jeudi 27 mai 2010

My friend, this is the end



Bonjour, aujourd'hui je m'adresse à toi, fan des Strokes. Je sais que tu te languis depuis longtemps de ne pas voir ce 4ème album tant attendu pointer le bout de son nez. Tu penses surement que ce retard est du à la flemmardise et à la vie de famille de ses membres, mais je suis au grand dam de t'annoncer que la vérité est bien plus douloureuse.
En effet, mon grand oncle suisse, ancien professeur à l'institut de Rosey et qui a gardé de très bons rapports avec son ancien élève Julian (avec Nelson Monfort, passé par l'établissement une vingtaine d'années auparavant aussi, mais ici ça n'a que peu d'intérêt) m'a récemment fait suivre un courrier de ce dernier (Julian, j'ai dit que Nelson Monfort on s'en foutait); courrier qui contenait notamment une version provisoire de leur 4ème disque, mais tu ne vas pas tarder à comprendre que cette version risque fort d'être définitive.

Mais je préfère ne pas te parler de ça tout de suite, je vais d'abord te parler du disque en lui-même : Changing Opportunities qui se démarque de ses prédécesseurs pour plusieurs raisons.

Tout d'abord son thème, depuis First Impressions Of Earth, les Strokes ont vieilli, se sont casés, se sont décasés, ont eu des enfants, se sont recasés, sont partis en désintox ... bref, une partie des membres sont désormais mariés avec enfants et leurs vies suivent un chemin tout tracé : ils se doivent d'être responsables, mais ne savent pas encore tout à fait comment s'y prendre, à l'image des "What should I doooo now ?" scandés par Julian Casablancas sur la chanson qui donne son nom au disque; ou encore ce We've Got To Stay In A Strange Way, et ses longues notes de mellotron, qui témoigne de la difficulté à concilier tournées, promotions et vie de famille.
Au sujet de la vie de famille, l'émotion qu'a suscitée chez lui la naissance de son fils : Cal, a poussé Julian à enregistrer la première reprise appelée à figurer sur un album des Strokes : une version de Call Me de Blondie, débordante de claviers et rebaptisée Cal Me pour l'occasion.

Tu te doutes bien qu'avec entre autre les quelques tensions dans le groupe qui avaient été évoquées il y a quelques mois, Julian n'a pas pu faire 15 chansons parlant de son fils avec clavier constipatoire, les autres membres ont aussi voulu y mettre du leur.
À commencer par Nick Valensi, jeune papa lui aussi, et surtout seul Strokes a avoir passé ces 5 dernières années sans avoir sorti d'album. Pour se rattraper, il a décidé d'envoyer du solo de guitare à tout va, et ce, dès Reasons Don't Mean A Thing, la seconde chanson du disque : quasiment 6 minutes de solo sur une chanson de 8 minutes 22, ça fait tout de même beaucoup. Par la suite, le groupe est parvenu à le canaliser en le convaincant qu'il aurait tout de même une bien meilleure acoustique dans le placard à balais du studio.
Fab Moretti, a quand à lui passé un coup de fil à Devendra Banhart, pour l'inviter dans le studio afin de partager des idées, il faut avouer, que réaliser les effets sonores de Can't Go Away Anymore en amenant une vraie mobylette dans le studio, c'était osé, et plutôt réussi.
Passons maintenant à un cas plus difficile : Albert Hammond Jr., en plus d'avoir sorti 2 albums solos, a aussi connu d'autres expériences comme la désintox, il a donc cherché à en parler en donnant des textes sur le sujet à Julian, malheureusement, celui-ci a transformé toutes les références à la drogue en casablancismes : sur Regrets Rediscovered, le "never anymore have a prick" d'Albert devient "never anymore feel conic", pire encore, la chanson I Wish I Could Be Clean Again devient I Wish I Could Be Wishful Again, sans commentaires ...

