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mardi 7 août 2012

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Alors à la base c'était un article qui devait paraître la semaine dernière, mais la fatigue du type qui meurt dès qu'il fait plus de 20°C (mais qui vit à Montpellier, cherche l'erreur) et la soirée guet-apens qui m'a été tendue samedi ont contrarié mes plans.

L'idée était donc de faire un récapitulatif de la semaine dernière, puisque tout le monde s'était passé le mot "hé vas-y, on sort tous de nouvelles chansons qui déchirent la même semaine".

Je commence sans surprise par Today's Supernatural d'Animal Collective, en écoute lors de la première transmission de la fréquence diplopode, le titre était l'un des plus entrainants de la série de concerts de 2011, je lui prédisait un avenir de "single raté", c'est à dire de titre super-efficace mais qui va trop vite pour que les gens puissent comprendre les paroles, à l'instar de Brother Sport, que les foules boudent souvent pour Summertime Clothes ou My Girls. Pour Today's Supernatural je l'imagine bien dans ce même rôle face à Mercury Man.
En ce qui concerne le titre en lui même, comme pour Honeycomb/Gotham, la prouesse de garder l'énergie live est réussie avec brio. En plus de ça, il y a un très gros travail de production qui fait sonner la voix d'Avey Tare comme jamais on ne l'avais entendue, il découle une très grosse puissance sonore de ce morceau, mais puissance contrebalancée avec tous les sons plus en arrière plan, qui agisse inconsciemment pour soulager l'oreille aux premières écoutes, et qu'on fini par adorer après un  peu plus de temps.


Les Dum Dum Girls nous ont aussi gratifiés d'un nouveau morceau exactement de la même longueur, dans la veine de leur excellent second opus, avec un son propre et carré, sur lequel Dee Dee pose des mots que l'on imagine sortis d'une bouche faisant la moue au début, mais qui se libèrent peu à peu à l'instar d'une confession, et puis les chœurs arrivent, mais on reste dans la justesse.

 

Deerhoof est un groupe qui a tout de même pas mal de bouteille, bientôt 20 ans d'existence et 11 albums, à chaque fois on retrouve la patte du groupe : une musique totalement désordonnée et la voix quelque peu atone de Satomi Matsuzaki, mais avec malgré tout un aspect qui nous surprend à chaque fois, ici ça pourrait être l'instrumental sur lequel on danserait volontiers la salsa.


Pour rester dans le groupe avec de la bouteille et plein d'albums, Calexico. Je les associe personnellement à leur performance à Sziget qui m'avait émue presque aux larmes, notamment avec leur magnifique reprise de Alone Again Or de Love, et avec cette musique profondément cliché, mais qui nous emmène magnifiquement dans des déserts au ciel étoilé quand on ferme les yeux lors de leurs concerts. Rien que pour ça j'étais décidé à louper le festival des Inrocks à Nantes une première fois depuis 2006 pour les voir à Montpellier, ce Splitter m'en convainc encore plus tellement on y trouve tout ce qui rend la musique de Calexico si particulière.


Sinon les Yeasayer ont mis leur album en stream, sauf qu'ils se sont amusés à faire ça avec des vidéos qu'ils ont supprimé après un certain temps. Pourquoi pas, sauf que du coup je n'ai pas pu les voir, puisque, sans blague de mauvais goût, les allemands sont tout de même un peu nazis en ce qui concerne la musique sur internet, et n'autorise donc que les contenus dont les droits musicaux ont été accordés par la GEMA (l'équivalent allemand de la SACEM), du coup je n'ai pas vu ces vidéos et je comptais te faire profiter de mon aigreur en déclarant que toi non plus tu ne les verrais pas parce que c'était trop tard et que tu devrais attendre le leak ... qui est arrivé il y a quelques jours. Je ne l'ai pas encore beaucoup écouté (faut dire qu'il y a pas mal de choses à côté) mais jusque là c'est un album dans le direct prolongement de Odd Blood musicalement (et va toujours plus loin dans la laideur des pochettes), mais en beaucoup plus plat et oubliable, mis à part Henrietta pas de titres vraiment marquants.

