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mardi 14 août 2012

I'd rather not say no !







un titre de chanson se cache dans cette photo

En fait je voulais écrire un article, mais j'avais peur qu'il soit trop vide, donc j'ai calé toutes mes reviews en retard depuis septembre, si tu t'en fous va directement à la fin.


-Anna Calvi : je craignais le trip "dominatrice en chignon/je te fais un concert d'écorchée historique alors tu serais sympa de te taire" de sa part, en fait elle était beaucoup plus simple et souriante, du coup c'était cool.

-Architecture In Helsinki : on bouge les fesses, la base.

-Flotation Toy Warning : ils étaient tombés en panne de camion la veille, donc il manquait une claviériste, ce qui enlève un peu à la densité du son du groupe, mais en contrepartie le son au Rockstore était convenable pour une fois donc ça va.

-John Cale : la seule idée que j'avais de ses concerts c'était Fragments of a Rainy Season, qui date juste d'il y a 20 ans, j'aurais préféré ça au concert trop bruitiste dont il nous a gratifié avec des musiciens qu'on pourrait prendre pour ses enfants vu l'âge qu'ils ont (après sortir comme si de rien n'était un "ah tiens dimanche dernier j'ai vu John Cale" l'air de rien à des types qui sont en train de chanter White Light/White Heat en soirée, ça n'a pas de prix).

-Le Festival des Inrocks/La Femme : le festival des Inrocks étant mon rendez-vous annuel depuis des lustres, je ne l'ai pas loupé ; en ce qui concerne La Femme ça m'a pris pas mal de temps pour accrocher, mais si je les avais découvert sur scène ça aurait été plus rapide : l'identité visuelle très forte du groupe te met dans tous les cas dedans.

-Le Festival des Inrocks/Cults : ils ne m'avaient pas marqué à la Route du Rock, j'avais mis ça sur le compte de l'alcool mais en fait ce groupe est juste creux, et quand en plus ils ajoutent des images fortes derrière eux (le film The Night of the Hunter) ils ne se laissent aucune chance.

-Le Festival des Inrocks/Laura Marling : la seule chose qu'on peut lui reprocher c'est le côté un peu prévisible de ses chansons : elle commence seule avec sa guitare, ça monte avec les musiciens et ça se termine comme ça a commencé (n'est pas Joanna Newsom qui veut), à part ça impeccable.

-Le Festival des Inrocks/James Blake : on a failli me vomir dessus avant le début du concert, j'aurais du prendre ça comme un signe et partir, j'avais entendu du bien de ses prestations scéniques, donc je suis resté alors que l'album m'emmerde, je ne comprend toujours pas ses fans.

-Le Festival des Inrocks/Stéréolux : c'était mon baptême dans cette salle, mes impressions sont mitigées : certes les infrastructures sont parfaites et rappellent le Bikini, le son est bon, mais c'est dommage que toutes les salles se mettent à se ressembler ; surtout le gros point noir vient de la localisation proche du centre-ville de la salle : le concert n'est qu'une étape du samedi soir et on se retrouve avec des spécimens aussi alcoolisés que sur un festival, mais dans un espace clos, bon je n'ai rien contre le fait d'arroser l'avant-concert, je l'ai fait (ce qui m'avait valu des problèmes avec la BAC devant l'Olympic à l'époque) et je le ferais, mais entre boire un coup et pourrir les concerts des gens en gueulant "fais péter" toutes les 30 secondes (en même temps on s'en fout, c'était pendant Cults) ou encore terminer en lâchant une galette sans même être capable d'atteindre les chiottes 4m plus loin, il y a des limites, surtout que payer plus de 20€ pour ne pas se souvenir de son concert ...

-Yuck : ce concert c'était un peu la grosse soirée de la lose, j'arrive KO, 30 minutes après le début théorique du concert, descente de train oblige, je me fais ramasser par l'ingé son du Rockstore après avoir lamentablement glissé à 10 mètres de la salle, ma veste tombe sous la scène et je manque de m'étouffer avec le paquet de gâteaux que j'avale à la limite de l'hypoglycémie ; ceci mis à part malgré le retard et la salle peu remplie, la prestation du groupe est fantastique, on sent une grosse recherche d'échanges avec le public, non seulement entre les morceaux mais aussi par les regards, on sent que le groupe fait vraiment attention à nous et c'est assez rare pour être souligné.


-Sniper : c'était gratuit donc inratable, Sniper font tout de même partie de ce qui s'est fait de mieux dans les années 2000 en matière de rap français, ce qui est frappant quand on a l'habitude de concert plus indé, c'est la franchise et l'absence totale de pose, ils n'essayent pas de faire croire au public qu'ils devront mériter leurs tubes, ils balancent Gravé dans la Roche d'entrée, le concert est à la limite du best-of (encore heureux puisque j'ai arrêté d'écouter le groupe après leur 2ème album) et de l'absurde : avec un DJ qui passe des disques du groupe entre les chansons, une énergie rare et remarquable.


-François & The Atlas Mountain : j'ai trouvé leur son bien plus adapté à des concerts en salle que sur la plage comme à la Route du Rock, on est bien plus emportés par les départs vers du pur instrumental de leurs titres, véritablement un groupe qui passe du sympathique à l'intéressant avec la scène.


À partir de là la transition est téléphonée, il est évident que je vais faire le lien avec leur label Domino, puisque ma monomanie ne t'auras certainement pas échappée jusque là, mais je vais en remettre une couche sur Animal Collective. Effectivement, on peut aimer ou pas le groupe, mais 2012 s’apprête à être pleinement l'année ou même les non-convaincus se devront de les élever aux rangs de groupe majeurs, tout simplement parce qu'en l'espace de quelques mois ils nous proposent 2 expériences rares et diamétralement opposées.

La première c'était la diffusion de Transverse Temporal Gyrus à un public plus large que ceux qui étaient venu au musée Guggenheim. Au travers d'un disque pour le Record Store Day, mais qui n'est qu'une manière de rassurer ceux qui sont le plus attachés à l'objet disque, car le "vrai" Transverse Temporal Gyrus s'apprécie en téléchargeant le logiciel sur le site dédié et en le lançant, afin de "créer" son propre album de 3h, totalement unique car l'agencement des différentes pistes est faite de manière totalement aléatoire, si bien que, bien que le morceau en soi n'ait rien d'extraordinaire, on ressent tout de même une émotion particulière à l'écoute de la musique, car on sait que cette montée à ce moment là, on est la seule personne à l'entendre et qu'elle ne sera recréée à l'identique sur l'ordinateur de personne d'autre.