Observez bien l'homme à droite :


Enfin, vient le cas difficile de Nikolai Fraiture, qui est un peu à l'opposé de Nick Valensi : on lui doit le meilleur album conçu par un membre des Strokes seul, et surtout, il a l'air beaucoup plus cool dans Nickel Eye que dans les Strokes.
Autant dire qu'entre son side-project et son poste de vice-président du CUBI (Comité Unifié des Bassistes à Iroquoise), fonction qu'il partage avec Drew McConnell, il a un peu autre chose à faire que jouer dans un groupe ou de toute façon, il peut faire n'importe quoi, le public en a rien à faire de lui.
Il a donc mis en place un plan machiavélique, visant à pousser le groupe à sa fin : ce plan s'applique sur Time For Revelations, dernier titre de l'album. La première étape consiste à aller donner un bon paquet d'herbe à Moretti et Banhart, ce pour s'assurer de l'absence d'une section rythmique qui tienne la route, puis, il va dire à Julian, sur le ton de la confidence, qu'il ne doit pas se laisser empêcher par les autres de mettre des claviers partout si il pense que c'est ce qu'il y a de mieux, enfin, il va chercher Nick Valensi et l'interrompt dans son solo pour lui dire qu'Albert vient de déclarer qu'il était bien meilleur guitariste que lui. Puis il retourne dans la salle d'enregistrement en se frottant les mains : "hé hé hé, cette chanson devrait être à elle seule plus inécoutable que tout Metal Machine Music, après ça, le groupe ne pourra pas décemment faire un disque de plus".

Et là, c'est le drame, tu te doutes bien que la chanson est affreuse et chiante au possible mais te souviens-tu de la mobylette de Fabrizio Moretti et Devendra Banhart ? et bien après un énième joint, les deux compères ont décidé d'essayer de la conduire dans le studio, Devendra monte en passager et met son casque (mais uniquement pour pouvoir faire un aquarium), et Fab Moretti prend le guidon.
Comme toi et Albert Hammond Jr. le savent, la drogue c'est mal, et Fab Moretti a vite fait de heurter un ampli, projetant Devendra Banhart, qui vient de s'endormir, sur Nikolai Fraiture. Si le choc ne blesse gravement aucun des deux hommes, il est néanmoins suffisant pour immobiliser Nikolai sous Devendra, qui ne s'est pas réveillé. Et si quand il est en tournée, ce dernier se lave pour dire qu'il sent moins mauvais qu'un hippie, sa nature profonde reprend le dessus dès qu'il rentre au bercail. Nikolai Fraiture est donc pris au nez par une forte odeur, et il étouffe peu à peu, les autres membres ne parvenant pas à surmonter l'odeur pour s'approcher et dégager Devendra. Nikolai perd peu à peu ses forces à cause de l'odeur, et il finit par succomber, il parviendra seulement à déclarer entre deux râles : "les Beatles avaient trouvé un sosie pour McCartney, mais jamais personne n'acceptera de me remplacer ha ha ha ha harrr hargh".

Sa famille et ses amis se souviendront de lui comme d'un homme capable de rester classe en toute situation :



Les dates estivales du groupe n'ayant pas été annulées, on peut penser qu'une solution provisoire pour pallier à l'absence de bassiste a été trouvée, mais cette solution risque fort de ne pas durer, et je ne donne pas plus de 3 mois au groupe pour annoncer la mort de Nikolai Fraiture et la fin des Strokes (bien que selon une rumeur, Julian envisage d'initier Cal à la basse), on pourra regretter que le dernier album qu'ils laissent ait été gâché par l'absence de consensus, et s'avère au final plutôt médiocre, cela dit, je compte sur vous pour rendre un dernier hommage à Nikolai en vous procurant ce disque dès sa sortie, en 2011 ou en 2017.

mardi 25 mai 2010

I Was Drunk And I Was Blind


Si on considère que ce Week-End, je me suis mal fait comprendre par une coiffeuse qui m'a par conséquent coupé les cheveux bien plus que ce qui est raisonnable, le moment me semble bien choisi pour te parler des Wave Pictures, un groupe qui déclarait sur son If You Leave It Alone sorti l'année dernière : "I cut my hair and you grew yours, there always have to be the same amount of hair in the world", de circonstance donc.

