lundi 28 décembre 2009

I Won't Do What They Told Me


Je suis venu vous parler des Transmusicales, non pas que mes concerts sur les 2 derniers mois se soient limités aux Trans, mais c'est juste que je sais pas quoi dire sur Coming Soon.A part les Black Lips (et encore), je n'ai pas retenu grand chose du festival des Inrocks, mis à part que c'est rigolo de voir la différence de remplissage et d'activité pour 2 concerts d'Ebony Bones dans la même salle à 2 ans d'intervalle. Je ne sais pas comment parler de Danannanaykroyd et Dan Black sans évoquer le pantalon (enfin, du point de vue fonctionnel, on doit pouvoir appeler ça comme ça) de ce dernier. Et puis j'ai pas envie de parler des Horrors et de Factory Floor.

Les Trans donc, après une semaine chargée, autant commencer les concerts dès la fin des cours le vendredi avec La Terre Tremble !!!, c'est gratuit, et puis leurs passages bruitistes à la Deerhoof me font succomber à chaque fois.

Et puis il faut aller au Parc Expo. Juste le temps de goûter la bière et les Chocolate Donuts (dégustation rapide pour cause de jeu de scène un peu trop surfait du chanteur). Parce qu'il convient d'aller vite vérifier un adage encore plus souvent vrai que le célèbre "C'est suédois donc c'est bien", ici, ça sera : "C'est islandais donc c'est encore mieux" avec FM Belfast, un supergroupe islandais (avec entre autre des morceaux de Múm dedans). Et là, c'est le moment où tu te dis que l'Islande, c'est tout de même un pays vachement fantastique, parce que si tu rapportes le nombre de bons groupes au nombre d'habitants, tu obtiens des statistiques impressionnantes (surtout si tu fait le même rapport avec la France et que tu compares, mais après, si t'as envie de pleurer c'est ton problème). Ces extrêmes nordiques sont tout de même capable de te faire apprécier dans le même temps, et les concerts où toute l'instrumentation est assurée par un ordinateur, et Killing In The Name Of de Rage Against The Machine (avec un commentaire sympa : "We hope that RATM never hear this song"), et les collants rouges, c'est pas rien donc. Bon, profiter des collants rouges jusqu'au bout ne sera pas possible puisqu'il faudra courir (oui, courir au sens propre du terme) voir Gaggle, dont le concert a déjà commencé, ou plutôt, est sensé avoir déjà commencé, puisqu'elles commencent au moins avec 10 minutes de retard, j'ai pas plus précis, parce que rester poireauter en attendant que ces dames arrivent, alors que FM Belfast assurent quelques centaines de mètres plus loin, voilà quoi, donc on a encore couru (toujours au sens propre du terme) pour retourner voir un peu de FM Belfast, puis retourner voir Gaggle qui 20 minutes après l'heure, ont quand même commencé. Bon, là franchement, Gaggle c'est vachement bien, mais on m'explique pourquoi elles se barrent avec un quart d'heure d'avance alors qu'elles ont commencé en retard ? J'espère que ce n'était pas une tentative de rappel programmé, parce que de un, ça aurait quand même été vachement prétentieux de la part d'un groupe qui ouvre quasiment le festival, de deux, si c'est le cas elles ont fait un méga-bide parce que tout le monde est parti. En résumé, la grosse déception de la soirée. Du coup, il n'y a plus rien à aller voir pendant 15 minutes, ce qui donne une bonne occasion d'aller boire une autre bière en attendant d'aller voir Slow Joe & The Ginger Accident (qui jouaient déjà à l'Ubu le mercredi, mais j'avais exam de maths, donc ...) qui remplacent Lost Valentinos, c'est plutôt surprenant à voir et à entendre, un indien sans âge, qui un an plus tôt chantait dans la rue dans son pays, mais qui sur scène, est au moins aussi dynamique que le chanteur des Chocolate Donuts 2h plus tôt, sauf que lui a l'air carrément naturel.

