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dimanche 6 mars 2011

"LA and Fidji oh yes oh hn"


Honnêtement il y a des jours où je me demande vraiment si quand les groupes/labels décident de quelle chanson va filtrer les premières, ils ne choisissent pas exprès les moins convaincantes pour être surs de ne pas décevoir avec l'album entier. Parce que quand d'un côté les Strokes sortent un 'Under Cover Of Darkness' qui est médiocre tant il donne l'impression de dire "nous sommes en 2011 mais tentons de faire croire que rien n'a changé pour nous depuis 2001", mais qui dans la foulée nous balancent un 'You're So Right' et surtout un extrait de 30 secondes de chaque titre de leur album qui nous révèlent qu'Angles sera bel et bien leur Sandinista!; et et que de l'autre, on a les Noah & The Whale qui après le formidable The First Day Of Spring se contentent d'un 'Wild Thing', certes bon mais qui nous laissait quelque peu sur notre faim, alors que la moitié des chansons de Last Night On Earth nous auraient tous faits tomber; on est en droit de se poser des questions.


Avant toute chose il y a une condition nécessaire pour apprécier cet album : oublier d'entrée The First Day Of Spring, album tellement magnifique qu'il semblait difficile d'imaginer une suite tant il nous emportait, autant par la musique que par le film qui l'accompagnait.

Ici, Daisy Lowe ne fera donc pas d'apparition, il faudra que tu te contentes de la musique, mais je te rassure, ça vaut quand même le détour.
Ça vaut quand même le détour car Charlie Fink a cette capacité rare à transformer la mélancolie en perles pop, un peu à la manière d'Elliott Smith mais avec une chaleur bien particulière : tout comme les autres albums du groupe, Last Night On Earth n'a pas son pareil pour envoyer à l'auditeur de grandes vagues d'amour.

Sinon concernant le disque en lui-même, le son est dans l'ensemble plus lourd, avec moins de cordes, plus de clavier et d'électronique, mais il ne faut pas longtemps pour se convaincre du bien fondé de la chose : si tu es difficile, tu auras trouvé le départ avec les 3 tubes 'Life Is Life', 'Tonight Is The Kind Of Night' et 'L.I.F.E.G.O.E.S.O.N.' un peu trop évident (mais dans ce cas, excuses-moi de te le dire mais tu es quand même un peu casse-bonbons), mais tu seras conquis par 'Give It All Back', un des titres les plus réussis de l'album tant l'alchimie entre le texte la voix et l'instrumentation est parfaite : le groupe parvient, alors que c'est son troisième album, à exprimer à merveille toute la fougue dont peut faire preuve un jeune groupe.

La seconde face est un peu plus traditionnelle, avec d'une part un retour à des titres débordants de violons, de refrains accrocheurs et de ponts aériens : 'Just Before We Met' marie cordes et claviers d'une manière que l'on aurait pas attendue aussi convaincante tandis que 'Waiting For My Chance To Come' rentre dans la tête en moins d'une écoute; de l'autre, ces chansons douces-amères dont le groupe a le secret et qui nous arrachent une petite larme à chaque fois, notamment le très beau 'Old Joy' qui clôture l'album.

Au final, cet album, même si il n'a rien de comparable avec The First Day Of Spring (non pas qu'il soit moins bon, il est juste trop différent) s'avère néanmoins être un très bon disque.


Sinon je parle premiers extraits d'albums en dessous du reste, je ne sais pas si il en sera autant du prochain Arctic Monkeys, une chose est sûre, même si l'album se contente d'être à la hauteur de 'Brick By Brick', il devrait être fortement appréciable. On pourra ne pas aimer la voix de Matt Helders ou regretter la production Josh Homme, mais il sera difficile de nier que ce titre est hallucinant (et que le clip est de bien meilleur goût que 'Crying Lightning').

dimanche 31 janvier 2010

Come On Alex, You Can Do It !


Aujourd'hui, je vais te parler du concert des Arctic Monkeys à Rennes vendredi dernier.