Quelques mois plus tard, c'est à dire dimanche dernier, Avey Tare dans sa Centipede Radio Transmission a annoncé un projet totalement opposé, en effet, toute personne qui se connectera sur la radio ce lundi à 3 heure du matin heure française, pourra découvrir, en même temps que plusieurs milliers d'autres personnes Centipede Hz. Je ne peux pas t'affirmer que l'album sera bon, même si personnellement vu ce que j'en ai entendu je pense que je vais l'aimer, mais rien que pour le côté unique et sans précédent (en tout cas pas de cette envergure) du concept, ça vaut le coup de mettre le réveil rien que pour pouvoir dire plus tard à tes enfants "j'y étais".

dimanche 31 juillet 2011

L'été ne passera pas.



Il y a des tonnes de bonnes raisons d'...

Non, je vais arrêter un peu avec cette série d'article qui aurait du n'être qu'un seul article, mais comme je fais rarement ce que je prévois ici, j'en ai fait cinq, ça permettait de continuer à publier en période de [foirage de] partiels (non parce qu'écouter des chansons qui parlent de l'Amylase ne permet pas d'avoir des notes à deux chiffres en biochimie, contrairement à ce que l'on eut pu penser), et donc de ne pas faire de coupure dans la parution.

OK, dur.

Enfin, je reviens avec une inspiration tout ce qu'il y a de plus estivale pour publier une compilation comme pour le premier trimestre, mais pour le deuxième, oui parce que du coup, j'avais voulu mettre du The Gift et du Cass McCombs sur ce blog sans avoir le courage d'écrire un article entier (non mais de toute façon je vais pas écrire un article entier sur un groupe portugais, faut arrêter avec les pays à la con, déjà qu'on en fait beaucoup trop avec la Nouvelle-Zélande ces derniers temps), ce qui fait que maintenant, ma bonne foi légendaire et ma volonté de maintenir une cohérence ici m’empêchent de publier un article qui ne contienne pas une compilation secundo-trimestrielle.

Je pourrais te faire un truc idéal pour aller à la plage avec, ça serait sympa, sauf qu'en fait l'été c'est quand même daubesque comme saison, une fois qu'on s'est habitué aux lunettes de soleil, on se rend compte qu'en fait on est vachement limité au niveau vêtements (même si c'est l'occasion de sortir ses T-shirts de groupes); et puis surtout il y a cette abomination que sont les festivals de l'été, où on tente de se convaincre qu'on y va pour la musique, mais au final on occupe la moitié de notre journée à endormir toutes considérations musicales avec de l'alcool (ou autre), pour au final terminer devant des concerts qu'on trouvera bons, jusqu'à ce que l'on revoit le même groupe net et qu'on se rende compte qu'on avait vraiment trop bu la dernière fois.
Sauf que le pire, c'est que si on ne fait pas de festivals, on ne peut pas s'empêcher de se sentir coupable (pour preuve, je risque de terminer à La Route du Rock alors que je suis en stage environ 1000km plus au sud).

Dans ces titres, tu l'auras compris, tu ne trouveras ni le dernier CSS pour t'agiter, ni des groupes qui n'ont pas vraiment de sens une fois l'été fini comme Fool's Gold ou I'm From Barcelona, tu ne trouveras pas non plus de Connan Mockasin pour te détendre, et puis de toute façon ma préférence pour 'Egon Hosford' aurait rendu les choses difficiles.

Bon, y aura quand même du Beirut parce que le dernier album est vachement bon. J'aurais aussi envie de te mettre 'Let Go' d'Animal Collective, ou bien du Kakkmaddafakka mais ça ferait abus de joie de vivre.

Donc une compilation qui aura pour thème "L’Été ne passera pas !", et je t'épargnerais Wu Lyf parce que ça a beau être assez anti-estival, j'accroche pas du tout à la voix, et puis je ne peux m'empêcher de me questionner sur l’honnêteté d'un tel groupe (le "on veut pas être hype, mais on fait tout pour" me dépasse), tu n'auras pas le droit non plus au dernier Horrors qui refroidi bien comme il faut, et permet de constater que Faris Badwan n'hésite pas à violenter son public autant avec sa musique que physiquement sur un concert, mais bon, il a leaké un poil trop tard donc ça sera non.


Ces images de leur concert au Merriweather Post Pavilion font que la tentation est grande de les intégrer, mais tu ne trouveras pas Animal Collective dans cette compilation.

Bien, maintenant que j'ai perdu tout ceux qui étaient un temps soit peu motivé en commençant l'article, autant que j'attaque la raison principale de son écriture.


Ça commence avec 'A Title' de Brian Eno, soit le mec à propos de qui tout le monde se contente d'écrire "personne n'ose dire qu'il trouve ça mauvais" sans jamais nous dire si ça l'est ou pas, comme si on était en enocratie et que l'on ne pouvait pas dire ce qu'on pense sur les enorques (ceux qui sont approuvés par le messie, pas simplement des gens qui sont passés par l’École Nationale de l'Onanisme) qui nous gouvernent. Bon, il faut l'avouer que quand le type qui est déjà un poids lourd, se permet d'avoir aussi les textes d'une beauté hallucinante (et ce même avec une compréhension orale de l'anglais assez bancale) de Rick Holland, ça donne un contenu imbitable aux premières écoutes et difficile aux suivantes. À l'image de cet article, la compilation élimine donc d'entrée les moins courageux (ou les plus intelligents, question de points de vue).

Sinon Brian Eno il est gentil, mais va mettre une chanson après une des siennes sur une compilation ... Du coup j'ai du intercaler 'Peace On The Rise' de Chad VanGaalen (parce qu'un mec qui réussit aussi bien le mélange entre folk et bruitisme, ça ne court définitivement pas assez les rues pour que je le snobe, et puis il a fait un clip beau mais bizarre pour cette chanson, comme à son habitude, c'est donc une bonne raison de plus) avant 'Speaking In Tongues' (pour montrer que David Byrne, après avoir pas mal bossé avec Brian Eno sait toujours bien s'entourer, comme avec Arcade Fire cette fois-ci, et aussi parce que j'écoute beaucoup 1977 des Talking Heads en ce moment).




Après ça j'envoie deux très grosses chansons des trois derniers mois : 'Swallowing The Decibels' de Yeasayer parce qu'on peut dire ce qu'on veut comme quoi c'était mieux sur le premier album, tout ça tout ça, le titre reste énorme, et ce "We're going nowhere but we won't stop trying swallowing the decibels" c'est tellement le sens de la vie ... Love Inks sur Skeleton Key arrivent à produire une chanson tellement hypnotique avec aussi peu de moyens qu'ils méritent définitivement que l'on s'intéresse à eux. Après ça une grosse redescente en intensité mais pas en qualité avec les Favourite Sons et leur Great Deal Of Love : une formule simple vue et revue : du folk traditionnel avec des textes qui font mouche, mais ils le font bien, donc pas de problèmes.