Cela dit, je ne vais pas disserter sur mes cheveux pendant des heures, puisque je suis là pour te toucher un mot ou deux de Susan Rode The Cyclone, le nouvel album du groupe.

Le disque est dans le prolongement de ses 2 prédécesseurs, à savoir que l'on sent l'influence anti-folk et le côté 'on est potes avec les Herman Düne', mais que ça n'a pas pour autant le défaut d'une partie des disques anti-folk : c'est sympa, mais c'est rien de plus que sympa, donc au final c'est plus chiant qu'autre chose. Ici, on trouve aussi des titres qui savent laisser la part belle aux guitares, comme Kittens dès l'intro et Cinnamon Baby, à la limite du rock progressif.

En fait c'est ce mélange de titres folk et de titres plus musclés qui fait la qualité de leurs disques, même si celui-ci manque peut-être un peu de titres immédiats comme If You Leave It Alone ou Instant Coffee Baby, ses deux prédécesseurs, je te recommande d'ailleurs très chaudement le second, celui-là, je te le recommande aussi, même si à part Marie Again, aucun titre ne m'a vraiment marqué aux premières écoutes.

lundi 3 mai 2010

Sometimes I Can't Find My Good Habit.


L'objectif du jour est de pousser l'art de la transition foireuse à son paroxysme, l'excuse pour y parvenir, ce sera 3 clips.

Je vais commencer par Surprise Hotel, de Fool's Gold, parce que je les ai découvert en concert il y a 2 semaines, ça fait un moment que j'avais entendu parler de leur disque en fait, mais jusque là je croyais que c'était une compilation de faces B des Stone Roses sortie pour le 20ème anniversaire du premier album du groupe avec un peu de retard...
Toujours est-il que quand j'ai appris qu'ils passaient en concert à Nantes et que celui-ci était gratuit pour les détenteurs de la carte Olympic (inutile ici de préciser que je suis détenteur de la carte Olympic), j'y suis allé, en ayant uniquement vu le clip qui suit. Comme tu peux le voir sur la photo d'au-dessus, c'était quand même vachement bien, au passage je te lance un défi "Où est Charlie", si tu arrives à me trouver sans aide sur la photo, tu gagnes un cadeau-surprise. Sinon, en résumé Fool's Gold, je recommande, autant en concert que sur album, et le clip est très bien aussi, ils ont donc tout pour plaire (ouais, sauf qu'ils vendent pas de vinyles à la sortie de leurs concerts, mais personne n'est parfait).





Ensuite je vais enchaîner avec Dans le Ventre du Crocodile de Peter Punk/Disiz. J'ai déjà évoqué ma période rap, et bien il se trouve qu'au début des années 2000, un des albums que j'écoutai le plus était justement Le Poisson Rouge, premier album du bonhomme qui s'appelait encore Disiz la Peste à l'époque, et toujours un très bon disque au demeurant, aujourd'hui je n'écoute presque plus vraiment de rap mais toujours un peu des fois quand même, ce qui tombe plutôt bien puisque lui ne fait plus vraiment de rap mais toujours un peu des fois quand même.
Son changement de style semble en surprendre certains mais c'est parce qu'ils n'avaient surement pas beaucoup écouté le premier album, plein d'auto-dérision et avec déjà, une mention d'Oasis, référence pas forcément évidente à assumer dans le milieu du rap français, sur ce titre, Disiz se contente d'évoquer Cobain et Hendrix. Derrière, l'album est mitigé, on y trouve du bon et du moins bon, mais ça vaut le coût de tenter.
Et le rapport avec Fool's Gold dans tout ça ? Hé bien il faut bien se concentrer, et aux alentours des 2 minutes, vous le verrez.





