dimanche 10 janvier 2010

Tu veux être hype en 2030 ?



Bonjour, alors que la période musicale des années 2000 touche tout juste à sa fin, avant de se poser des questions telles que "Est-ce que les jeunes dans 30 ans nous envieront d'avoir connu cette période ?" (possible, avec la crise du disque, les éditeurs ne produiront plus de nouveautés et les groupes qui tourneront, seront ceux qui marchent le mieux en ce moment, mais en plus vieux), "Quel groupe sera considéré comme LE groupe qui a influencé plein de beau monde entre temps ?" (bon, c'est pas cohérent puisque je viens de dire qu'il n'y aurait pas de beau monde, mais en admettant qu'il y en aura, je répond Animal Collective); posons plutôt la question : " Mais dis-moi, quelles chansons d'aujourd'hui seront devenues des hymnes demain ?".

Personnellement, j'ai déjà réfléchi à la question, donc je t'ai concocté une petite liste, pour pas que tu passes pour un con devant ta descendance (quand t'en aura une) qui te demandera si quand t'étais jeune, t'écoutais les bons titres, ceux qui seront devenus cultes entre temps.

-I Remember Learning How To Dive (Animal Collective) : En plus de donner son nom à ce blog, ce qui est déjà une bonne raison pour l'écouter, cette chanson sera d'une importance première dans le monde de demain, en effet, avec la montée des océans, apprendre à plonger deviendra presque aussi important qu'apprendre à marcher, car sinon, impossible de sortir de chez papa-maman, et impossible de devenir indépendant. Cette chanson sera donc dans le même temps, le remplaçant de I Get Around des Beach Boys pour le côté voyageur, mais aussi celui de My Generation, puisqu'il s'avèrera encore plus criant de liberté et d'indépendance que le titre des Who (ma génération PLONGE à moi, MA GÉNÉRATION, hé ouais!).

-On The Mountain (Angels Of Light)
: Montée des eaux oblige, une bonne partie des grandes villes que nous connaissons sera immergée, donc exit London Calling ou les chansons sur New York, et bienvenue en haut de la montagne.

-Stormy Weather (Jarvis Cocker) : Parce que tu crois vraiment qu'avec un climat de plus en plus extrême il sera possible de chanter Singin' In The Rain sans mourir emporté par une tornade ?

-Funny Like The Moon (Bunky) : Avec les années s'enchainent les revivals, je peux donc affirmer qu'avec un nouveau retour du vintage à la fin des années 2030, cette chanson sera un tube, puisqu'il n'y aura plus de motos nulle part, donc les gosses chanteront cette chanson sans réfléchir et sans trop savoir de quoi ça parle. Comme Take A Walk On The Wild Side, pour ne donner qu'un seul exemple.

-Don't Look Back Into The Sun (The Libertines) : Parce qu'entre la pollution et les nuages de l'accident atomique Irano-Nepalo-Israelo-Americano-Timor Orientalo-Russo-Sino-Nord Coréen (oui, celui qui mis fin à la 3ème guerre mondiale), le soleil ne sera plus que rarement visible, ça sera donc la chanson pleine d'espoir chantée les yeux larmoyants en en rajoutant sur les mimiques à la manière de Imagine ou We Are The World.

-Love In A Trashcan (The Raveonettes): Avec l'utilisation toujours croissante de l'électricité et par la même de l'énergie nucléaire, de nombreux gouvernements ont décidé de réagir en chargeant les populations de stocker elles mêmes les déchets nucléaires, à raison de d'abord 1, puis 2 bidons par foyer, en 2031, le minimum est fixé à 5, mais tout bidon supplémentaire rapportant des primes, nombreux sont les foyers qui entassent plusieurs dizaines de bidons, devenant ainsi une poubelles, Love In A Trashcan remplace donc Quand on a que l'amour (et pourtant, c'est le cas) et toutes les chansons d'amour dans les karaokés.

-Happy Alone (Twisted Charms)
: Oui, c'est bien connu, les déchets radioactifs, c'est pas ce qui se fait de mieux pour la vitalité, son association avec la pollution de l'air toujours grandissante aura donc des effets très néfastes sur la sexualité (en 2037, on dénombre 1278 naissances dans le monde), et par ailleurs, la majorité des histoires d'amour étant désormais motivées par l'élimination de la concurrence, et l'avancement dans l'entreprise, le titre des Twisted Charms remplacera donc le Happy Together des Turtles et celui des Jam.