Je te parlais de néo-zélandais un peu plus tôt, en évoquant Connan Mockasin dont je n'ai jamais parlé sur ce blog, ce qui tombe plutôt bien puisque je met uniquement des artistes dont je n'ai jamais parlé dans ma compilation, c'est pour ça que je t'ai mis Flying Machine par Battle Circus, soit en une fois une chanson presque aussi longue que celles de Cass McCombs et The Gift rassemblées : une chanson très réussie car sa pop peu linéaire et bancale fait son charme, à l'image des "machines volantes" que l'on peut voir dans le clip.




Ensuite un type dont je t'ai déjà parlé et dont j'apprécie beaucoup le travail : Devonte Hynes. Gros problème, sa dernière actualité vaguement lié à la musique était une apparition aux côté de Macaulay Culkin dans Wrong Ferrari, le très dispensable film d'Adam Green qui ferait mieux de reconnaitre que ses talents pour la photographie et le cinéma sont inexistants. Blood Orange c'est un peu décevant au début quand on s'attend à du Lightspeed Champion, mais passé cette première impression on succombe aux chansons qui vont chercher beaucoup plus loin : ça va régulièrement taquiner le math rock et on entend toujours au minimum trois trucs en même temps, ce qui fait qu'on met souvent en pause en se disant "putain, j'ai encore une vidéo qui s'est lancée sur une fenêtre ... attend voir, je suis même pas connecté à internet".




Comme annoncé au début, je n'ai donc pas pu m’empêcher de mettre 'East Harlem' de Beirut, parce que c'est un réel plaisir de voir le groupe revenir à son meilleur niveau, après un précédent album un peu décevant car pas vraiment nouveau, avec ce single on a du très bon Beirut, enfin, ça vaudra jamais 'Nantes' à mes yeux mais mon point de vue sur la question est assez biaisé en fait.

Et puis pour terminer j'ai mis 'We Are Young' d'Ennui (parce que tu sais, des fois on écoute un groupe seulement à cause de son nom) : une voix légère sur un instrumental bien dense, là encore une formule pas vraiment neuve mais qui marche à merveille.

Et pour écouter tout ça c'est sur 8tracks (parce qu'avec Mixcloud ça marchait moyennement : concaténer des chansons au bloc-note étant une idée moyenne).


Et je ne pouvais pas conclure sans te mettre ma chanson du moment : la reprise de 'Only Girl (In The World)' de Rihanna par Xiu Xiu, parce que la voix paranoïaque de Jamie Stewart sur un tel texte, c'est juste du bonheur en barre.

mardi 19 avril 2011

It's Just A Papercut



Après m'être cassé les dents pour pécho des disques au Record Store Day (ou plus exactement avoir laissé un bout de résine sur un chewing-gum en en revenant, mais ça faisait une bien moins bonne intro), sans même réussir à mettre la main sur Swallowing The Decibels des Yeasayer l'idée m'est venue de faire une sorte de top des 3 premiers mois de 2011, d'une part parce qu'il y a eu nombre de sorties énormes, d'autre part parce que comme d'hab j'ai pas pu parler de la moitié des disques dont j'aurais souhaité te toucher un mot.
Je le ferais sous la forme d'une compilation qui, mauvaise foi oblige se basera aussi bien sur la date de sortie physique du disque que sur celle du leak (et parfois même ni sur l'un ni sur l'autre), en fonction de ce qui m'arrange. De toute façon c'est surtout l'occasion de m'étendre sur certains albums sur lesquels je n'ai jamais écrit de chronique entière.

Je commence avec Erland & Carnival, des anglais dont le premier album fait pas mal penser aux Coral de Nightfreak & The Sons Of Becker, avec des claviers et des guitares qui sont tantôt sombres tantôt barrés, ce 'This Night' met assez bien en valeur la ressemblance.
Ensuite, 'Rolling In The Deep' d'Adele qui est tout simplement la chanson la plus efficace de ce début d'année, et puis, même si il n'est pas encore exclu que je te fasse l'éloge de Tomboy dans un article entier, je te met quand même 'Alsatian Darn', qui était déjà l'un des titres les plus magnifiques des 45 tours qui ont précédé l'album et qui est aussi l'un des (nombreux) grands moments de Tomboy.
Et comme j'aime bien les enchaînements improbables , je t'ai mis à la suite Fergus & Geronimo : des petits cousins des Black Lips, et Lykke Li qui non contente d'avoir sorti un très bon second album, s'était aussi attaquée au 'Will You Still Love Me Tomorrow' des Shirelles, déjà repris par les Zombies, Brian Ferry ou plus récemment Amy Winehouse, c'est dire si la barre était haute, pourtant sa version toute en fragilité ne manque pas de nous toucher elle aussi.



J'avais commencé une chronique de Gimme Some de Peter, Bjorn & John en disant qu'ils étaient un peu l'équivalent de Régis Chen (oui, dans Pokémon le mec où tu pouvais faire n'importe quoi, il était toujours devant toi) pour l'indie rock, en effet, avec des titres comme 'Dig A Little Deeper' ou '(Don't Let Them) Cool Off', ils font respectivement du Vampire Weekend ou du Blood Red Shoes mieux que les intéressés. Le groupe est tellement au sommet du point de vue technique et composition qu'on est incapables de leur reprocher leurs quelques emprunts (la basse de 'Eyes', c'est 'His Latest Flame' d'Elvis et le refrain de 'Down Like Me' c'est 'Into My Arms' de Nick Cave). Ce 'May Seem Macabre' quand à lui se base sur une guitare aux accents Math Rock portée par une section rythmique au top : un des nombreux indispensables de l'album donc.

Après je me suis dit que si je te mettais seulement 9 chansons, il fallait au moins que je t'en mette des longues, rassemblées, les 2 suivantes dépassent donc les 20 minutes : au programme, un groupe portugais dans une tentative réussie de 'Bohemian Rhapsody' Indie (je te promet que ça ne sera pas ce à quoi tu t'attends), et un poignant A 'Knock Upon The Door' interprété par l'excellent Cass McCombs; en tout cas 2 chansons qui même en flirtant avec les 10 minutes nous font nous dire "déjà ?!?" quand elles finissent.

Pour conclure, 'Can't Be Saved', la face B de Slow Slow, premier single des Sound Of Rum, groupe anglais qui joue un Spoken Word/Hip Hop avec des musiciens en chair et en os. Ce qui fait que la guitare contrebalance à merveille le flow de Kate Tempest, 'Slow Slow', dans un style totalement différent vaut aussi le détour, à vrai dire je me suis décidé entre les 2 titres à pile ou face, du coup je te met quand même le clip du perdant.



Et pour écouter tout ça c'est ici.


