[j'avais trouvé une image super bien pour cet article, mais elle est resté à mon chez moi de Rennes, donc elle sera (peut être) là la semaine prochaine. Désolé si tu préfères regarder les images que lire les articles]
Le bon côté des choses quand tu quittes Nantes pour partir étudier à Rennes, c'est que tu peux assister à encore plus de concerts (sans compter que tu te retrouves à faire des études qui te plaisent vraiment, plutôt que bouffer des dizaines d'heures de maths et de physique en prépa). Le mauvais côté, c'est que comme tu n'as plus d'ordinateur, tu n'es plus au courant des sorties de disques.
Du coup, quand tu reviens à Nantes pour les vacances, après avoir été acheter des bières pour une soirée, tu en profites pour t'adonner à un de tes passes-temps préférés : fourrer tes doigts dans les bacs à vinyles.
Et là, qu'elle n'est pas ta surprise en regardant les disques quand tu en vois avec une pochette en noir et blanc, sur lequel tu vois une blonde avec un type en Rayban derrière.
Ouais, je sais que tu as tout de suite su que je parlais des Raveonettes, des suédois encore, qui ont donc sorti un nouvel album, et personne ne m'a prévenu ? donc impossible de s'être fait une idée sur la qualité du disque avant, tu te retrouves donc à découvrir un disque après sa sortie, assez incroyable non ?
A la question qu'est-ce qu'il vaut ce disque, on peut répondre que dans l'idée générale on est dans l'esprit Girlfriend In A Coma des Smiths, à savoir chanter des paroles prétendument sérieuses sur une musique pop et presque joyeuse. Donc là on pourra chanter avec le sourire un refrain qui dit "Boys Who Rape Should All Be Destroyed". Et entre autre joyeusetés on a des chansons comme Wine, Suicide ou encore le très bon D.R.U.G.S.
Mais tout ça ce n'est pas très surprenant de la part d'un groupe dont l'un des meilleurs titres parle de faire l'amour dans une poubelle. Et le problème est là, on reconnait bien les Raveonettes, le son typique, ça donne du 'baby' un peu partout, mais ça n'arrive pas à la cheville d'un album comme Pretty In Black, donc on sort un peu déçu malgré le fait que l'album ne soit pas mauvais.
samedi 7 novembre 2009
vendredi 30 octobre 2009
When You Decided To Knock On My Door
Saviez vous que la Suède est le pays au monde qui consacre la part la plus importante de son PIB à la recherche, probablement pas et vous vous en foutez, puisque les probabilités que vous finissiez en blouse blanche et payé des cacahouètes pour chercher des trucs que les gens ne comprendront pas forcément est surement plus faible que la mienne.
Parlons d'autre chose à propos de la Suède, il convient de faire un compte-rendu en bonne et due forme du Inrocks Indie Club, qui s'est tenu à l'Ubu Club le 17 octobre et qui a accueilli le Exlovers Club et le Peter, Bjorn & John Club.
Pour commencer avez-vous déjà vu Pete Doherty et Audrey Tautou former un groupe avec bûcherons et un autre type pour jouer de la basse ? Avec les Exlovers c'est chose faite. Musicalement pas de quoi détruire les briques des piliers de l'Ubu, mais ils sont rigolos quand même parce qu'ils sont tout timides et passent leur temps à regarder par terre, enfin, ça fait une première partie sympa et en plus, c'est mieux sur disque.
Après une bière, il faut vite atteindre le premier rang pour être pile en face de l'hyperactif Peter et pouvoir recevoir quelques crachats (personnellement j'y ai échappé et ne m'en porte pas plus mal).
Ce qui est vachement surprenant c'est justement l'activité sur scène, on pourrait s'attendre à un concert plutôt calme, il n'en est rien, Peter saute partout, Bjorn et John, moins; mais on se demande comment il fait étant donné le peu d'espace dont il dispose, pour ne pas ré-atterrir sur ses pédales, la batterie, les pieds de Bjorn ou nous. Sinon ils jouent les "gros tubes" de Writer's Block : Amsterdam, Young Folks bien sur et surtout let's Call It Off juste après , et les gens bougent un peu moins alors qu'elle est bien meilleure. On a aussi droit à plusieurs chansons de Living Thing et surtout des bouts de reprises à foison : I Wanna Be Adored des Stone Roses, Transmission de Joy Division accompagnée de chorégraphies d'épileptique plutôt convaincante, un Teenage Kicks en rappel ...
Voilà, donc on peut raisonnablement ajouter le trio à la liste des choses qui font que la Suède musicalement c'est cool déjà trop remplie.
dimanche 11 octobre 2009
Do You Love ?