Pour terminer, j'ai pris un clip un peu plus vieux, puisque toute la dernière partie du clip montre des images d'un concert au Gibus, j'ai décidé de vous mettre une vidéo des Naast ...
Non, en fait je vais rester sur les gens déguisés en animaux qui courent, avec Who Could Win A Rabbit d'Animal Collective. C'est vrai que c'est aussi parce que ça va bien faire 3 ou 4 articles que je n'ai pas parlé d'eux, mais le clip reste très bon, et il me permet de toucher un mot de Oddsac, l'album visuel en collaboration avec Danny Perez, qui est aussi le monsieur qui a fait ce clip. À vrai dire je peux juste parler rapidement de la partie audio, c'est certes peu, mais ça écarte les inquiétudes que j'avais avec Fall Be Kind, ici rien à voir avec Merriweather Post Pavilion, si il fallait rapprocher ce qu'on entend à ce que le groupe a fait par le passé, ça serait éventuellement à des faces B un peu obscures comme Baby Day, et puis de toute façon avec la partie visuelle ça devrait être intéressant, maintenant faudrait juste qu'ils se décident à faire des projections par chez nous, au pire un DVD sort en Juillet mais quand même, quelques dates en France ça serait pas superflu.





J'aurais pu chercher encore d'autres transitions, mais après, ça risque de paraître vraiment tiré par les cheveux. Je tiens juste à dire aux Animal Collective si ils passent par là (ouais, je suis quelqu'un de réaliste) que la salle qu'ils peuvent voir en photo en haut de l'article est un ancien cinéma, et qu'en plus elle va fermer dans moins d'un an, donc une projection d'Oddsac là-bas, ça enverrait du bois.

lundi 19 avril 2010

À l'intérieur de moi un fou chante.



Pour faire dans le conceptuel, aujourd'hui je vais essayer de faire une review en direct [bon, c'est plus en direct, mais tout a été écrit sur le moment] du nouvel album d'un groupe, dont le premier essai est l'un des rares disques que je n'ai pas réussi à écouter jusqu'au bout. J'ai nommés : Crystal Castles.

La grande question étant : 2ème album oblige, arriverai-je à passer la piste 4 ?

Je dois t'avouer que ça commence assez mal, l'intro de Fainting Spell donne dans quelque chose d'assez inaudible, même pour quelqu'un qui a réussi à écouter les 2 premiers Animal Collective d'afillée, ah, en fait c'est pas seulement l'intro mais toute la chanson qui est comme ça avec quelques pauses, enfin, au final ces pauses sont un peu bénies.

J'étais en train de me dire : "un bon point, c'est qu'ils ont retiré les bip-bips insupportables qui m'avaient poussé à bout sur le premier." sauf qu'en fait SURPRISE, sur Celestica, ce PUTAIN DE BIP-BIP REVIENT ET COMMENCE À ME FOUTRE LES NERFS EN PELOTE. Non mais la chanson n'est pas fondamentalement mauvaise, mais pourquoi rajouter ce son partout, putain, ça me fait penser au moustique qui m'a pourri ma nuit avec ses BZZZ.

Là par contre je dois avouer que je trouve pas ça mauvais : des Riot Grrrls synthétiques sur un temps suffisamment court pour que ça ne soit pas chiant, Doe Deer, je prend note, c'est peut être le truc qui me donnera la force de tenir les 10 chansons (putain, 10, merde) qui restent.

Bon, Baptism rebalance un son de synthé constipatoire entrecoupés de passages beuglés à la Karen O, dur, c'est peut être la première fois que je suis heureux d'entendre mon frère commencer à jouer une fois de plus les Red Hot Chili Peppers à la guitare dans la pièce à côté pendant que j'écoute un disque.