Irlhtd A Sélectionné Pour Vous (1er Trimestre 2011) by Heard on Mixcloud




Ou alors vu qu'il semblerait que je sois un des seuls à pouvoir l'écouter sur Mixcloud, tu peux essayer la version 8tracks ici.

dimanche 3 avril 2011

I thought so long and suddenly I realised


Aujourd'hui, je pourrais te faire une review du concert Les femmes s'en mêlent d'hier soir, mais en fait j'attends d'avoir peut-être des photos à mettre avec, et puis de toute façon j'avais décidé de changer des concert et de te faire une bonne vieille chronique de disque à base de n'importe-quoi, et ça sera encore plus n'importe quoi cette fois-ci puisque l'intro a été écrite dimanche dernier, le milieu lundi et la fin vendredi soir.

Mais qu'importe, en fait il se trouve que non seulement je voulais changer des reviews, mais aussi que, malgré le fait que j'apprécie pas mal leur dernier album, 28€ pour voir les Dø, je trouvais ça un peu excessif (et accessoirement les 28€ j'ai préféré les mettre dans une place pour aller voir Pulp à Toulouse), résultat, j'étais à 200m du Rockstore à siffler des bières devant du théâtre d'improvisation : bien plus économique.

Et puis en même temps publier une chronique de disque en ce moment c'est assez justifié, puisque ce ne sont pas les nouveautés qui manquent : dans le même temps Panda Bear sort un nouveau single et les Animal Collective une cassette sur laquelle ils ont réalisé une chanson chacun (ils veulent attirer les gens à leur quelques concerts printaniers/estivaux en se faisant passer pour un groupe totalement dispersé après une période sans concerts ni albums qui a rarement été aussi longue, technique Strokes en fait), Deerhoof et Xiu Xiu sortent une collaboration au final pas passionnante, en tout cas beaucoup moins que celle de Battles et Matias Aguayo : une chanson excellente pleine de bruits bizarres (presque trop pleine d'ailleurs, il est difficile de l'écouter sans vérifier qu'on a pas reçu un message ou que personne n'a sonné à ta porte), Chad Vangaalen revient à ses bases bruitistes, ce qui surprendra sûrement ceux qui l'ont découvert avec Soft Airplane, retour aussi à du plus fondamental pour les Raveonettes avec un nouvel album plus proche de l'excellent Pretty In Black que du plutôt moyen In And Out Of Control, enfin, les Art Brut sortent un album moins pop que ses prédécesseurs (si tant est qu'on puisse qualifier comme pop un groupe dont le chanteur ne sait pas chanter) : il surprend pas mal à la première écoute mais s'apprécie aux suivantes, et puis le groupe revient à son obsession de la fin de semaine avec un "Lost Weekend" plus que convaincant.

Au milieu de cette mare de sorties, je vais te parler des Moment Bends, 4ème album des Architecture In Helsinki.
Oui parce que comme ils l'ont encore montré avec leur dernier EP, les Of Montreal s'égarent ces derniers temps dans des expérimentations superflues et sans intérêt, alors qu'ils n'ont jamais eu besoin de se forcer pour faire une musique différente, en témoigne leur featuring totalement décontracté sur l'album de Janelle Monáe.
Là, tu dois être en train de te dire "non mais bordel ! il peut pas se décider à parler d'un truc et s'y tenir ce type ?", et tu as raison, mais le fait est que, 4 ans après leur précédent album, les Architecture In Helsinki sont un peu devenus des Of Montreal à la place des Of Montreal. À l'heure actuelle on pourrait même pousser jusqu'à dire que, même si pour cela ils ont du délaisser l'aspect pop explosive de leur musique, ils font du Of Montreal mieux que les Of Montreal.

Et c'est là que ce disque peut s'avérer assez décevant parce que ce qui était appréciable avec le groupe, c'était leur pop exotique qui les faisaient sonner comme un groupe d'Europe du Nord et justifiait qu'un groupe australien puisse porter un tel nom, mais sur ce disque, il y a à peine quelques passages plus proches des moments les plus mous de Place Like This auxquels on peut se raccrocher, comme l'enchaînement "W.O.W"/"YR To Go"/"Sleep Talkin'". Enfin, même si on peut penser que le groupe n'évolue pas forcément de la manière la plus intéressante, cet album reste bon, rien que pour son final magistral : "Everything Is Blue" est le morceau sur-efficace par excellence (on croirait presque entendre un titre de Mika par moments c'est dire), c'est le genre de chansons qui énerve, parce que quand on l'écoute, on se dit tout le temps "mais oui bien sur, ce plan là, ça ne pouvait que marcher" mais on succombe quand même.
Et puis il y a B4 3D, qui est aussi une merveille à sa façon tant à l'image de son titre, elle sonne vraiment intemporelle : l'intro me fait penser à Rock Bottom de Robert Wyatt, album que j'avoue écouter principalement pour le rire à la fin mais aussi album précurseur, intemporel et toujours d'actualité; et puis là-dessus est posée une voix dont il est difficile de dire à quel point elle a été transformée mais qui ne laisse pas indifférent car elle oblige à prêter sérieusement l'oreille au morceau, même si on avait décidé de le passer juste en musique de fond.

En bref, Moment Bends est un album qui aurait pu sonner comme une tentative de "gâteau 100 fois bon" totalement indigeste, mais qui est littéralement sauvé par son excellent final.

mercredi 17 mars 2010

Braaaaaâââââh


Bon, les choses vont très mal, depuis que je suis un peu les statistiques de ce blog, je me suis rendu compte qu'on pouvait le trouver en tapant dans google des choses comme "qu'est ce qu'etre hype" ou encore "explication de la chanson: j'aurais voulu etre un artiste balavoine", bon ça passe, et puis je l'ai un peu cherché (et ils ont pas du être déçu les gens), mais là quelqu'un est arrivé sur mon blog en cherchant "textes débiles" et là, ça troue un peu plus le cul, surtout quand on voit qu'on est référencé entre "Quelles sont les paroles les plus débiles des chansons françaises ..." et les paroles d'une chanson de Patrick Sébastien (bon, seulement en page 2, mais putain, Patrick Sébastien quoi), c'est des choses qui vous détruisent un homme ça, si cet article est le dernier, consultez les pages faits divers des journaux d'Ille-et-Vilaine ou les pages obsèques de ceux de Loire-Atlantique, et vous comprendrez.

Enfin, en fait je me plains mais j'ai pas vraiment d'article qui vont avec, et puis de toute façon mes textes sont débiles et dignes de Patrick Sébastien. Du coup la suite de cet article sera générée aléatoirement par le site charabia.net, je modifierais juste les noms des groupes pour qu'il soient ceux sur qui j'aurais pu écrire lors des 17 derniers mois, si j'avais été inspiré et motivé, vous pouvez quand même aller les écouter, pour ceux pour qui ce n'est pas déjà fait.