Les Music Is Not Fun on sorti un album, ouais, toi aussi ça te paraît difficilement envisageable parce que tu étais à leurs concerts interrompus par la police, tu t'es tapé la "scène" ridicule d'un opérateur de téléphonie mobile pour les voir à Rock en Seine, et tu les remercie quand même un peu, parce que les knackis sont quand même bien meilleures avec de la sauce HP.
Enfin, les MINF sont des types cools, ça tout le monde le sait, quand à leur album, inutile de préciser que ce n'est pas plus innovant que leur musique en concert, de toute façon ce n'est pas pour ça que tu les écoute, et tu ne t'attendais pas à ce qu'ils se mettent à faire du post-rock sous prétexte qu'ils sortent (enfin) un album.
Bon HP a été un peu retravaillée, du coup elle est encore plus blague. Sinon que dire, tu connais déjà toutes les chansons et ta préférée n'est pas sur l'album, mais tu peux l'acheter quand même, puisqu'il coûte environ une demie-bouchée de pain (en cherchant peu je l'ai eu à 6€, ce qui signifie que même sans chercher, il ne te coûtera pas plus de 10€), et tu vas d'ailleurs profiter de son prix pour en faire le cadeau de noël que tu offriras à tout le monde, et comme ça, avec l'argent que tu auras économisé, tu pourras aller à des concerts.
Et on dit merci qui ?
samedi 10 octobre 2009
No Flash Photography !

Tous les ans c'est la même chose, j'ai beau entendre des albums excellents tout au long de l'année, c'est le dernier qui parle qui a raison, et l'album que je retiens et réécoute sort toujours entre septembre et octobre, autant dire, en ce moment.
L'an dernier il y'a eu le premier album éponyme d'Eugene McGuinness, il y'a 2 ans, le 8ème album d'Animal Collective donc l'écoute vous fournit l'un de vos 5 fruits et légumes par jour. Cette année c'est le 4ème album de Why? : Eskimo Snow, album qu'il vaut mieux écouter maintenant que dans 50 ans, quand plus personne ne commprendra son titre, parce qu'il fera trop chaud et qu'il n'y aura plus de neige, ni d'Eskimos sauf ceux dans les réserves qu'on leur aura ouvert entre 2 puits de pétrole de l'Arctique d'ailleurs.
Bon, en fait après l'intro de rigueur que constitue These Hands, on peut essayer de diviser l'album en 3 parties de 3 chansons, ouais, comme dans les dissertations au lycée. Chez Why?, on est donc organisé, donc en grand I, on a la partie "tu aimes pouvoir suivre une chanson de moins de 4 minutes, sans que la structure change tout le temps avec des refrains qui arrivent au moment où tu t'y attends le moins, bah va bruler ton disque, ça vaut mieux". A noter quand même le petit 1 de cette partie : January Twenty Something, qui vous permettra de vous souvenir de ma date d'anniversaire.
En grand II, vient la partie "ah ouais, tu croyais qu'au bout du 4ème album tu ne pourrais pas être surpris, bah prend toi cette chanson avec une intro effrayante qui te fera penser à un groupe de punk californien minable, tiens j'ai dit punk, bah non, le punk pour nous c'est On Rose Walk, Insomniac, et pour être sur que tu pleure à cause de la claque que tu prendras, on t'as mis un One Rose ultra-chialant juste avant, ouais, on a recyclé le "Looks Like A Sky For Shoeing Horses Under" d'Alopecia, ça te plait pas? bah tant-pis, et puis d'ailleurs c'est notre transition avant le ..."
... Grand III "on t'as fait peur, on est désolé, donc on va terminer avec 3 chansons qui ressemblent beaucoup plus à nos 3 autres albums, et tant pis si c'est moins bien".
Bon, la conclusion de l'album est quelque peu bâclée, enfin, c'est peut être mieux comme ça, on a déjà eu un Brother Sport, un Sea Within A Sea et un The Jeweller's Hand cette année, on peut pas en avoir à chaque fois, ça ferait trop, et l'album est excellent quand même, donc courrez l'écouter.
mercredi 5 août 2009
What cames first, the chicken or the dicken ?

Bon, je pourrais faire une review en bonne et due forme de Humbug, dernier opus en date des Arctic Monkeys, mais j'ai du mal à trouver la motivation pour sortir mon carnet et mon crayon, et puis en plus je dois me préparer à voir une partie de Mongrel, Lee Mavers (je me rappelle juste des derniers noms ajoutés à la programmation) et bien d'autres encore dans le trou du cul de l'Europe (aka la Hongrie) la semaine prochaine donc merde, et puis de toute façon j'ai déjà beaucoup trop écouté cet album, pour tout dire ça va faire une semaine que je n'ai rien écouté d'autre. Donc la flemme de sortir mon carnet, je tape directement, et je ne me relirais presque pas sinon j'arriverais jamais à arréter de me corriger. De toute façon cet article sera surement le plus merdique depuis le début de ce blog, et c'est dire ...