-Basket Ball Get Your Groove Back (Deerhoof)
: Comme on l'a vu, du point de vue santé,c'est pas la joie et avec ça, il devient difficile d'envisager de faire du sport, étant donné que la moindre course s'avère épuisante, c'est pourquoi, après une première étape de légalisation officieuse du dopage, ce afin de maintenir les standards des générations précédentes, le sport a désormais pris une autre tournure : l'ADN des plus grands athlètes est conservé, et utilisé pour créer de nouveaux sportifs qui seront élevés sous atmosphère énergisante, loin des déchets radioactifs. En tout cas, plus moyen pour le commun des mortels de faire du sport. Chanter Deerhoof, revient donc à chanter l'impossible, de la même façon que chanter J'aurais voulu être un artiste de Daniel Balavoine de nos jours.

-I Must Belong Somewhere (Bright Eyes) : Avec l'augmentation impressionnante du chômage et la nouvelle réforme des universités, les jeunes savent que leurs menus espoirs en l'avenir sont vains. En plus avec la crise du disque, ils ne peuvent même plus espérer devenir rock star ou sportif professionnel. Alors pour se dire que tout n'est pas perdu, ils chantent du Bright Eyes. Même si, avec la bourse désormais centrée à Shanghai et le fait que les concerts, par souci de rentabilité, n'aient plus lieu que dans les stades, ils ne comprennent pas vraiment le "Soundstage in California, televisions in Timesquare", cependant, ils n'hésitent pas à la chanter quand ils revendiquent à la place de l'Internationale.

-Dying Is Fine (Ra Ra Riot) : Tu comprends bien qu'avec ce qu'est devenu le monde, il est désormais difficile de danser sur des chansons qui respirent la joie de vivre, Dying Is Fine remplacera donc au pied levé Born To Be Alive dans les soirées.

Des mauvaises langues pourraient te dire qu'en fait j'ai choisi des chansons qui me plaisaient et que j'ai brodé des explications autour, enfin, moi je fais ça pour ton bien, si tu préfères écouter les autres, pas de problème, mais faudra pas venir te plaindre quand ton gosse aura honte de ramener des amis à la maison parce que tu seras trop has been.

mercredi 6 janvier 2010

Joue là comme Albert


Parfois, quand tu entends la composition d'un groupe, t'as pas mais alors vraiment pas envie de l'aimer, d'autres fois, tu découvres leurs disques par hasard, tu télécharges parce que le nom te plait, et là, même si tu trouves que la voix ressemble vachement à celle du chanteur des Fratellis, tu trouves quand même ça bien meilleur que les Fratellis. Tu fais une recherche rapide sur Wikipédia, pour te renseigner sur qui sont ces Codeine Velvet Club, et là le CHOC, c'est en fait le side-project du chanteur des Fratellis avec une amie de sa femme, le genre de truc qui crée l'incompréhension, comment peut on faire une aussi bonne musique que l'on peut écouter sans poser le cerveau sur le bord de la table ?

L'album est vraiment éloigné des Fratellis, musicalement ça va bien plus loin que le trio "guitare-basse-batterie, jouons vite et fort mais surtout, vite et fort" et ce dès le Hollywood introductif, la voix du type des Fratellis passe presque sans problèmes et la chanteuse a une vraie voix qui compense largement, et les harmonies à la Last Shadow Puppets rendent vraiment super bien, et puis, le meilleur est pour la fin, derrière une intro bossa nova t'attends une reprise de I Am The Resurrection, où tu regretteras que l'album soit sorti fin 2009, parce que du coup tu pourras pas la mettre dans tes chansons de l'année 2010.

Au final, je terminerais par donner un conseil à Mr Fratellis : joue là comme Albert Hammond Jr., et sort plusieurs albums avec ton side-project avant de reprendre (peut être) avec ton groupe.

lundi 28 décembre 2009

I Won't Do What They Told Me


Je suis venu vous parler des Transmusicales, non pas que mes concerts sur les 2 derniers mois se soient limités aux Trans, mais c'est juste que je sais pas quoi dire sur Coming Soon.A part les Black Lips (et encore), je n'ai pas retenu grand chose du festival des Inrocks, mis à part que c'est rigolo de voir la différence de remplissage et d'activité pour 2 concerts d'Ebony Bones dans la même salle à 2 ans d'intervalle. Je ne sais pas comment parler de Danannanaykroyd et Dan Black sans évoquer le pantalon (enfin, du point de vue fonctionnel, on doit pouvoir appeler ça comme ça) de ce dernier. Et puis j'ai pas envie de parler des Horrors et de Factory Floor.

Les Trans donc, après une semaine chargée, autant commencer les concerts dès la fin des cours le vendredi avec La Terre Tremble !!!, c'est gratuit, et puis leurs passages bruitistes à la Deerhoof me font succomber à chaque fois.