Nouvelle galette du groupe suisse Jónsi

Avec une régularité de coucou suisse, ils reviennent. Jónsi, dont la dernière tournée européenne n'aura laissé personne indifférent, nous épastrouillent avec la petite merveille qu'ils nous avaient promis depuis 6 mois. Quelle claque! Les huit titres de "Ragged Angels" annoncent la nouvelle inspiration de ce groupe de hardcore. Les compos de Robbert Joyce sont éblouissantes de sensibilité orageuse, et mènent le fan attentif là où les harmonies intangibles se font perspectives caligaresques.


Nouveau LP du groupe {{{Sunset}}}

Si chaque production de {{{Sunset}}} marquait une nouvelle étape dans la boucherie éléctrique, "You are an absolute moron" marque une sorte de pause. Vous serez privés du bohneur immense que nous avions ressenti en écoutant les douze merveilleux morceaux de "IV", le premier opus du groupe. Toutefois, nos amis armoricains expérimentent de nouveaux espaces du speed-metal indus, ce qui renouvelle le parc musical.


Le label japonais DFT va sortir un truc de reprises de Morbid Angel.
Y figureront les groupes suivants: The Wave Pictures, The Besnard Lake, Lightspeed Champion, Au et Xiu Xiu.
Est-ce un hommage sincère ou un moyen de grapiller l'argent des fans?

Merci.

PS : le titre de cet article n'est pas le cri du blogger de sexe masculin à l'agonie mais celui du Caribou, d'où l'image, en fait à la base je voulais vous parler de Caribou (ouais, je vois bien les 2 du fond qui sont au courant du retour de Radiobutt dire "ah ouais en fait le type il a pas de personnalité, après Portugal. The Man il prend un autre album Radiobutt, il a l'intention de tous nous les faire ou quoi ?", je vous rassure, c'est pas vraiment mon objectif, mais juste qu'après une longue absence du site, c'est un peu l'inondation du côté des disques Radiobutt, et que généralement, les disques Radiobutt c'est le bien, donc je suis obligé d'en parler un peu) mais en fait, ma très bonne opinion après une ou 2 écoutes pas attentives était surtout due à la grande qualité de Jamelia, dernière chanson de l'album, à part ça, je dois avouer que je suis moins convaincu, enfin, vous pouvez aller jeter une oreille quand même.

dimanche 10 janvier 2010

Tu veux être hype en 2030 ?



Bonjour, alors que la période musicale des années 2000 touche tout juste à sa fin, avant de se poser des questions telles que "Est-ce que les jeunes dans 30 ans nous envieront d'avoir connu cette période ?" (possible, avec la crise du disque, les éditeurs ne produiront plus de nouveautés et les groupes qui tourneront, seront ceux qui marchent le mieux en ce moment, mais en plus vieux), "Quel groupe sera considéré comme LE groupe qui a influencé plein de beau monde entre temps ?" (bon, c'est pas cohérent puisque je viens de dire qu'il n'y aurait pas de beau monde, mais en admettant qu'il y en aura, je répond Animal Collective); posons plutôt la question : " Mais dis-moi, quelles chansons d'aujourd'hui seront devenues des hymnes demain ?".

Personnellement, j'ai déjà réfléchi à la question, donc je t'ai concocté une petite liste, pour pas que tu passes pour un con devant ta descendance (quand t'en aura une) qui te demandera si quand t'étais jeune, t'écoutais les bons titres, ceux qui seront devenus cultes entre temps.

-I Remember Learning How To Dive (Animal Collective) : En plus de donner son nom à ce blog, ce qui est déjà une bonne raison pour l'écouter, cette chanson sera d'une importance première dans le monde de demain, en effet, avec la montée des océans, apprendre à plonger deviendra presque aussi important qu'apprendre à marcher, car sinon, impossible de sortir de chez papa-maman, et impossible de devenir indépendant. Cette chanson sera donc dans le même temps, le remplaçant de I Get Around des Beach Boys pour le côté voyageur, mais aussi celui de My Generation, puisqu'il s'avèrera encore plus criant de liberté et d'indépendance que le titre des Who (ma génération PLONGE à moi, MA GÉNÉRATION, hé ouais!).

-On The Mountain (Angels Of Light)
: Montée des eaux oblige, une bonne partie des grandes villes que nous connaissons sera immergée, donc exit London Calling ou les chansons sur New York, et bienvenue en haut de la montagne.

-Stormy Weather (Jarvis Cocker) : Parce que tu crois vraiment qu'avec un climat de plus en plus extrême il sera possible de chanter Singin' In The Rain sans mourir emporté par une tornade ?

-Funny Like The Moon (Bunky) : Avec les années s'enchainent les revivals, je peux donc affirmer qu'avec un nouveau retour du vintage à la fin des années 2030, cette chanson sera un tube, puisqu'il n'y aura plus de motos nulle part, donc les gosses chanteront cette chanson sans réfléchir et sans trop savoir de quoi ça parle. Comme Take A Walk On The Wild Side, pour ne donner qu'un seul exemple.

-Don't Look Back Into The Sun (The Libertines) : Parce qu'entre la pollution et les nuages de l'accident atomique Irano-Nepalo-Israelo-Americano-Timor Orientalo-Russo-Sino-Nord Coréen (oui, celui qui mis fin à la 3ème guerre mondiale), le soleil ne sera plus que rarement visible, ça sera donc la chanson pleine d'espoir chantée les yeux larmoyants en en rajoutant sur les mimiques à la manière de Imagine ou We Are The World.

-Love In A Trashcan (The Raveonettes): Avec l'utilisation toujours croissante de l'électricité et par la même de l'énergie nucléaire, de nombreux gouvernements ont décidé de réagir en chargeant les populations de stocker elles mêmes les déchets nucléaires, à raison de d'abord 1, puis 2 bidons par foyer, en 2031, le minimum est fixé à 5, mais tout bidon supplémentaire rapportant des primes, nombreux sont les foyers qui entassent plusieurs dizaines de bidons, devenant ainsi une poubelles, Love In A Trashcan remplace donc Quand on a que l'amour (et pourtant, c'est le cas) et toutes les chansons d'amour dans les karaokés.

-Happy Alone (Twisted Charms)
: Oui, c'est bien connu, les déchets radioactifs, c'est pas ce qui se fait de mieux pour la vitalité, son association avec la pollution de l'air toujours grandissante aura donc des effets très néfastes sur la sexualité (en 2037, on dénombre 1278 naissances dans le monde), et par ailleurs, la majorité des histoires d'amour étant désormais motivées par l'élimination de la concurrence, et l'avancement dans l'entreprise, le titre des Twisted Charms remplacera donc le Happy Together des Turtles et celui des Jam.