Year Of Silence ... c'est moi ou c'est de l'islandais ? Ah oui, c'est Sigur Rós, la révision de leurs chansons donne presque de l'intérêt à la musique, on essaye de reconnaître la chansons originale et du coup on se concentre sur autre chose que la musique. En tout cas, j'ai d'ores et déjà tenu plus longtemps que pour le premier, mais là, avec Empathy, je me mets à douter, je ne crois pas que je vais y arriver, en fait si, mais c'est seulement parce qu'écrire cet article m'amuse, dans d'autres circonstances, j'aurais déjà supprimé le disque de mon ordinateur; mais même en s'amusant, c'est pas pour ça que c'est facile, là, même sans bip-bip, je dois avouer que j'ai du mal, heureusement, ça s'arrête d'un coup et en comparaison l'intro de Suffocation est un signe divin, par contre, le mixage de la voix, je voudrais pas dire mais au début on dirait un croisement entre Superbus et Mylène Farmer. Enfin, au bout de 2 minutes de chansons je retombe dans mon apathie, je porte uniquement un regard très extérieur sur la chose et ça va mieux.

Un petit bilan à mi-parcours s'impose, je pourrais m'imaginer quelque chose du style : fin de la face A, je fais une pause, mais je ne trouverais pas l'envie de reprendre, je ne parle même plus de courage parce que rendu là, ça ne me fait plus grand chose.

Et puis Violent Dreams n'est pas totalement mauvaise au demeurant, dans d'autres circonstances je pourrais apprécier, ou peut-être pas, peut-être que cet album transforme mon cerveau en bouillie non-réactive, peut être qu'arrivé à la fin je ne serais plus jamais le même.
Déjà, je commence à ressentir une sorte d'énervement contenu, la corne de brume de Vietnam n'arrange rien, là encore je suis incapable de penser quoi que ce soit, bon Dieu, cet album est en train de me vider de toute mes convictions, je me dis que continuer ou arrêter ça ne changera plus rien, même la montée de clavier ne me file pas un minimum la gerbe, ma volonté est sapée, un tribunal soviétique pourrait me faire avouer n'importe quoi à l'instant présent. Bordel, mais ça ne me fait vraiment plus rien, ahhh, et voilà un simili-bip en continu encore sur Birds, je crois que je n'y arrive plus, je me dis qu'il ne me reste que 4 bouchées, comme si je devais finir ma ratatouille, et ça va un peu mieux.

Pap Smear, pas de bip, mais comme je dis, ça sonne juste insipide dans l'état dans lequel ce disque m'a mis, j'attends juste la fin, histoire d'avoir été jusqu'au bout, mais ces chansons sont trop longues et je ne suis qu'à la moitié de celle-ci.
Not In Love, que veux tu que je te dise, c'est pareil. Intimate, mais putain, cette intro est imbuvable, correction, la chanson est imbuvable, on peut néanmoins saluer le choix de l'avoir placée à la fin du disque, non mais bordel, dis moi qu'ils ne font quand même pas VRAIMENT 5 minutes de chansons avec que des "bip", ah non, en fait ça va, à 2'30 ils envoient des "schlaschlaschlaschlaschla" pendant une minute avant de revenir aux "bip" de base avec des "wouhou" derrière, là, je suis dépassé.

I Am Made Of Chalk : c'est un peu une cassette de film d'horreur rayée en intro, après on retombe dans l'indifférence , sauf qu'on revit parce que c'est la fin, les bruits me font penser à ceux de je sais plus trop quelle bête bizarre dans je sais plus trop quel film, mais on s'en fiche, la chanson est finie et à part Doe Deer, je ne réécouterais surement jamais ne serai-ce qu'une minute de ce disque.


mercredi 7 avril 2010

I Curse The Last Six Months I've Been Hiding Behind A Moustache


Why ?, j'aime beaucoup et je te l'ai déjà dit, il y a de ça un peu plus d'un an, ils étaient passés à Nantes (mais j'avais pas d'argent donc j'avais été voir Fuck Buttons à la place, c'était gratuit) et à Rennes (mais j'y étais pas encore), et fort heureusement, ils repassaient à Nantes il y a 2 semaines (à part ça je suis quelqu'un de rapide quand il s'agit d'écrire des articles) inloupables donc.