Et puis il faut aller au Parc Expo. Juste le temps de goûter la bière et les Chocolate Donuts (dégustation rapide pour cause de jeu de scène un peu trop surfait du chanteur). Parce qu'il convient d'aller vite vérifier un adage encore plus souvent vrai que le célèbre "C'est suédois donc c'est bien", ici, ça sera : "C'est islandais donc c'est encore mieux" avec FM Belfast, un supergroupe islandais (avec entre autre des morceaux de Múm dedans). Et là, c'est le moment où tu te dis que l'Islande, c'est tout de même un pays vachement fantastique, parce que si tu rapportes le nombre de bons groupes au nombre d'habitants, tu obtiens des statistiques impressionnantes (surtout si tu fait le même rapport avec la France et que tu compares, mais après, si t'as envie de pleurer c'est ton problème). Ces extrêmes nordiques sont tout de même capable de te faire apprécier dans le même temps, et les concerts où toute l'instrumentation est assurée par un ordinateur, et Killing In The Name Of de Rage Against The Machine (avec un commentaire sympa : "We hope that RATM never hear this song"), et les collants rouges, c'est pas rien donc. Bon, profiter des collants rouges jusqu'au bout ne sera pas possible puisqu'il faudra courir (oui, courir au sens propre du terme) voir Gaggle, dont le concert a déjà commencé, ou plutôt, est sensé avoir déjà commencé, puisqu'elles commencent au moins avec 10 minutes de retard, j'ai pas plus précis, parce que rester poireauter en attendant que ces dames arrivent, alors que FM Belfast assurent quelques centaines de mètres plus loin, voilà quoi, donc on a encore couru (toujours au sens propre du terme) pour retourner voir un peu de FM Belfast, puis retourner voir Gaggle qui 20 minutes après l'heure, ont quand même commencé. Bon, là franchement, Gaggle c'est vachement bien, mais on m'explique pourquoi elles se barrent avec un quart d'heure d'avance alors qu'elles ont commencé en retard ? J'espère que ce n'était pas une tentative de rappel programmé, parce que de un, ça aurait quand même été vachement prétentieux de la part d'un groupe qui ouvre quasiment le festival, de deux, si c'est le cas elles ont fait un méga-bide parce que tout le monde est parti. En résumé, la grosse déception de la soirée. Du coup, il n'y a plus rien à aller voir pendant 15 minutes, ce qui donne une bonne occasion d'aller boire une autre bière en attendant d'aller voir Slow Joe & The Ginger Accident (qui jouaient déjà à l'Ubu le mercredi, mais j'avais exam de maths, donc ...) qui remplacent Lost Valentinos, c'est plutôt surprenant à voir et à entendre, un indien sans âge, qui un an plus tôt chantait dans la rue dans son pays, mais qui sur scène, est au moins aussi dynamique que le chanteur des Chocolate Donuts 2h plus tôt, sauf que lui a l'air carrément naturel.

Un petit détour par The Phantom Band plus tard (je suis pas vraiment convaincu par ce que j'ai entendu) et on va s'endormir dans les fauteuils géniaux du Hall 5 (le genre de trucs où tu sais quand tu t'y assoies, pas forcément quand est-ce que tu te relèves) en mangeant des frites artisanales (on évitera le stand huitres) accompagnées d'une autre bière. Et tout ça en attendant Jessie Evans, l'environnement y est peut être pour quelque chose, mais j'ai trouvé ça beaucoup moins bien que son concert au Lieu Unique à Nantes il y a un an et demi, après, Toby 'la pieuvre' Dammit est toujours hallucinant derrière les fûts et c'est un très bon concert quand même.
J'ai du mal à en dire autant de Fever Ray, d'accord musicalement c'est super bien, mais je dois avouer trouver un intérêt limité à un concert où l'on voit juste des formes sombres bouger devant des abats-jours qui clignotent (jolis les abats-jours, mais tout de même) avec une communication zéro.