-Basket Ball Get Your Groove Back (Deerhoof)
: Comme on l'a vu, du point de vue santé,c'est pas la joie et avec ça, il devient difficile d'envisager de faire du sport, étant donné que la moindre course s'avère épuisante, c'est pourquoi, après une première étape de légalisation officieuse du dopage, ce afin de maintenir les standards des générations précédentes, le sport a désormais pris une autre tournure : l'ADN des plus grands athlètes est conservé, et utilisé pour créer de nouveaux sportifs qui seront élevés sous atmosphère énergisante, loin des déchets radioactifs. En tout cas, plus moyen pour le commun des mortels de faire du sport. Chanter Deerhoof, revient donc à chanter l'impossible, de la même façon que chanter J'aurais voulu être un artiste de Daniel Balavoine de nos jours.

-I Must Belong Somewhere (Bright Eyes) : Avec l'augmentation impressionnante du chômage et la nouvelle réforme des universités, les jeunes savent que leurs menus espoirs en l'avenir sont vains. En plus avec la crise du disque, ils ne peuvent même plus espérer devenir rock star ou sportif professionnel. Alors pour se dire que tout n'est pas perdu, ils chantent du Bright Eyes. Même si, avec la bourse désormais centrée à Shanghai et le fait que les concerts, par souci de rentabilité, n'aient plus lieu que dans les stades, ils ne comprennent pas vraiment le "Soundstage in California, televisions in Timesquare", cependant, ils n'hésitent pas à la chanter quand ils revendiquent à la place de l'Internationale.

-Dying Is Fine (Ra Ra Riot) : Tu comprends bien qu'avec ce qu'est devenu le monde, il est désormais difficile de danser sur des chansons qui respirent la joie de vivre, Dying Is Fine remplacera donc au pied levé Born To Be Alive dans les soirées.

Des mauvaises langues pourraient te dire qu'en fait j'ai choisi des chansons qui me plaisaient et que j'ai brodé des explications autour, enfin, moi je fais ça pour ton bien, si tu préfères écouter les autres, pas de problème, mais faudra pas venir te plaindre quand ton gosse aura honte de ramener des amis à la maison parce que tu seras trop has been.

lundi 28 décembre 2009

I Won't Do What They Told Me


Je suis venu vous parler des Transmusicales, non pas que mes concerts sur les 2 derniers mois se soient limités aux Trans, mais c'est juste que je sais pas quoi dire sur Coming Soon.A part les Black Lips (et encore), je n'ai pas retenu grand chose du festival des Inrocks, mis à part que c'est rigolo de voir la différence de remplissage et d'activité pour 2 concerts d'Ebony Bones dans la même salle à 2 ans d'intervalle. Je ne sais pas comment parler de Danannanaykroyd et Dan Black sans évoquer le pantalon (enfin, du point de vue fonctionnel, on doit pouvoir appeler ça comme ça) de ce dernier. Et puis j'ai pas envie de parler des Horrors et de Factory Floor.

Les Trans donc, après une semaine chargée, autant commencer les concerts dès la fin des cours le vendredi avec La Terre Tremble !!!, c'est gratuit, et puis leurs passages bruitistes à la Deerhoof me font succomber à chaque fois.

Et puis il faut aller au Parc Expo. Juste le temps de goûter la bière et les Chocolate Donuts (dégustation rapide pour cause de jeu de scène un peu trop surfait du chanteur). Parce qu'il convient d'aller vite vérifier un adage encore plus souvent vrai que le célèbre "C'est suédois donc c'est bien", ici, ça sera : "C'est islandais donc c'est encore mieux" avec FM Belfast, un supergroupe islandais (avec entre autre des morceaux de Múm dedans). Et là, c'est le moment où tu te dis que l'Islande, c'est tout de même un pays vachement fantastique, parce que si tu rapportes le nombre de bons groupes au nombre d'habitants, tu obtiens des statistiques impressionnantes (surtout si tu fait le même rapport avec la France et que tu compares, mais après, si t'as envie de pleurer c'est ton problème). Ces extrêmes nordiques sont tout de même capable de te faire apprécier dans le même temps, et les concerts où toute l'instrumentation est assurée par un ordinateur, et Killing In The Name Of de Rage Against The Machine (avec un commentaire sympa : "We hope that RATM never hear this song"), et les collants rouges, c'est pas rien donc. Bon, profiter des collants rouges jusqu'au bout ne sera pas possible puisqu'il faudra courir (oui, courir au sens propre du terme) voir Gaggle, dont le concert a déjà commencé, ou plutôt, est sensé avoir déjà commencé, puisqu'elles commencent au moins avec 10 minutes de retard, j'ai pas plus précis, parce que rester poireauter en attendant que ces dames arrivent, alors que FM Belfast assurent quelques centaines de mètres plus loin, voilà quoi, donc on a encore couru (toujours au sens propre du terme) pour retourner voir un peu de FM Belfast, puis retourner voir Gaggle qui 20 minutes après l'heure, ont quand même commencé. Bon, là franchement, Gaggle c'est vachement bien, mais on m'explique pourquoi elles se barrent avec un quart d'heure d'avance alors qu'elles ont commencé en retard ? J'espère que ce n'était pas une tentative de rappel programmé, parce que de un, ça aurait quand même été vachement prétentieux de la part d'un groupe qui ouvre quasiment le festival, de deux, si c'est le cas elles ont fait un méga-bide parce que tout le monde est parti. En résumé, la grosse déception de la soirée. Du coup, il n'y a plus rien à aller voir pendant 15 minutes, ce qui donne une bonne occasion d'aller boire une autre bière en attendant d'aller voir Slow Joe & The Ginger Accident (qui jouaient déjà à l'Ubu le mercredi, mais j'avais exam de maths, donc ...) qui remplacent Lost Valentinos, c'est plutôt surprenant à voir et à entendre, un indien sans âge, qui un an plus tôt chantait dans la rue dans son pays, mais qui sur scène, est au moins aussi dynamique que le chanteur des Chocolate Donuts 2h plus tôt, sauf que lui a l'air carrément naturel.

Un petit détour par The Phantom Band plus tard (je suis pas vraiment convaincu par ce que j'ai entendu) et on va s'endormir dans les fauteuils géniaux du Hall 5 (le genre de trucs où tu sais quand tu t'y assoies, pas forcément quand est-ce que tu te relèves) en mangeant des frites artisanales (on évitera le stand huitres) accompagnées d'une autre bière. Et tout ça en attendant Jessie Evans, l'environnement y est peut être pour quelque chose, mais j'ai trouvé ça beaucoup moins bien que son concert au Lieu Unique à Nantes il y a un an et demi, après, Toby 'la pieuvre' Dammit est toujours hallucinant derrière les fûts et c'est un très bon concert quand même.
J'ai du mal à en dire autant de Fever Ray, d'accord musicalement c'est super bien, mais je dois avouer trouver un intérêt limité à un concert où l'on voit juste des formes sombres bouger devant des abats-jours qui clignotent (jolis les abats-jours, mais tout de même) avec une communication zéro.

