hip hop, le public reste relativement proche de celui que l'on retrouve habituellement sur les concerts de rock indépendant, en plus déguisé et moins habitué (en témoigne ce jeune homme aux grosses lunettes qui est allé demander un cognac au bar du Rockstore). Cela dit, la salle est bien remplie.
L'organisation du groupe est assez surprenante : un guitariste/claviériste qui s'active, souvent dos à nous, sur de grosses machines placées à la verticale de manière à nous faire face, et qui occupe presque la moitié de la scène, un DJ et 2 MC. On retrouve l'honnêteté et l'énergie propre aux concerts rap que je décrivais toujours dans ma revue de Sniper, sauf que le groupe en est à sa première tournée, donc se donne vraiment sans compter dans un spectacle tout sauf calibré. À l'écoute, on peut reprocher au groupe une certaine facilité dans les textes, mais sur scène, leur fraîcheur balaie toute les critiques.

Moins d'une semaine plus tard, j'allais profiter de la fraîcheur d'un autre artiste : j'ai nommé Didier Super.
Dans un premier temps, les locaux de Iaross ont balayé tous les a priori négatifs que j'avais sur eux après la dernière fois que j'avais eu l'occasion de les voir en concert, toujours quelques passages qui semblent un peu prétentieux au niveau du texte, mais un contenu musical bien plus étoffé qui fait qu'on a beaucoup moins l'impression de devoir venir, s'asseoir et écouter, pour le coup c'est beaucoup plus proche de ce que j'attends d'un groupe.
Ensuite vint Dimoné, un autre artiste local dont je n'avais encore jamais entendu parler : le genre de type qui sait qu'il ne fera rien d'autre que des concerts en première parties dans des petites salles de la ville, mais que ça n’empêche pas de sur-développer son égo pour jouer une sorte de Freddy Mercury à la française. Ça pourrait s'avérer lourd à la longue mais sur un concert court assis dans des sièges de cinéma ça passe plutôt bien.
Enfin arrive Didier, la star de la soirée, qui ne semble pas plus affecté que ça de jouer après ces poètes. Il nous met tout de suite dans l'ambiance en accrochant sa guitare avec un rouleau de gros scotch. Là encore un show tout ce qu'il y a de plus honnête, des tentatives de chansons entrecoupés de sketchs d'un goût douteux et d'agressions d'enfants, de noirs, de mecs avec du gel, de photographes, ou encore de membres de son équipe technique. Il n'hésite pas non plus à pratiquer ouvertement le play-back dès lors qu'on tombe dans les tubes éternels qu'il en a marre de se voir réclamer à chaque fois tel l'énorme Y en a des biens. Cela dit il nous montrera toute l'ampleur de son engagement en terminant son concert dans la rue avec plusieurs inédits, il prendra tout de même la peine de préciser aux passants qu'ils n'ont pas le droit de rester écouter parce qu'ils n'ont pas payé. Le genre d'artiste trop rare dans notre pays !

samedi 6 novembre 2010

You Got To Make The Change


Après deux mois passés à Montpellier et à peine une visite dans une boutique de disques (et encore) dans laquelle j'ai failli rester enfermé; il convenait de me rattraper en assistant à mon premier concert ici (à vrai dire j'avais déjà été voir les Urges à Nîmes, mais ce n'était pas à Montpellier puisque c'était à Nîmes, et puis je ne vais pas compter non plus les 2 concerts dans la cafèt de mon école) et en plus, Caribou à 5€ ça ne se refuse pas. Même si il est vrai qu'après quelques écoutes leur dernier album ne m'avait pas transcendé, avec de bonnes doses d'Andorra et pas mal d'écoutes de Swim, j'avais reconsidéré mon avis sur le groupe.

Arrivé là-bas, passée la surprise de voir que le concert est complet (c'est pas cher mais tout de même), je dois avouer ne pas avoir été réellement dépaysé tant la salle Victoire 2 ressemble à l'Olympic du point de vue mensurations.

Première partie : Iaross, alors d'une, les groupes qui utilisent des boucles de guitares pré-enregistrées à côté d'instruments réels, ça a une très forte tendance à m'énerver, et de deux, un "chanteur" qui se contente de scander une poésie assez inégale par dessus le tout, ça a une très forte tendance à m'emmerder, à proscrire donc.

Seconde première partie : Andromakers, il faut avouer que ça passe beaucoup mieux. Après une lecture bien trop rapide de leur description sur internet, je m'attendais à un groupe d'électropunk féminin et vaguement féministe, soit un truc drôle, mais pas trop longtemps, et bien j'avais tout faux : la chanteuse porte jean, cheveux assez courts et chemise de bûcheron mais la musique du duo ressemble beaucoup plus à du Au Revoir Simone, ce qui est fort agréable, je te recommande d'ailleurs d'aller fortement d'aller jeter une oreille ici.

Après cette bonne surprise qui pourrait déjà justifier la somme faramineuse investie dans le concert, la scène est préparée pour Caribou, avec une organisation assez inhabituelle puisque devant au centre sont placées deux batteries face-à-face, l'une d'elle ayant été partiellement amputée pour laisser place à un clavier, la basse et la guitare sont elles reléguées au second plan (cela dit heureusement qu'elles étaient là quand même étant donné que j'avais dit à la fille du Crous qu'en concert il devrait quand même y avoir des bouts de guitare alors qu'en fait j'en avais aucune idée, donc y aurait juste eu des types avec des synthés, j'aurais eu l'air d'un con en allant acheter mes places de concert). Rendus là, les Caribou rentrent directement dans le vif du sujet avec Kaili, puis un concert principalement constitué de titres de Swim, avec tout de même un joli Melody Day.
Et là, on comprend quand même pourquoi c'est complet, une partie du public est venue parce que c'était pas cher et sans connaître les groupes, le brouhaha constant des discussions pendant les premières parties, je tolère encore, mais les applaudissements à chaque pause du groupe dans une chanson, je suis contre, bien que j'ai suivi la masse sur Jamelia, qui est tellement la meilleure chanson de l'année et qui est tellement bonne en concert que je me suis totalement oublié. Après m'avoir fait perdre mes esprits, le groupe a conclu avec un Odessa que l'on pouvait voir arriver à environ 6179km à la ronde (soit à peu près la distance entre Montpellier et Odessa,Ontario d'après google maps) avant un rappel avec Sun, mais la messe était déjà dite.

À bientôt pour une review du festival des Inrocks qui devrait envoyer du bois (le festival, la review je garantis rien), pour d'autre articles ça attendra que je retrouve une connexion internet régulière.