Et puis finalement pour dépenser moins d'argent qu'au parc expo, le samedi soir c'est Bar en Trans, avec les MINF qui jouent en trio puisque Julien est "tombé en vélo du balcon de Lucas, au 2ème étage" dixit Valentin, difficile à entendre vu que le haut parleur au dessus de lui crache les Plasticines beaucoup trop fort pour qu'on puisse l'entendre distinctement (le 1929 à Rennes c'est le genre de bar où enchaîner un concert des MINF, les Plasticines et River of Brakelights de Julian Casablancas, ça leur fait pas peur), bon, du coup, une guitare en moins oblige, la setlist est moins fournie et ils jouent 2 fois plusieurs titres, et ce pendant que le public chante "pose ta bite sur mon épaule" et voue un culte à Lucas. Bon de toute façon le plus drôle, c'est d'aller raconter n'importe quoi à Guillaume pendant qu'il se fait draguer par des groupies pré-pubères (et se faire haïr au passage par ces groupies).

samedi 7 novembre 2009

Cats Are Meant To Be Cool And Cute

[j'avais trouvé une image super bien pour cet article, mais elle est resté à mon chez moi de Rennes, donc elle sera (peut être) là la semaine prochaine. Désolé si tu préfères regarder les images que lire les articles]

Le bon côté des choses quand tu quittes Nantes pour partir étudier à Rennes, c'est que tu peux assister à encore plus de concerts (sans compter que tu te retrouves à faire des études qui te plaisent vraiment, plutôt que bouffer des dizaines d'heures de maths et de physique en prépa). Le mauvais côté, c'est que comme tu n'as plus d'ordinateur, tu n'es plus au courant des sorties de disques.
Du coup, quand tu reviens à Nantes pour les vacances, après avoir été acheter des bières pour une soirée, tu en profites pour t'adonner à un de tes passes-temps préférés : fourrer tes doigts dans les bacs à vinyles.

Et là, qu'elle n'est pas ta surprise en regardant les disques quand tu en vois avec une pochette en noir et blanc, sur lequel tu vois une blonde avec un type en Rayban derrière.

Ouais, je sais que tu as tout de suite su que je parlais des Raveonettes, des suédois encore, qui ont donc sorti un nouvel album, et personne ne m'a prévenu ? donc impossible de s'être fait une idée sur la qualité du disque avant, tu te retrouves donc à découvrir un disque après sa sortie, assez incroyable non ?

A la question qu'est-ce qu'il vaut ce disque, on peut répondre que dans l'idée générale on est dans l'esprit Girlfriend In A Coma des Smiths, à savoir chanter des paroles prétendument sérieuses sur une musique pop et presque joyeuse. Donc là on pourra chanter avec le sourire un refrain qui dit "Boys Who Rape Should All Be Destroyed". Et entre autre joyeusetés on a des chansons comme Wine, Suicide ou encore le très bon D.R.U.G.S.
Mais tout ça ce n'est pas très surprenant de la part d'un groupe dont l'un des meilleurs titres parle de faire l'amour dans une poubelle. Et le problème est là, on reconnait bien les Raveonettes, le son typique, ça donne du 'baby' un peu partout, mais ça n'arrive pas à la cheville d'un album comme Pretty In Black, donc on sort un peu déçu malgré le fait que l'album ne soit pas mauvais.

vendredi 30 octobre 2009

When You Decided To Knock On My Door


Saviez vous que la Suède est le pays au monde qui consacre la part la plus importante de son PIB à la recherche, probablement pas et vous vous en foutez, puisque les probabilités que vous finissiez en blouse blanche et payé des cacahouètes pour chercher des trucs que les gens ne comprendront pas forcément est surement plus faible que la mienne.
Parlons d'autre chose à propos de la Suède, il convient de faire un compte-rendu en bonne et due forme du Inrocks Indie Club, qui s'est tenu à l'Ubu Club le 17 octobre et qui a accueilli le Exlovers Club et le Peter, Bjorn & John Club.

Pour commencer avez-vous déjà vu Pete Doherty et Audrey Tautou former un groupe avec bûcherons et un autre type pour jouer de la basse ? Avec les Exlovers c'est chose faite. Musicalement pas de quoi détruire les briques des piliers de l'Ubu, mais ils sont rigolos quand même parce qu'ils sont tout timides et passent leur temps à regarder par terre, enfin, ça fait une première partie sympa et en plus, c'est mieux sur disque.

Après une bière, il faut vite atteindre le premier rang pour être pile en face de l'hyperactif Peter et pouvoir recevoir quelques crachats (personnellement j'y ai échappé et ne m'en porte pas plus mal).
Ce qui est vachement surprenant c'est justement l'activité sur scène, on pourrait s'attendre à un concert plutôt calme, il n'en est rien, Peter saute partout, Bjorn et John, moins; mais on se demande comment il fait étant donné le peu d'espace dont il dispose, pour ne pas ré-atterrir sur ses pédales, la batterie, les pieds de Bjorn ou nous. Sinon ils jouent les "gros tubes" de Writer's Block : Amsterdam, Young Folks bien sur et surtout let's Call It Off juste après , et les gens bougent un peu moins alors qu'elle est bien meilleure. On a aussi droit à plusieurs chansons de Living Thing et surtout des bouts de reprises à foison : I Wanna Be Adored des Stone Roses, Transmission de Joy Division accompagnée de chorégraphies d'épileptique plutôt convaincante, un Teenage Kicks en rappel ...