Pour commencer, je n'ai jamais su me l'expliquer mais j'ai toujours eu un problème avec les disques des Arctic Monkeys, mais remontons donc à la fin 2005, je connais déjà une bonne partie des chansons du groupe, je suis super pressé que l'album sorte (en plus ça devait quasiment coïncider avec la date de mon anniversaire, mais ça on s'en fout), mais au moment de l'écouter grosse désillusion, je ne comprend pas, j'aime toutes les chansons sans exceptions, mais les écouter à la suite sur un album en entier m'est impossible, je pleure, j'apprend que le groupe passe en concert à Nantes, après l'écoute de l'album, j'hésite, beaucoup trop, le concert est complet quand je veux prendre ma place, je pleure à nouveau, finalement j'obtiens une place le soir même, elle me coûte 2 fois plus cher qu'elle aurait du, je pleure, je me dis qu'au final je m'en suis bien sorti, le mec voulait se faire 18€ sur mon pauvre dos, il n'en a eu que 8, je pleure un peu moins en me sentant presque gagnant, une fois dans la salle je suis ecrasé dans tous les sens, je pleure une dernière fois, et après ça je m'arrète un instant de pleurer jusqu'à leur prochain album.
Album suivant donc, je découvre un certain nombre de chansons avant la sortie, je me dit que cet album là au moins il devrait me plaire, je finis par l'écouter, je pleure parce que toujours pas.
Et là vient Crying Lightning, là je me dit pendant un instant que cet album là sera peut être le bon, mais une pensée me rattrape "Mais bordel Guillaume, t'as entendu une chanson, et ça y'est, tu te dis que l'album peut être le bon, mais tu déconne violement là, comment tu veux aimer le 3ème essai après avoir été déçu par les 2 premiers".
Sauf que Alleluia, cette pensée fut fausse, et j'ai déjà dit que je parlerais pas de l'album donc j'en parlerais pas. A l'exception d'une chanson : The Jeweller's Hands, parce que là on tombe quand même dans extrêmement jouissif. La ligne de basse est parfaite et fait déjà toute la chanson à elle toute seule, et ils n'ont rien trouvé de mieux que la mettre en valeur avec une batterie et des claviers, avant de la faire rencontrer la voix d'un Alex Turner, qui autant vocalement, que capillairement ou épidermiquement, n'a plus tant de choses à voir avec le Alex Turner de 2005, mais ça ne sera pas moi que vous entendrez s'en plaindre, même si la nouvelle coiffure du Turner se retrouve invariablement associé au très drôle clip de Crying Lightning. Bon passons, toujours est-il qu'on tient là une des meilleures lignes de basse de l'année, qui quand elle s'efface, laisse place aux guitares et à un final magnifique, le genre de final qui géneralement pousse à se repasser l'album tout de suite, ce que je n'arrive pas encore à m'empécher de faire, celà dit je progresse, maintenant j'écoute juste cette chanson en boucle, mais vous comprenez qu'après mes mésaventures des 2 premiers albums, j'ai des choses à rattraper.
Et pour finir, je commenterais les difficultés capillaires turneriennes actuelles en vous donnant un élement de comparaison, de toute façon il n'a jamais autant eu la classe qu'en clown dans cette emission de télé, les cheveux n'ont rien à voir avec ça, point qui marque en même temps la fin de la discussion et celle de cet article lamentable.
jeudi 21 mai 2009
Running in the dark

Le concert de Bat For Lashes d'hier soir fut de loin mon deuxième meilleur de l'année, si sur album, ses chansons sont très bonnes, en concert elles sont fantastiques.
Ceci dit, la plus grande performance revient à David Walters, la première partie, si l'écoute de quelques unes de ses chansons via myspace m'avait déjà laissé très sceptique, sur scène c'est encore plus impressionnant, réussir à avoir un son aussi mal réglé avec des INSTRUMENTAUX PRÉENREGISTRES tient même de l'exploit. Au bout d'environ 2 chanson et demi, la meilleure solution pour échapper à ce calvaire auditif semble être le repli vers le bar du bas, avançant ainsi l'heure de la traditionnelle bière post-première partie.
Et c'est au moment que l'on revient dans la salle que ça devient magnifique, voici Bat For Lashes et la combinaison de Natasha Khan nous fait immédiatement aimer les rayures.