Un petit détour par The Phantom Band plus tard (je suis pas vraiment convaincu par ce que j'ai entendu) et on va s'endormir dans les fauteuils géniaux du Hall 5 (le genre de trucs où tu sais quand tu t'y assoies, pas forcément quand est-ce que tu te relèves) en mangeant des frites artisanales (on évitera le stand huitres) accompagnées d'une autre bière. Et tout ça en attendant Jessie Evans, l'environnement y est peut être pour quelque chose, mais j'ai trouvé ça beaucoup moins bien que son concert au Lieu Unique à Nantes il y a un an et demi, après, Toby 'la pieuvre' Dammit est toujours hallucinant derrière les fûts et c'est un très bon concert quand même.
J'ai du mal à en dire autant de Fever Ray, d'accord musicalement c'est super bien, mais je dois avouer trouver un intérêt limité à un concert où l'on voit juste des formes sombres bouger devant des abats-jours qui clignotent (jolis les abats-jours, mais tout de même) avec une communication zéro.

Et puis finalement pour dépenser moins d'argent qu'au parc expo, le samedi soir c'est Bar en Trans, avec les MINF qui jouent en trio puisque Julien est "tombé en vélo du balcon de Lucas, au 2ème étage" dixit Valentin, difficile à entendre vu que le haut parleur au dessus de lui crache les Plasticines beaucoup trop fort pour qu'on puisse l'entendre distinctement (le 1929 à Rennes c'est le genre de bar où enchaîner un concert des MINF, les Plasticines et River of Brakelights de Julian Casablancas, ça leur fait pas peur), bon, du coup, une guitare en moins oblige, la setlist est moins fournie et ils jouent 2 fois plusieurs titres, et ce pendant que le public chante "pose ta bite sur mon épaule" et voue un culte à Lucas. Bon de toute façon le plus drôle, c'est d'aller raconter n'importe quoi à Guillaume pendant qu'il se fait draguer par des groupies pré-pubères (et se faire haïr au passage par ces groupies).

samedi 7 novembre 2009

Cats Are Meant To Be Cool And Cute

[j'avais trouvé une image super bien pour cet article, mais elle est resté à mon chez moi de Rennes, donc elle sera (peut être) là la semaine prochaine. Désolé si tu préfères regarder les images que lire les articles]

Le bon côté des choses quand tu quittes Nantes pour partir étudier à Rennes, c'est que tu peux assister à encore plus de concerts (sans compter que tu te retrouves à faire des études qui te plaisent vraiment, plutôt que bouffer des dizaines d'heures de maths et de physique en prépa). Le mauvais côté, c'est que comme tu n'as plus d'ordinateur, tu n'es plus au courant des sorties de disques.
Du coup, quand tu reviens à Nantes pour les vacances, après avoir été acheter des bières pour une soirée, tu en profites pour t'adonner à un de tes passes-temps préférés : fourrer tes doigts dans les bacs à vinyles.

Et là, qu'elle n'est pas ta surprise en regardant les disques quand tu en vois avec une pochette en noir et blanc, sur lequel tu vois une blonde avec un type en Rayban derrière.

Ouais, je sais que tu as tout de suite su que je parlais des Raveonettes, des suédois encore, qui ont donc sorti un nouvel album, et personne ne m'a prévenu ? donc impossible de s'être fait une idée sur la qualité du disque avant, tu te retrouves donc à découvrir un disque après sa sortie, assez incroyable non ?

A la question qu'est-ce qu'il vaut ce disque, on peut répondre que dans l'idée générale on est dans l'esprit Girlfriend In A Coma des Smiths, à savoir chanter des paroles prétendument sérieuses sur une musique pop et presque joyeuse. Donc là on pourra chanter avec le sourire un refrain qui dit "Boys Who Rape Should All Be Destroyed". Et entre autre joyeusetés on a des chansons comme Wine, Suicide ou encore le très bon D.R.U.G.S.
Mais tout ça ce n'est pas très surprenant de la part d'un groupe dont l'un des meilleurs titres parle de faire l'amour dans une poubelle. Et le problème est là, on reconnait bien les Raveonettes, le son typique, ça donne du 'baby' un peu partout, mais ça n'arrive pas à la cheville d'un album comme Pretty In Black, donc on sort un peu déçu malgré le fait que l'album ne soit pas mauvais.

vendredi 30 octobre 2009

When You Decided To Knock On My Door


Saviez vous que la Suède est le pays au monde qui consacre la part la plus importante de son PIB à la recherche, probablement pas et vous vous en foutez, puisque les probabilités que vous finissiez en blouse blanche et payé des cacahouètes pour chercher des trucs que les gens ne comprendront pas forcément est surement plus faible que la mienne.
Parlons d'autre chose à propos de la Suède, il convient de faire un compte-rendu en bonne et due forme du Inrocks Indie Club, qui s'est tenu à l'Ubu Club le 17 octobre et qui a accueilli le Exlovers Club et le Peter, Bjorn & John Club.