En première partie, on a du local, mais on se réjouit, car c'est plutôt pas mal. Je vais arrêter les frais ici, le premier groupe était The Patriotic Sunday, nantais donc, et je dois avouer que j'ai eu un gros moment d'incompréhension au début du concert : le groupe arrive, j'avance, et là, bien que je sois à une distance raisonnable de la scène, je me retrouve seul au monde, j'ai bien 2-3 mètres, devant, derrière, et sur les côtés, où il n'y a PERSONNE, quand ton dernier concert c'était Arctic Monkeys et que dans cet espace, il y avais bien 87 personnes et un slammeur en plus de toi, ça fait bizarre. Enfin, c'est Nantes quoi, et puis les gens ont quand même fini par avancer. Même si le son est un peu moyen par moment (dès que le guitariste y va un peu trop en fait), enfin, c'est Nantes quoi, le concert est bon, le groupe possède un certain nombre de titre efficace tout en étant assez développés.

Ensuite, Josiah Wolf, batteur de Why ?, viens pousser la chansonnette pour quelques titres assez différents de ce que fait Why ?, mais qui ont néanmoins un texte qui fait mouche. Le seul problème étant le public qui passe son temps à discuter, si bien que tu as plus l'impression d'être en cours de physique qu'à un concert, enfin, c'est Nantes quoi.

Enfin, arrivent Why ?, et là soit les gens arrêtent de parler soit on ne les entend plus. Avant le concert, je m'étais dit "ils peuvent commencer par n'importe quelle chanson, mais si ils jouent These Few Presidents, là ça pourra devenir énorme". Et ça tombe bien, ils commencent leur concert par These Few Presidents, qui va être suivie par un January 27 Something toujours aussi bon. Puis Yoni Wolf se met à siffler dans son micro pour nous offrir un Gnashville qui s'enchaînera sans transition avec Against Me, et là, on est montés sur le nuage, d'autant plus que le groupe s'apprête à nous balancer un autre enchainement sans transition avec These Hands et The Vowels.
Rendu là, ils posent un peu le jeu, en continuant avec Good Friday et Rubber Traits, pour sortir de la bipolarité Alopecia/Eskimo Snow, mais surtout parce que c'est beau.
Et là BAM, le groupe te recueille légèrement refroidi pour envoyer FATALIST PALMISTRY, orgie donc, et plus besoin de rien après. Même si on ne crache absolument pas sur le medley A Sky For Shoeing Horses Under/Twenty Eight; derrière ça, This Blackest Purse confirme que la fin d'Eskimo Snow est vraiment trop molle, et The Hollows conclut à merveille le concert, avant un rappel avec Sanddollars (tout de même incontournable) et une chanson du side-project de Yoni Wolf et du guitariste dont je n'ai pas retenu le nom (ni celui de la chanson, ni celui du guitariste, et celui du projet non plus en fait) et qui n'est pas indiquée sur la setlist que m'a donné Yoni Wolf (même plus besoin de se battre pour l'avoir, maintenant, le chanteur te la donne, enfin, la lâche juste au dessus de toi).

Les seuls regrets que je pourrais avoir, c'est un On Rose Walk, Insomniac, qui aurait quand même pu envoyer du gros pâté et te remettre le nez dedans juste après Rubber Traits pour enchaîner ensuite sans transition avec Fatalist Palmistry. Enfin, avec le répertoire de Why ?, il est évident qu'on ne peut pas attendre une chanson en particulier, de toute façon, le concert sera excellent même sans.