Et puis finalement pour dépenser moins d'argent qu'au parc expo, le samedi soir c'est Bar en Trans, avec les MINF qui jouent en trio puisque Julien est "tombé en vélo du balcon de Lucas, au 2ème étage" dixit Valentin, difficile à entendre vu que le haut parleur au dessus de lui crache les Plasticines beaucoup trop fort pour qu'on puisse l'entendre distinctement (le 1929 à Rennes c'est le genre de bar où enchaîner un concert des MINF, les Plasticines et River of Brakelights de Julian Casablancas, ça leur fait pas peur), bon, du coup, une guitare en moins oblige, la setlist est moins fournie et ils jouent 2 fois plusieurs titres, et ce pendant que le public chante "pose ta bite sur mon épaule" et voue un culte à Lucas. Bon de toute façon le plus drôle, c'est d'aller raconter n'importe quoi à Guillaume pendant qu'il se fait draguer par des groupies pré-pubères (et se faire haïr au passage par ces groupies).

samedi 17 janvier 2009

L'année 2009 commence putainement bien au niveau des albums, j'aurais pu parler des derniers Animal Collective, Morrissey, ou encore Franz Ferdinand, mais étant donné que ma flemme chronique fait que je mets toujours au moins 3 semaines de décalage entre le moment où j'écris et celui ou je tape, vous en entendrez peut être parler le mois prochain.
Non, là je veux faire mon original en postant mes chansons de l'année.

Donc l'année commence avec le fantastique EP d'Animal Collective, "petit frère" du non moins dément Strawberry Jam, j'ai nommé Water Curses. J'ai réfléchi longtemps pour savoir laquelle des 4 chansons mettre, mais au final la chanson-titre s'est imposée d'elle même, étant la plus immédiate. Ensuite j'ai décidé de mettre un extrait de Super Mario (si vous ne l'entendez pas, alors vous n'écoutez pas assez fort), extrait qui annonce Monsters Under The Bed de Eugene McGuinness, qui, s'il est quelque peu plus pop qu'Animal Collective, laisse quand même une folie certaine dans ses chansons, et c'est ça qui est excellent. Le clip est aussi très recommandable, même si on pourra regretter d'y voir aussi peu d'escrimeurs. Ensuite Vampire Weekend, pas mes favoris de l'année, mais M79 nous maintient dans un certain climat de n'importe quoi, donc c'est tout bon. Viens la chansons avec le refrain que, si ce n'est pas encore le cas, vous fredonnerez plus ou moins volontairement dans 2h, Young Love est assez imparable en la matière. Ensuite le temps est venu de sombrer aux rythmes cinglés des Dodos (Fools, le titre de la chanson est d'ailleurs annonciateur), avant de tenter de se raccrocher au titre à rallonge des Los Campesinos!, puis de vous agenouiller en écoutant Fatalist Palmistry de Why?, et tout ça avant de revoir votre chimie pour lundi avec les Cajun Dance Party.

Bien, maintenant, imaginez que vous aviez à faire à un vinyle, vous mettez donc en pause quelques instants le temps de changer virtuellement de face.

Maintenant que vous avez la tête reposée, passez donc à Yeasayer, leur album est sorti un peu trop fin 2007 pour être dans les tops 2008, mais Final Path est de 2008, donc pas de problèmes, d'autant plus qu'elle vaut vraiment le détour.
On a passé la moitié de l'année à dire que David Bowie allait mourir (alors qu'en fait on en sait strictement rien), donc autant mettre la reprise de son In The Heat Of The Morning par les Last Shadow Puppets.
Ce que les Dirty Pretty Things savaient faire le mieux, c'étaient les chansons pompeuses avec trompettes et tout ce qui va bien, il serait donc dommage de se priver de Truth Begins qui restera leur meilleure chanson.
Passons à la "sensation" de l'année : les Late of the Pier avec peut être la chanson la plus cinglée (et ce n'est pas chose aisée) de l'album : The Enemy Are the Future. La transition avec la nouvelle année est vite trouvée, et donc pour les voeux, ça sera In The New Year des Walkmen; avant d'enchaîner avec la batterie toujours aussi intrigante de Fire In The Ocean des Organ, donc on ne sait toujours pas si elle constitue un hommage à Smoke On The Water, en tout cas, comme le savent surement les Cajun Dance Party, si il y'a un feu dans l'océan, c'est surement parce qu'on y a jeté un gros bout de sodium (je vais arrêter là avant que le peu de lecteurs soit parti). Et puisqu'on a commencé avec Animal Collective, autant terminer avec eux, sachant que Brother Sport est sur internet au moins depuis novembre, aucune raison de ne pas finir avec, même si elle est avant tout sur le meilleur album de 2009.

samedi 27 décembre 2008

2008, la fin du piège du 2ème album ??

On connait tous l'éternelle rengaine du difficile second album, qui doit dans le même temps réussir à rester dans l'esprit du premier, sous peine d'avoir comme critique "l'étincelle du premier album a été perdue", mais il faut aussi innover, sinon l'album sera consideré uniquement comme une "ressucée du premier", grande est donc la difficulté (on ne s'attardera pas sur le fait que les 2èmes albums sont avant tout critiqués par des nostalgiques qui préferaient quand ils étaient les seuls à connaitre le groupe et qui du coup se déchainent sur leurs 2ème albums).