Pour commencer avez-vous déjà vu Pete Doherty et Audrey Tautou former un groupe avec bûcherons et un autre type pour jouer de la basse ? Avec les Exlovers c'est chose faite. Musicalement pas de quoi détruire les briques des piliers de l'Ubu, mais ils sont rigolos quand même parce qu'ils sont tout timides et passent leur temps à regarder par terre, enfin, ça fait une première partie sympa et en plus, c'est mieux sur disque.

Après une bière, il faut vite atteindre le premier rang pour être pile en face de l'hyperactif Peter et pouvoir recevoir quelques crachats (personnellement j'y ai échappé et ne m'en porte pas plus mal).
Ce qui est vachement surprenant c'est justement l'activité sur scène, on pourrait s'attendre à un concert plutôt calme, il n'en est rien, Peter saute partout, Bjorn et John, moins; mais on se demande comment il fait étant donné le peu d'espace dont il dispose, pour ne pas ré-atterrir sur ses pédales, la batterie, les pieds de Bjorn ou nous. Sinon ils jouent les "gros tubes" de Writer's Block : Amsterdam, Young Folks bien sur et surtout let's Call It Off juste après , et les gens bougent un peu moins alors qu'elle est bien meilleure. On a aussi droit à plusieurs chansons de Living Thing et surtout des bouts de reprises à foison : I Wanna Be Adored des Stone Roses, Transmission de Joy Division accompagnée de chorégraphies d'épileptique plutôt convaincante, un Teenage Kicks en rappel ...

Voilà, donc on peut raisonnablement ajouter le trio à la liste des choses qui font que la Suède musicalement c'est cool déjà trop remplie.

dimanche 11 octobre 2009

Do You Love ?


Les Music Is Not Fun on sorti un album, ouais, toi aussi ça te paraît difficilement envisageable parce que tu étais à leurs concerts interrompus par la police, tu t'es tapé la "scène" ridicule d'un opérateur de téléphonie mobile pour les voir à Rock en Seine, et tu les remercie quand même un peu, parce que les knackis sont quand même bien meilleures avec de la sauce HP.

Enfin, les MINF sont des types cools, ça tout le monde le sait, quand à leur album, inutile de préciser que ce n'est pas plus innovant que leur musique en concert, de toute façon ce n'est pas pour ça que tu les écoute, et tu ne t'attendais pas à ce qu'ils se mettent à faire du post-rock sous prétexte qu'ils sortent (enfin) un album.

Bon HP a été un peu retravaillée, du coup elle est encore plus blague. Sinon que dire, tu connais déjà toutes les chansons et ta préférée n'est pas sur l'album, mais tu peux l'acheter quand même, puisqu'il coûte environ une demie-bouchée de pain (en cherchant peu je l'ai eu à 6€, ce qui signifie que même sans chercher, il ne te coûtera pas plus de 10€), et tu vas d'ailleurs profiter de son prix pour en faire le cadeau de noël que tu offriras à tout le monde, et comme ça, avec l'argent que tu auras économisé, tu pourras aller à des concerts.
Et on dit merci qui ?

samedi 10 octobre 2009

No Flash Photography !


Tous les ans c'est la même chose, j'ai beau entendre des albums excellents tout au long de l'année, c'est le dernier qui parle qui a raison, et l'album que je retiens et réécoute sort toujours entre septembre et octobre, autant dire, en ce moment.
L'an dernier il y'a eu le premier album éponyme d'Eugene McGuinness, il y'a 2 ans, le 8ème album d'Animal Collective donc l'écoute vous fournit l'un de vos 5 fruits et légumes par jour. Cette année c'est le 4ème album de Why? : Eskimo Snow, album qu'il vaut mieux écouter maintenant que dans 50 ans, quand plus personne ne commprendra son titre, parce qu'il fera trop chaud et qu'il n'y aura plus de neige, ni d'Eskimos sauf ceux dans les réserves qu'on leur aura ouvert entre 2 puits de pétrole de l'Arctique d'ailleurs.