Sinon, vu le temps que je met à pondre des reviews, je pense que je ne trouverais jamais la motivation pour écrire celle de mes dernières aventures, donc je te dirais juste que tu y aurais trouvé quelques mots sur mon prof de chimie de l'année dernière (avec probablement les anecdotes qui vont avec), des gens où tu sais pas exactement si ils savent quels groupes ils vont voir en concert, des questions embarrassantes posées par des anglais et des questions débiles posées par des français qui sont vraiment trop mauvais en anglais. Mais aussi des chanteurs obsédés par "The Blinding Terror Of Existence" et des extraits du film The Night Of The Hunter qui n'ont rien à voir avec des retours à pied sous la pleine Lune.

Merci.

mardi 23 mars 2010

Flaaaaaâââââsh


Chose assez exceptionnelle aujourd'hui, tu vas lire un article qui n'a même pas été écrit en trente secondes à une heure indécente alors que j'aurais eu autre chose à faire. En fait, après avoir relu en diagonale mes quelques derniers articles, j'ai constaté que plus ça allait, moins je parlais musique et plus je faisais des blagues moisies à la place. Je me suis dit qu'à ce rythme là, il me resterait bientôt que deux solutions, soit je continuais à raconter n'importe quoi sur fond musical, au quel cas tu avais droit à un article sur le 4ème album des Strokes (quitte à raconter n'importe quoi, autant que ça soit de l'exclusif) ou sur le dernier MGMT, mais sachant que l'album a leaké samedi dernier (celui de MGMT hein, celui des Strokes faudra au moins attendre 2012) je vais plutôt mettre en œuvre ma 2ème possibilité : laisser la partie hype de ma personne s'exprimer pour te parler de Congratulations.

Ce qui m'avait fait rire avec le premier disque du groupe, c'était qu'on sentait bien que malgré des titres bien pop, le groupe cherchait aussi à faire de la musique plus tordue, sauf que le mélange des deux, ils n'y arrivaient pas encore, puisque la face A était constituée entièrement de tubes et que tout le n'importe quoi terminait sur la face B, 2 faces-2 albums donc.

Bref, avec ce 2ème disque, le groupe a déclaré vouloir s'éloigner de ses tubes, ils y arrivent, mais peut être pas de la meilleure façon à mes yeux : les chansons dépassent pour la plupart les 4 minutes mais au fond, ça n'apporte pas grand chose, It's Working constitue une très bonne intro avec la voix qui sort de nulle part, mais comme elle dure un peut trop, on se déconcentre dès le début et c'est seulement la montée Someone's Missing qui ramène notre attention sur le disque; de même Brian Eno aurait gagnée à être plus courte, après 3 minutes 30, elle devient même franchement irritante, et pourtant, en ignorant ça la chanson est excellente (et pas seulement parce qu'elle parle de Brian Eno). Le problème, c'est que sur un disque avec de telles chansons, des titres comme Song For Dan Treacy ou I Found A Whistle semblent pas marquantes au possible. Alors qu'avec les 2 minutes 30 de Someone's Missing, Flash Delirium ne passe que mieux, même si je continue bizarrement à lui trouver une ressemblance avec The View From The Afternoon (enfin, c'est surtout la guitare derrière les chœurs qui fait ça en fait).
Après, même si la recette ne marche pas à tous les coups, les MGMT restent des gens très doués, donc Siberian Breaks et Lady Dada's Nightmare sont tout de même d'excellents titres qui remplissent bien l'objectif de l'album. Et puis le retour à la simplicité avec Congratulation nous laisse sur une très bonne impression du disque.
C'est donc un disque qui, sans être mauvais (loin de là) est quand même bien loin d'être parfait mais nous fera attendre avec impatience le 3ème opus du groupe, pour pouvoir écouter leur évolution achevée sur un disque qui sera vraiment trop bonnard de bout en bout.

