vendredi 9 juillet 2010

Somehow I stay thin, while the other guys go fat


Puisqu'il y a des groupes dont on ne peut toucher un mot que quand ils ont droit à des rééditions, aujourd'hui, je vais te parler de Big Audio Dynamite, groupe formé par Mick Jones à son éviction des Clash et dont le premier disque This Is Big Audio Dynamite est ressorti il y a quelques semaines.

Je sais pas si je te l'ai déjà dit mais mon disque préféré des Clash est Sandinista!, pour sa liberté et son absence totale de limite : faire chanter le batteur pour la seule fois sur un disque des Clash, ouvrir l'album avec un enchaînement entre un titre qui dit coucou au hip hop et un autre qui fait bonjour à la Motown, balancer plusieurs titres qui tendent sérieusement vers le rockabilly, puis 4 ou 5 dubs, faire chanter à des enfants une de leurs chansons sur le chômage, amener un chien dans le studio pour enregistrer le final d'un titre ... Sur ce disque, absolument tout est possible, tout.
Après la suite est connue, le groupe a mis au moins 10 ans avant de toucher un seul centime grâce aux ventes de l'album (en même temps, quand tu sors un triple vinyle au prix d'un simple, faut pas t'attendre à gagner beaucoup), la presse l'a descendu en flèche, seule une moitié s'est rétractée depuis. Enfin, le groupe a continué son bonhomme de chemin en sortant un disque avec de bons gros tubes de derrière les fagots.

Si je te parle de Sandinista!, c'est parce que chez BAD, on retrouve complétement cette liberté, à la différence près que Mick Jones étant tout seul, on a d'un côté plus de trouvailles à partir de samples, de plus grandes similitudes avec le hip hop; et de l'autre on n'a plus de traces ni de rockabilly dans les chansons, ni de Joe Strummer ou de Paul Simonon dans les clips du groupe, enfin si, admettons, mais sachant qu'ils jouent des flics empêcheurs de tourner en rond, au final c'est une façon de plus d'affirmer sa liberté tout en envoyant indirectement à son ancien groupe le message : "vous êtes quand même pas drôles" (par la suite, la formule retard/pétards à l'origine de son renvoi a d'ailleurs fait des miracles en matière de production, débouchant sur de très grands disques comme Down In Albion de Babyshambles).

En ce qui concerne l'album en lui même, on peut déjà repérer que grâce à cette réédition, l'album est passé dans les rayons variété internationale de chez Leclerc, ce qui réserve d'agréables moments : quand tu fouilles dans les bacs à vinyle, avec du BAD en bande son et que tu entends des pré-pubères se balader dans le rayon en se demandant où elles peuvent trouver les disques de Lady Gaga, le choc quoi.
À part ça il est composé de titres imprévisibles, avec des sons qui sortent de nulle part, comme les extraits de Western sur Medicine Show (dont tu retrouveras le clip en dessous), après plusieurs écoutes, c'est vraiment cette impression de liberté qui reste en mémoire, ainsi qui le tube E=MC² qui a le bon goût de parler de relativité (et qui est au passage beaucoup plus exact du point de vue de la physique que le Speed X Distance = Time des Blonde Redhead).

Sur ce je te laisse avec le fameux clip, j'aurais plein de choses à dire qui n'ont rien à voir avec le groupe, mais elles attendront un prochain article.

mardi 8 juin 2010

Do You Remember Summer Days ?



Puisque je fais mes reviews de concert de plus en plus tard, aujourd'hui, je vais te parler d'un concert qui a eu lieu le 22 mai, ce coup-ci j'ai une excuse, j'avais du travail et d'autres articles à publier. Il y a plus de 2 semaines, j'ai donc été voir Spirit Of Moondog, tribute-band à Moondog donc, pour plus d'informations sur le personnage, rendez-vous , moi je n'ai pas envie d'en parler dans cet article.

Bref, Spirit of Moondog tente de reprendre, comme son nom l'indique, l'esprit de Moondog, puisque le groupe est constitué du suédois Stefan Lakatos l'un de ses anciens musiciens qui joue sur un instrument de son invention (un instrument à percussion on suppose, bien que ce soit difficile à saisir), ainsi que d'une section de saxophones impressionnante.