Bon, en fait après l'intro de rigueur que constitue These Hands, on peut essayer de diviser l'album en 3 parties de 3 chansons, ouais, comme dans les dissertations au lycée. Chez Why?, on est donc organisé, donc en grand I, on a la partie "tu aimes pouvoir suivre une chanson de moins de 4 minutes, sans que la structure change tout le temps avec des refrains qui arrivent au moment où tu t'y attends le moins, bah va bruler ton disque, ça vaut mieux". A noter quand même le petit 1 de cette partie : January Twenty Something, qui vous permettra de vous souvenir de ma date d'anniversaire.
En grand II, vient la partie "ah ouais, tu croyais qu'au bout du 4ème album tu ne pourrais pas être surpris, bah prend toi cette chanson avec une intro effrayante qui te fera penser à un groupe de punk californien minable, tiens j'ai dit punk, bah non, le punk pour nous c'est On Rose Walk, Insomniac, et pour être sur que tu pleure à cause de la claque que tu prendras, on t'as mis un One Rose ultra-chialant juste avant, ouais, on a recyclé le "Looks Like A Sky For Shoeing Horses Under" d'Alopecia, ça te plait pas? bah tant-pis, et puis d'ailleurs c'est notre transition avant le ..."
... Grand III "on t'as fait peur, on est désolé, donc on va terminer avec 3 chansons qui ressemblent beaucoup plus à nos 3 autres albums, et tant pis si c'est moins bien".

Bon, la conclusion de l'album est quelque peu bâclée, enfin, c'est peut être mieux comme ça, on a déjà eu un Brother Sport, un Sea Within A Sea et un The Jeweller's Hand cette année, on peut pas en avoir à chaque fois, ça ferait trop, et l'album est excellent quand même, donc courrez l'écouter.

mercredi 5 août 2009

What cames first, the chicken or the dicken ?


Bon, je pourrais faire une review en bonne et due forme de Humbug, dernier opus en date des Arctic Monkeys, mais j'ai du mal à trouver la motivation pour sortir mon carnet et mon crayon, et puis en plus je dois me préparer à voir une partie de Mongrel, Lee Mavers (je me rappelle juste des derniers noms ajoutés à la programmation) et bien d'autres encore dans le trou du cul de l'Europe (aka la Hongrie) la semaine prochaine donc merde, et puis de toute façon j'ai déjà beaucoup trop écouté cet album, pour tout dire ça va faire une semaine que je n'ai rien écouté d'autre. Donc la flemme de sortir mon carnet, je tape directement, et je ne me relirais presque pas sinon j'arriverais jamais à arréter de me corriger. De toute façon cet article sera surement le plus merdique depuis le début de ce blog, et c'est dire ...

Pour commencer, je n'ai jamais su me l'expliquer mais j'ai toujours eu un problème avec les disques des Arctic Monkeys, mais remontons donc à la fin 2005, je connais déjà une bonne partie des chansons du groupe, je suis super pressé que l'album sorte (en plus ça devait quasiment coïncider avec la date de mon anniversaire, mais ça on s'en fout), mais au moment de l'écouter grosse désillusion, je ne comprend pas, j'aime toutes les chansons sans exceptions, mais les écouter à la suite sur un album en entier m'est impossible, je pleure, j'apprend que le groupe passe en concert à Nantes, après l'écoute de l'album, j'hésite, beaucoup trop, le concert est complet quand je veux prendre ma place, je pleure à nouveau, finalement j'obtiens une place le soir même, elle me coûte 2 fois plus cher qu'elle aurait du, je pleure, je me dis qu'au final je m'en suis bien sorti, le mec voulait se faire 18€ sur mon pauvre dos, il n'en a eu que 8, je pleure un peu moins en me sentant presque gagnant, une fois dans la salle je suis ecrasé dans tous les sens, je pleure une dernière fois, et après ça je m'arrète un instant de pleurer jusqu'à leur prochain album.
Album suivant donc, je découvre un certain nombre de chansons avant la sortie, je me dit que cet album là au moins il devrait me plaire, je finis par l'écouter, je pleure parce que toujours pas.