[Et sinon, non, je n'étais bel et bien pas inspiré pour le titre]

mercredi 17 mars 2010

Braaaaaâââââh


Bon, les choses vont très mal, depuis que je suis un peu les statistiques de ce blog, je me suis rendu compte qu'on pouvait le trouver en tapant dans google des choses comme "qu'est ce qu'etre hype" ou encore "explication de la chanson: j'aurais voulu etre un artiste balavoine", bon ça passe, et puis je l'ai un peu cherché (et ils ont pas du être déçu les gens), mais là quelqu'un est arrivé sur mon blog en cherchant "textes débiles" et là, ça troue un peu plus le cul, surtout quand on voit qu'on est référencé entre "Quelles sont les paroles les plus débiles des chansons françaises ..." et les paroles d'une chanson de Patrick Sébastien (bon, seulement en page 2, mais putain, Patrick Sébastien quoi), c'est des choses qui vous détruisent un homme ça, si cet article est le dernier, consultez les pages faits divers des journaux d'Ille-et-Vilaine ou les pages obsèques de ceux de Loire-Atlantique, et vous comprendrez.

Enfin, en fait je me plains mais j'ai pas vraiment d'article qui vont avec, et puis de toute façon mes textes sont débiles et dignes de Patrick Sébastien. Du coup la suite de cet article sera générée aléatoirement par le site charabia.net, je modifierais juste les noms des groupes pour qu'il soient ceux sur qui j'aurais pu écrire lors des 17 derniers mois, si j'avais été inspiré et motivé, vous pouvez quand même aller les écouter, pour ceux pour qui ce n'est pas déjà fait.

Nouvelle galette du groupe suisse Jónsi

Avec une régularité de coucou suisse, ils reviennent. Jónsi, dont la dernière tournée européenne n'aura laissé personne indifférent, nous épastrouillent avec la petite merveille qu'ils nous avaient promis depuis 6 mois. Quelle claque! Les huit titres de "Ragged Angels" annoncent la nouvelle inspiration de ce groupe de hardcore. Les compos de Robbert Joyce sont éblouissantes de sensibilité orageuse, et mènent le fan attentif là où les harmonies intangibles se font perspectives caligaresques.


Nouveau LP du groupe {{{Sunset}}}

Si chaque production de {{{Sunset}}} marquait une nouvelle étape dans la boucherie éléctrique, "You are an absolute moron" marque une sorte de pause. Vous serez privés du bohneur immense que nous avions ressenti en écoutant les douze merveilleux morceaux de "IV", le premier opus du groupe. Toutefois, nos amis armoricains expérimentent de nouveaux espaces du speed-metal indus, ce qui renouvelle le parc musical.


Le label japonais DFT va sortir un truc de reprises de Morbid Angel.
Y figureront les groupes suivants: The Wave Pictures, The Besnard Lake, Lightspeed Champion, Au et Xiu Xiu.
Est-ce un hommage sincère ou un moyen de grapiller l'argent des fans?

Merci.

PS : le titre de cet article n'est pas le cri du blogger de sexe masculin à l'agonie mais celui du Caribou, d'où l'image, en fait à la base je voulais vous parler de Caribou (ouais, je vois bien les 2 du fond qui sont au courant du retour de Radiobutt dire "ah ouais en fait le type il a pas de personnalité, après Portugal. The Man il prend un autre album Radiobutt, il a l'intention de tous nous les faire ou quoi ?", je vous rassure, c'est pas vraiment mon objectif, mais juste qu'après une longue absence du site, c'est un peu l'inondation du côté des disques Radiobutt, et que généralement, les disques Radiobutt c'est le bien, donc je suis obligé d'en parler un peu) mais en fait, ma très bonne opinion après une ou 2 écoutes pas attentives était surtout due à la grande qualité de Jamelia, dernière chanson de l'album, à part ça, je dois avouer que je suis moins convaincu, enfin, vous pouvez aller jeter une oreille quand même.