Pour commencer, tu sais peut être déjà que j'aime beaucoup les Mystery Jets. À tel point que fut un temps, j'envisageasse même d'aller à un concert des Kooks pour pouvoir les voir en première partie, et ce alors que les Kooks je les avais déjà vus et même que c'était pas top.
Enfin, toujours est-il que quand j'ai constaté en même temps que : a) ils faisaient la première partie des singes b) le concert était complet et je n'avais pas ma place (ouais, si tu as lu ma "review" de Humbug, cette situation ne te sembleras pas nouvelle, et tu me diras "C'est pas la première fois pourtant, tu pourrais quand même tirer un minimum d'enseignements de tes erreurs du passé" et tu auras raison,mais tu vas voir que je m'en suis un peu mieux tiré que la dernière fois). J'étais donc bien triste, sauf que, lors d'une visite bénigne d'infoconcert il y a quelques semaines, je vois un "réservez vite" à côté du concert et là je me dis quelque chose comme "Putain, putain, putain, putain" et je regarde de plus près et constate que ("putain, putain, putain, putain") ce N'EST PAS UN BUG, J'AI MA PLACE (*joie, joie, joie, joie*).

Arrive donc le grand soir, je me pointe au Liberté, là mon côté indie prend un sacré coup parce que c'est vraiment énorme, mais, je lui met moi-même du baume au cœur en regardant la grande bannière Mystery Jets. Bien qu'au vu de la durée du concert, ils auraient mieux fait de ne pas la faire installer et de jouer un peu plus de 6 chansons (avec même pas un Flakes ou un You Can't Fool Me Dennis dedans en plus), c'est bien connu, il ne faut pas trop attendre des premières parties, puisque quand c'est nul, c'est toujours trop long, et quand c'est bien, y'a toujours que 4 chansons et demies, mais tout de même.
Leur concert se termine avec Behind The Bunhouse (ça va, pas trop caca comme final) et est immédiatement suivi par un gros mouvement de foule vers le rideau rouge (grosse frime) tendu devant la scène.
En fait, après ça il n'y a que 2 choses à retenir : a) Ils n'ont PAS JOUÉ The Jeweller's Hand (si tu veux en savoir plus que ça sur la setlist, je viens de découvrir ce site plutôt bien foutu) b) Ce moment plein de magie, ou sur le break de Fluorescent Adolescent, le dernier des confettis qui ont été lâchés sur le final de Secret Door (ou alors Do Me A Favour, ou une autre, je sais plus trop), tombe avec lenteur au dessus d'Alex, dont la voix n'est plus qu'un murmure qui nous chante doucement un couplet inédit. À ce moment là, tu oublies que pour toi c'est la guerre depuis le début du concert, que tu as mal un peu partout, que tu as pris des coups de coudes, des pieds de slammeurs ou des fesses de slammeuses dans la figure et que l'ambiance des premiers rangs est tellement moite que tes doigts sont tout fripés (véridique).

Pour aller un tout petit peu plus loin, ayant vu le groupe en 2006, je dois dire que j'ai été bluffé, en fait je n'ai pas vu le même groupe, et pas seulement parce qu'ils ont tous des cheveux partout maintenant (oui, car désormais même Matt Helders arbore une jolie coupe frisée mi-longue qui bouge tout le temps quand il joue) mais surtout parce qu'ils ont, en particulier Alex, acquis quelque chose qui commence à ressembler à un vrai jeu de scène, ce dernier a en plus des mimiques assez hilarantes quand il écarquille les yeux sur son manche, qui te consolent au moment où tu dois reculer d'un rang parce que les dreadlocks du type qui vient de profiter de la cohue sur When The Sun Goes Down pour te passer devant schlinguent vraiment trop.

Ce qui donne une jolie conclusion à cet review : Alex, les cheveux c'est aussi long que tu veux (quoique, il devrait bientôt les couper plus court, puisqu'actuellement il a la coiffure que j'avais quand je les ai vus en 2006, maintenant qu'il m'a vu en 2010, il devrait changer) mais les dreadlocks, c'est non.

[j'ai pas trouvé de photo de Matt Helders avec des cheveux, donc tu devras te contenter de sa batterie "Agile Beast"]

mercredi 5 août 2009

What cames first, the chicken or the dicken ?