Ça commence plutôt timidement par les 2 premières chansons du deuxième album, mais très rapidement, on est emportés par le flot des chansons, qui s'enchainent de manière si fluide que l'on ne peut les compter.
Et on est séduits par les timides "merci" entre les chansons de Natasha, et par la grâce de cette dernière, autant vocale que par sa tenue qui évoque Pierrot et colle tout à fait à l'aspect lunaire de sa musique.
Il semblerait même que nous ne soyons pas les seuls à vraiment apprécier l'instant et à ne pas vouloir qu'il s'arrête, puisque le groupe, après un premier rappel de 3 ou 4 chansons, reviendra même une seconde fois pour conclure par un second, mais magistral Daniel, plus proche de l'album que le premier qu'ils ont joué, vraiment très bon avec sa basse omniprésente, mais rendu à ce stade du concert, qui viendra se plaindre que le groupe rejoue une chanson de manière moins originale ? ils auraient même pu jouer une deuxième fois chaque chanson que ça ne m'aurais pas déplu.
Natasha Khan, je t'aime.
dimanche 26 avril 2009
You're moving fast but you're going nowhere

Que faire quand on a dépassé la quarantaine et que l'on est un chanteur britannique qui a toujours brillé par la finesse de sa plume, y gagnant au passage une image de chanteur intellectuel et pour intellectuels ?
Hé bien il ne reste plus qu'à sortir un album bourré de grosses guitares, il y'a quelques mois, on a eu le cas de Years Of Refusal de Morrissey, voilà que c'est au tour de Jarvis Cocker, après le premier album duquel on pensait qu'on ne l'entendrais jamais chanter sur une guitare plus saturée que celle de Disco 2000, Morrissey à la limite on peut comprendre, de toute façon un mec qui semble développer autant d'efforts pour qu'on le déteste sortira forcément des albums comme son dernier, mais Jarvis ...
Première surprise avec cet album donc, sur la pochette, il arbore une barbe, déjà relativement bien fournie, et quand on écoute, bah, c'est du rock pour barbus, à quelques lieues de son premier opus et de Girls Like It Too, qui devait figurer et donner son nom à ce deuxième album, qui s'appelle finalement Further Complications, un esprit totalement différent donc (ou pas ?)
Sur le titre éponyme qui ouvre l'album, Jarvis conclut sur un "do you follow me ?", on doit confesser quelques hésitations, après cette chanson, qui, si elle n'est pas désagréable, tranche franchement avec ce qu'on aurait pu attendre. Angela est du même ressort avec un inhabituel solo de guitare, et en entendant Pilchard, on commence à avoir envie de dire "mais putain, Jarvis, tu nous fais quoi comme conneries avec ton vieil instrumental là".
A croire qu'il nous entend, puisqu'on revient à du plus habituel avec Leftovers, même si on se fait à l'idée que l'on va devoir aimer la guitare, qui a relégué au second plan le piano omniprésent du premier album, mais toujours est-il qu'on retrouve le Jarvis qu'on aime le plus : qui propose à des filles dans des musées de rencontrer des dinosaures, jouant une fois de plus avec son image d'intellectuel; image qu'il va envoyer bouler avec I Never Said I Was Deep. Et ce avant de nous balancer un Homewrecker, sur lequel un doit attendre une bonne minute d'intro pleine de cuivres avant d'être certains que l'on écoute une chanson de Jarvis Cocker, suivi de Hold Still, qui fait chanson oubliée du premier album. Grosse guitare à nouveau avec Fucking Song, dont le "I will never get to touch you, so I wrote this song instead" introductif annonce plutôt bien la couleur, enfin, de toute façon, on commence à s'habituer à la guitare, et puis le pire est à venir avec Caucasian Blues, enfin, quand je dis le pire, c'est typiquement la chanson dont je suis incapable de dire si j'aime où je déteste, on dirait une tentative de reprise des Sex Pistols, et on a par moments l'impression d'entendre le chanteur des Hives, donc on ressort forcément avec un sentiment mitigé. On pense ensuite entendre Glory Days avec Slush, sauf que c'est quand même beaucoup moins bien, et puis la conclusion est laissée à You're In My Eyes (Discosong), enfin, disco veut dire que l'on entend effectivement en arrière plan des instrumentaux à consonance disco, mais avec Jarvis qui chante par dessus ça ne peut définitivement pas être aussi mauvais que du disco.
Voilà, je pense que je serais en mesure de vous dire si j'aime ou non cet album dans 2 ou 3 mois, en attendant, jetez quand même une oreille dessus, même si vous devez déjà réécouter respectivement pour la 41ème et 37ème fois les derniers Horrors et Patrick Wolf (ce qui est compréhensible, je vous l'accorde).
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