Cependant, en 2008, il semblerait que les choses aient changé. Si on regarde les seconds albums sortis cette année, lesquels d'entre eux ont franchement déçu ?
Certains ont apporté un net changement par rapport à leur prédecesseur, comme Couples des Long Blondes, dont on était en droit d'attendre le pire après avoir entendu le groupe déclarer vouloir faire un second album plus électronique, le résultat est certe original, mais on ne peut pas dire qu'il soit en dessous du premier, tellement il en est différent. Il en va de même pour Who Killed Harry Houdini? de I'm From Barcelona, qui en s'éloignant du côté chorale a certe perdu l'aspect "youpi, tralala, si on faisait tous un calin géant" mais a gagné un album plus diversifié et plus profond. Et là encore, personne ne dira que c'était mieux avant.
Ensuite, que celui ou celle qui n'a jamais fredonné "One night of love ...", mais avec leur 2ème album 21 (logique non ?) les Mystery Jets ont sorti un des albums qui nous a agités tout l'été. Il en va de même pour Donkey des CSS, il est probable qu'à ce stade, certains s'offusquent, il est possible que je sois la seule personne à trouver insupportable leur premier album, il est probable que je sois aussi le seul qui ait pris pour habitude de dansonner (mélange de danser et de chantonner) sur Left Behind dans des aires d'autoroutes à pas d'heure sur des aires d'autoroutes polonaises ou autre, entre 2 arrêts de car (oui, parce que quand tu es assis à côté d'un polonais au physique d'ancien homme de main du KGB qui mange des sandwiches douteux, tu évites de trop te tortiller sur ton siège).
Passons à du moins évident : les Dirty Pretty Things ont eux aussi sorti un 2ème album cette année qui est certes décevant, mais par rapport à quoi ? par rapport à ce que l'on pensais pouvoir attendre d'un ancien Libertines, éventuellement par rapport aux quelques chansons qu'on avait entendues entre les 2 albums (comme les B-faces de Deadwood, qui m'avaient un temps redonné un peu d'espoir en ce groupe); mais au final, si on compare les 2 albums du groupe, on en arrive vite à cette conclusion : on a rien retenu de Waterloo To Anywhere, on retiendra Truth Begins sur Romance at Short Notice, progrès notable donc. Pour les Raconteurs c'est un peu pareil, on attend beaucoup de Jack White, mais au final, Consolers of the Lonely se retrouve rangé à côté de Broken Boy Soldier pendant qu'on réécouté un album des White Stripes.
Les Kooks ont sorti un 2ème album de pop facile, les Fratellis, un album pour remuer sa tête sans trop en utiliser le contenu, les Towers of London, un album dont on a rien à foutre, l'ordre est respecté : ces 2èmes albums ne décoivent pas puisqu'on en attendait pas grand chose.
Il y'a aussi plusieurs "faux deuxièmes albums", cas assez pratique, puisque selon les opinions, on pourra les considérer comme premier ou comme deuxième, pratique donc si vous n'êtes pas d'accord avec moi. On parlait de Carl Barât, mais il se trouve qu'un autre ex-Libertines a sorti un 2ème album bien loin d'être mauvais, et surtout forcément meilleur que le premier, étant donné qu'il s'agissait en réalité d'une compilation destinée au marché japonais. John Hassall et Yeti ont fait très fort en réussissant à caser sur le même album une chanson qui donne envie d'aller danser en pagne à Hawaii, une autre qui emmène les Last Shadow Puppet en excursion dans le désert du Mexique, et en osant reprendre une des premières chansons des Libertines, le tout avec intro, interlude et outro plus ou moins débiles (une reprise du passage le plus célebre de l'Empire contre attaque avec des voix ridicules par exemple, et ce après avoir réalisé probablement le seul clip comprenant une référence à Dune à l'intérieur); sinon dans la catégorie "pensez en ce que vous voulez, de toute façon leur premier album n'en est pas vraiment un" il y'a Tokyo Police Club et Eugene McGuinness aux sujets desquels je ne m'étendrais pas (j'en aurais bien envie pour Eugene, mais je ne suis pas satisfait du début de message que j'ai à son sujet).
Et en France alors, là où on se cache quand on commence à parler musique, on pourra quand même remarquer le très bon 2ème album de Neimo. Le raté des Hushpuppies, mais ceux là de toute façon, depuis qu'ils ont écrit et renié CPPDCC (hiarrr, comprenne qui pourra), on a plus rien à attendre d'eux. Et puis si un artiste français a fait de gros progrès avec son 2ème album, c'est Didier Super, qui tout en étant servi par une production léchée, digne des plus grands artistes américains, réussit à signer un album encore plus subversif que le premier. On pourra uniquement lui reprocher son aspect bordélique, que l'on attribuera à l'influence de Sandinista! des Clash pour le côté "je pioche dedans ce que je veux". Véritablement l'album de la maturité.
Enfin, on conclura avec les ponctués Los Campesinos! sur lequel on dira à peu près la même chose que pour I'm From Barcelona en ajoutant qu'ils méritent d'être cités parce qu'ils ont sorti 2 albums cette année; et on terminera par Why?, personnellement mon groupe de l'année, mais au sujet desquels je ne m'étendrais pas puisque ce message est d'ores et déjà long et chiant.

vendredi 26 décembre 2008

Chemins de traverse


Les livres sur les discothèques idéales sont légion, et on a l'habitude d'y voir au pire toujours les mêmes albums, au mieux toujours les mêmes groupes, mais Rock, Pop, un itinéraire bis en 140 albums essentiels la discothèque "alternative" de Philippe Robert est beaucoup plus intéressante, comme ses semblables, on pourra bien évidemment critiquer certains choix. Mais on ne pourra que reconnaître leur astucieuse et rafraichissante originalité, mettre The Madcap Laugh de Syd Barrett plutôt que Darkside of the Moon (même si les albums n'ont rien à voir, il est vrai), Sandinista! plutôt que London Calling ou n'importe quel autre album des Clash... Ici, l'album punk, dont la place est systématiquement occupée par Nevermind The Bollocks, est plutôt Blank Generation de Richard Hell & The Voidoids et son équivalent féminin, habituellement Horses de Patti Smith est ici Cut des Slits. Et le meilleur pour la fin, Sergent Pepper et Pet Shop sont remplacés par Odessey & Oracle, l'album oublié par excellence et dont la beauté a beau être reconnue, on ne le voit jamais dans ce genre de classement, avec ce livre, justice est enfin faite. Cet album est la meilleure conclusion de cet ouvrage, puisque, autre originalité, il privilégie un classement alphabétique plutôt qu'un classement par date qui nous donne à chaque fois envie de nous pendre parce qu'il nous donne l'impression que tout est fini depuis les années 70, heureusement qu'à chaque fois ou se dit qu'on a encore la possibilité de payer au minimum 50€ pour voir les survivants des années 60-70 imiter les eux-mêmes de leur jeunesse pour qu'on puisse dire à leurs morts qu'on les a vus, et comme ça on pourra un peu rendre jalouses les nouvelles générations (bon, on omettra de dire qu'on s'est fait chier par contre). Cela dit, ordre alphabétique ou pas, on attendra quand même un instant avant d'aller accrocher la corde à linge, puisque cette discothèque est très bien fournie en album des années 2000, là où l'on trouve d'habitude 3-4 albums qu'on a mis là plus par principe qu'autre chose : la sainte trinité du retour du rock Strokes/White Stripes/Libertines et basta. C'est d'ailleurs cette raisonnable présence d'albums des années 2000 qui surprend quand on commence à feuilleter l'ouvrage : on l'ouvre, on regarde vite fait 3-4 albums, et là, on tombe sur Feels d'Animal Collective, futurs éternels oubliés de ce genre de classement, et on se dit que cette sélection là, elle a quelque chose de plus que les autres qui vaut le coût qu'on s'y intéresse.