Voilà, donc on peut raisonnablement ajouter le trio à la liste des choses qui font que la Suède musicalement c'est cool déjà trop remplie.

dimanche 11 octobre 2009

Do You Love ?


Les Music Is Not Fun on sorti un album, ouais, toi aussi ça te paraît difficilement envisageable parce que tu étais à leurs concerts interrompus par la police, tu t'es tapé la "scène" ridicule d'un opérateur de téléphonie mobile pour les voir à Rock en Seine, et tu les remercie quand même un peu, parce que les knackis sont quand même bien meilleures avec de la sauce HP.

Enfin, les MINF sont des types cools, ça tout le monde le sait, quand à leur album, inutile de préciser que ce n'est pas plus innovant que leur musique en concert, de toute façon ce n'est pas pour ça que tu les écoute, et tu ne t'attendais pas à ce qu'ils se mettent à faire du post-rock sous prétexte qu'ils sortent (enfin) un album.

Bon HP a été un peu retravaillée, du coup elle est encore plus blague. Sinon que dire, tu connais déjà toutes les chansons et ta préférée n'est pas sur l'album, mais tu peux l'acheter quand même, puisqu'il coûte environ une demie-bouchée de pain (en cherchant peu je l'ai eu à 6€, ce qui signifie que même sans chercher, il ne te coûtera pas plus de 10€), et tu vas d'ailleurs profiter de son prix pour en faire le cadeau de noël que tu offriras à tout le monde, et comme ça, avec l'argent que tu auras économisé, tu pourras aller à des concerts.
Et on dit merci qui ?

samedi 10 octobre 2009

No Flash Photography !


Tous les ans c'est la même chose, j'ai beau entendre des albums excellents tout au long de l'année, c'est le dernier qui parle qui a raison, et l'album que je retiens et réécoute sort toujours entre septembre et octobre, autant dire, en ce moment.
L'an dernier il y'a eu le premier album éponyme d'Eugene McGuinness, il y'a 2 ans, le 8ème album d'Animal Collective donc l'écoute vous fournit l'un de vos 5 fruits et légumes par jour. Cette année c'est le 4ème album de Why? : Eskimo Snow, album qu'il vaut mieux écouter maintenant que dans 50 ans, quand plus personne ne commprendra son titre, parce qu'il fera trop chaud et qu'il n'y aura plus de neige, ni d'Eskimos sauf ceux dans les réserves qu'on leur aura ouvert entre 2 puits de pétrole de l'Arctique d'ailleurs.

Bon, en fait après l'intro de rigueur que constitue These Hands, on peut essayer de diviser l'album en 3 parties de 3 chansons, ouais, comme dans les dissertations au lycée. Chez Why?, on est donc organisé, donc en grand I, on a la partie "tu aimes pouvoir suivre une chanson de moins de 4 minutes, sans que la structure change tout le temps avec des refrains qui arrivent au moment où tu t'y attends le moins, bah va bruler ton disque, ça vaut mieux". A noter quand même le petit 1 de cette partie : January Twenty Something, qui vous permettra de vous souvenir de ma date d'anniversaire.
En grand II, vient la partie "ah ouais, tu croyais qu'au bout du 4ème album tu ne pourrais pas être surpris, bah prend toi cette chanson avec une intro effrayante qui te fera penser à un groupe de punk californien minable, tiens j'ai dit punk, bah non, le punk pour nous c'est On Rose Walk, Insomniac, et pour être sur que tu pleure à cause de la claque que tu prendras, on t'as mis un One Rose ultra-chialant juste avant, ouais, on a recyclé le "Looks Like A Sky For Shoeing Horses Under" d'Alopecia, ça te plait pas? bah tant-pis, et puis d'ailleurs c'est notre transition avant le ..."
... Grand III "on t'as fait peur, on est désolé, donc on va terminer avec 3 chansons qui ressemblent beaucoup plus à nos 3 autres albums, et tant pis si c'est moins bien".

Bon, la conclusion de l'album est quelque peu bâclée, enfin, c'est peut être mieux comme ça, on a déjà eu un Brother Sport, un Sea Within A Sea et un The Jeweller's Hand cette année, on peut pas en avoir à chaque fois, ça ferait trop, et l'album est excellent quand même, donc courrez l'écouter.