Bon, je pourrais faire une review en bonne et due forme de Humbug, dernier opus en date des Arctic Monkeys, mais j'ai du mal à trouver la motivation pour sortir mon carnet et mon crayon, et puis en plus je dois me préparer à voir une partie de Mongrel, Lee Mavers (je me rappelle juste des derniers noms ajoutés à la programmation) et bien d'autres encore dans le trou du cul de l'Europe (aka la Hongrie) la semaine prochaine donc merde, et puis de toute façon j'ai déjà beaucoup trop écouté cet album, pour tout dire ça va faire une semaine que je n'ai rien écouté d'autre. Donc la flemme de sortir mon carnet, je tape directement, et je ne me relirais presque pas sinon j'arriverais jamais à arréter de me corriger. De toute façon cet article sera surement le plus merdique depuis le début de ce blog, et c'est dire ...

Pour commencer, je n'ai jamais su me l'expliquer mais j'ai toujours eu un problème avec les disques des Arctic Monkeys, mais remontons donc à la fin 2005, je connais déjà une bonne partie des chansons du groupe, je suis super pressé que l'album sorte (en plus ça devait quasiment coïncider avec la date de mon anniversaire, mais ça on s'en fout), mais au moment de l'écouter grosse désillusion, je ne comprend pas, j'aime toutes les chansons sans exceptions, mais les écouter à la suite sur un album en entier m'est impossible, je pleure, j'apprend que le groupe passe en concert à Nantes, après l'écoute de l'album, j'hésite, beaucoup trop, le concert est complet quand je veux prendre ma place, je pleure à nouveau, finalement j'obtiens une place le soir même, elle me coûte 2 fois plus cher qu'elle aurait du, je pleure, je me dis qu'au final je m'en suis bien sorti, le mec voulait se faire 18€ sur mon pauvre dos, il n'en a eu que 8, je pleure un peu moins en me sentant presque gagnant, une fois dans la salle je suis ecrasé dans tous les sens, je pleure une dernière fois, et après ça je m'arrète un instant de pleurer jusqu'à leur prochain album.
Album suivant donc, je découvre un certain nombre de chansons avant la sortie, je me dit que cet album là au moins il devrait me plaire, je finis par l'écouter, je pleure parce que toujours pas.

Et là vient Crying Lightning, là je me dit pendant un instant que cet album là sera peut être le bon, mais une pensée me rattrape "Mais bordel Guillaume, t'as entendu une chanson, et ça y'est, tu te dis que l'album peut être le bon, mais tu déconne violement là, comment tu veux aimer le 3ème essai après avoir été déçu par les 2 premiers".
Sauf que Alleluia, cette pensée fut fausse, et j'ai déjà dit que je parlerais pas de l'album donc j'en parlerais pas. A l'exception d'une chanson : The Jeweller's Hands, parce que là on tombe quand même dans extrêmement jouissif. La ligne de basse est parfaite et fait déjà toute la chanson à elle toute seule, et ils n'ont rien trouvé de mieux que la mettre en valeur avec une batterie et des claviers, avant de la faire rencontrer la voix d'un Alex Turner, qui autant vocalement, que capillairement ou épidermiquement, n'a plus tant de choses à voir avec le Alex Turner de 2005, mais ça ne sera pas moi que vous entendrez s'en plaindre, même si la nouvelle coiffure du Turner se retrouve invariablement associé au très drôle clip de Crying Lightning. Bon passons, toujours est-il qu'on tient là une des meilleures lignes de basse de l'année, qui quand elle s'efface, laisse place aux guitares et à un final magnifique, le genre de final qui géneralement pousse à se repasser l'album tout de suite, ce que je n'arrive pas encore à m'empécher de faire, celà dit je progresse, maintenant j'écoute juste cette chanson en boucle, mais vous comprenez qu'après mes mésaventures des 2 premiers albums, j'ai des choses à rattraper.

Et pour finir, je commenterais les difficultés capillaires turneriennes actuelles en vous donnant un élement de comparaison, de toute façon il n'a jamais autant eu la classe qu'en clown dans cette emission de télé, les cheveux n'ont rien à voir avec ça, point qui marque en même temps la fin de la discussion et celle de cet article lamentable.