Et là vient Crying Lightning, là je me dit pendant un instant que cet album là sera peut être le bon, mais une pensée me rattrape "Mais bordel Guillaume, t'as entendu une chanson, et ça y'est, tu te dis que l'album peut être le bon, mais tu déconne violement là, comment tu veux aimer le 3ème essai après avoir été déçu par les 2 premiers".
Sauf que Alleluia, cette pensée fut fausse, et j'ai déjà dit que je parlerais pas de l'album donc j'en parlerais pas. A l'exception d'une chanson : The Jeweller's Hands, parce que là on tombe quand même dans extrêmement jouissif. La ligne de basse est parfaite et fait déjà toute la chanson à elle toute seule, et ils n'ont rien trouvé de mieux que la mettre en valeur avec une batterie et des claviers, avant de la faire rencontrer la voix d'un Alex Turner, qui autant vocalement, que capillairement ou épidermiquement, n'a plus tant de choses à voir avec le Alex Turner de 2005, mais ça ne sera pas moi que vous entendrez s'en plaindre, même si la nouvelle coiffure du Turner se retrouve invariablement associé au très drôle clip de Crying Lightning. Bon passons, toujours est-il qu'on tient là une des meilleures lignes de basse de l'année, qui quand elle s'efface, laisse place aux guitares et à un final magnifique, le genre de final qui géneralement pousse à se repasser l'album tout de suite, ce que je n'arrive pas encore à m'empécher de faire, celà dit je progresse, maintenant j'écoute juste cette chanson en boucle, mais vous comprenez qu'après mes mésaventures des 2 premiers albums, j'ai des choses à rattraper.

Et pour finir, je commenterais les difficultés capillaires turneriennes actuelles en vous donnant un élement de comparaison, de toute façon il n'a jamais autant eu la classe qu'en clown dans cette emission de télé, les cheveux n'ont rien à voir avec ça, point qui marque en même temps la fin de la discussion et celle de cet article lamentable.

jeudi 21 mai 2009

Running in the dark


Le concert de Bat For Lashes d'hier soir fut de loin mon deuxième meilleur de l'année, si sur album, ses chansons sont très bonnes, en concert elles sont fantastiques.

Ceci dit, la plus grande performance revient à David Walters, la première partie, si l'écoute de quelques unes de ses chansons via myspace m'avait déjà laissé très sceptique, sur scène c'est encore plus impressionnant, réussir à avoir un son aussi mal réglé avec des INSTRUMENTAUX PRÉENREGISTRES tient même de l'exploit. Au bout d'environ 2 chanson et demi, la meilleure solution pour échapper à ce calvaire auditif semble être le repli vers le bar du bas, avançant ainsi l'heure de la traditionnelle bière post-première partie.

Et c'est au moment que l'on revient dans la salle que ça devient magnifique, voici Bat For Lashes et la combinaison de Natasha Khan nous fait immédiatement aimer les rayures.
Ça commence plutôt timidement par les 2 premières chansons du deuxième album, mais très rapidement, on est emportés par le flot des chansons, qui s'enchainent de manière si fluide que l'on ne peut les compter.

Et on est séduits par les timides "merci" entre les chansons de Natasha, et par la grâce de cette dernière, autant vocale que par sa tenue qui évoque Pierrot et colle tout à fait à l'aspect lunaire de sa musique.

Il semblerait même que nous ne soyons pas les seuls à vraiment apprécier l'instant et à ne pas vouloir qu'il s'arrête, puisque le groupe, après un premier rappel de 3 ou 4 chansons, reviendra même une seconde fois pour conclure par un second, mais magistral Daniel, plus proche de l'album que le premier qu'ils ont joué, vraiment très bon avec sa basse omniprésente, mais rendu à ce stade du concert, qui viendra se plaindre que le groupe rejoue une chanson de manière moins originale ? ils auraient même pu jouer une deuxième fois chaque chanson que ça ne m'aurais pas déplu.

Natasha Khan, je t'aime.