ICI

Et puis y a un nouveau Grizzly Bear mais j'en ai marre d'être le seul à pas accrocher à chaque fois donc je l'ai pas écouté.

Normalement après ça je me remets à poster un article tous les 15 mois, rassure-toi.

jeudi 14 janvier 2010

Où est passée ta folie ?


Il y'a de cela plusieurs semaines maintenant, est sorti Fall Be Kind, l'EP 'petit frère' de Merriweather Post Pavilion (au passage, remarque qui t'amuseras peut être, si tu es un peu dérangé, tu l'as déjà vu, mais le nom de chaque EP contient le même nombre de mots que l'album qui va avec Prospect Hummer/Sung Tongs, People/Feels, Water Curses/Strawberry Jam, dingue non ?), et comme tu aimes savoir ce que je pense et que tu sais combien j'aime Animal Collective, dans ma grande bonté, j'ai décidé ce jour de dire ce que je pensais de Fall Be Kind.

À vrai dire, j'avais déjà écris une première review après moins d'une dizaine d'écoutes du EP, enfin l'ayant écrit de mémoire, sans le machin dans les oreilles, j'ai préféré ne pas la publier, d'autant plus que Nadège a déjà dit à peu près la même chose ici (ceci dit, au passage le titre n'est pas exact, le seul moyen d'avoir 2 disques pour le prix d'un est d'acheter un 33 tours des Smiths et de le passer aussi en vitesse 45 tours pour avoir un disque de Power Pop à chanteuse assez convaincante).

Je suis donc venu te parler du EP, sans parler du EP, c'est clair non ?

Oui, car si le EP est bon, ça on ne peut pas le nier, il est néanmoins inquiétant, explications : avec Animal Collective, on était habitués à du renouvellement à chaque album, et chaque EP apportait un réel plus par rapport à l'album qui le précédait, que ce soit avec la voix de Vashti Bunyan sur Prospect Hummer, ou alors en créant un déphasage hallucinant entre mélodie fluide et rythmique trépidante sur Water Curses.

Et la claque avec FBK alors ? Oublie, zéro, si ce n'est une vague surprise sur l'intro de Bleeding, mais c'est pas convaincant. Aucune de ces 5 chansons ne se détache de l'esprit MPP, et en plus, on se lasse de l'ensemble beaucoup plus vite que d'habitude, car il est un peu trop convenu, et ça CE N'EST PAS DIGNE D'ANIMAL COLLECTIVE. Bon, je sais ce que tu vas dire : "Ouais, c'est typique ça, son groupe favori commence à être reconnu par un peu plus de monde que des spécialistes, donc il commence à cracher dessus", tu auras peut être un peu raison, mais en attendant, c'est la première fois depuis leurs débuts qu'ils ne parviennent pas (ou ne cherchent pas, je ne sais pas c'est quoi le pire) à se renouveler entre 2 parutions. Autant dire que si le prochain album, et même les prochains concerts, ne montre pas un semblant de renouveau, ça va commencer à sérieusement sentir le pâté pour eux.

En attendant, si tu restes amateur de musique timbrée pour cramés du cerveau, tu DOIS te jeter sur le dernier Yeasayer. Qui il y'a 2 ans, étaient un peu le chaînon manquant entre Animal Collective et MGMT et le reste de la scène de Brooklyn, aujourd'hui, Animal Collective a donc muté, les Yeasayer aussi, en toute logique, puisque ce dernier album est clairement plus orienté grand public, avec même, j'ose le mot, un côté dancefloor. Et entre autre un Love Me Girl qui donne presque dans le hip hop bling-bling, des titre au fort potentiel tubesque mais qui n'en demeurent pas moins étranges comme Ambling Alps ou ONE. Donc si tu cherches la folie que tu ne trouves pas chez Animal Collective en ce moment, va écouter Yeasayer. TOUT DE SUITE.