À vrai dire en arrivant au Château des Ducs de Bretagne, on flippe un peu parce que la première partie est assurée par une école de musique, ce qui n'est pas sans rappeler l'époque où tu allais voir les spectacles de tes petits frères et que où tu applaudissais poliment à la fin. Heureusement, là on a du breuvage goûtu pour s'occuper, et puis, il faut avouer que le cadre du Château est assez idyllique : il y a de la verdure, du soleil, et une légère brise qui te touche les cheveux et t'embrasse le visage, c'est beau.

Et surtout, quand le groupe arrive, ça devient grand : les sons sont invraisemblables, on pourrait croire que les saxophones jouent avec un synthétiseur, mais tout est naturel et bien plus beau qu'un synthétiseur. Le reste de la section instrumentale sait aussi s'effacer quand il faut, parfois même en quittant la scène en plein morceau, et dans ces moments là, seul le talent de Stefan Lakatos et les inventions géniales de Moondog, qu'elles soient dans la musique ou dans les instruments s'expriment, en temps normal je suis incapable d'écouter seulement des percussions pendant plus de 2 minutes, mais là elles emportent tellement loin que c'est avec plaisir qu'on répond à l'invitation de fermer les yeux pour mieux apprécier le moment.
Du reste, les anecdotes font rêver, et la voix, même juste un murmure derrière les instruments, fait passer des messages d'importances tels "down is up and up is down because the world is wrong". Ces paroles résument d'ailleurs à elle seules le concert : on est davantage dans le domaine du rêve que dans l'ancienne demeure d'Anne de Bretagne, ce qui explique d'ailleurs que j'ai bien du mal à trouver des mots qui m'apparaissent justes pour en parler.

mardi 1 juin 2010

You're Not Foolin' Anybody


Bonjour, le programme du jour est de poursuivre l'hommage à Nikolai Fraiture avec un article sur Scout Niblett, qui est tout de même un peu son sosie en version féminine, et qui en plus se permet d'être beaucoup plus active que les Strokes, puisqu'après avoir elle aussi sorti son premier album en 2001, elle nous en a offert pas moins de 4 autres (agrémentés de 3 EP). Je vais te parler du dernier d'entre eux : The Calculation Of Scout Niblett.

Ce disque, c'est typiquement l'album qui déborde d'énergie même sur les chansons calmes, surement parce qu'autant sur les titres énervés que sur ceux plus calme, on joue pas mal avec tous les clichés du grunge : voix éraillée, guitare saturée comme il faut, Steve Albini à la production ... Sauf que la musique va plus chercher dans le blues que le grunge, et accessoirement, le fait qu'on ait une voix féminine plutôt que les braillements d'un ventre à bière à cheveux gras en chemise de bucheron, apporte aussi pas mal.
La demoiselle a beaucoup été comparée à PJ Harvey, ça se comprend facilement, un peu à Cat Power, pourquoi pas, enfin, moi ce qui me marque c'est Kings, une chanson qui autant sur la voix que sur les guitares fait penser à du Jefferson Airplane une fois le trip acide terminé, c'est d'ailleurs un de mes titres favoris du disque, le seul reproche qu'on puisse lui faire, c'est qu'il est suivi par Lucy Lucifer, une chanson vraiment insupportable, même pour quelqu'un comme moi qui d'habitude apprécie les chansons de moins de 2 minutes.

Mis à part cette chanson, on a un disque fort sympathique, donc tu peux même l'écouter autrement qu'en pensant à feu Fraiture (très mauvais, je suis désolé).


Et autrement, je dois aussi te parler d'Elsinore, parce qu'un EP qui s'appelle The Chemicals, ça ne s'invente pas, que le clip de la chanson éponyme est très cool, bien qu'ils manipulent les produits chimiques n'importe comment et que je suis un peu sceptique quand à l'existence du ballon rodé en pyrex au début du XXème siècle, même si il devait quand même y en avoir quelques-uns, sinon je vois pas trop comment Victor Grignard aurait pu synthétiser des Organo-magnésiens en 1912 ... enfin bref, regarde ce clip et chope le EP.

jeudi 27 mai 2010

My friend, this is the end



Bonjour, aujourd'hui je m'adresse à toi, fan des Strokes. Je sais que tu te languis depuis longtemps de ne pas voir ce 4ème album tant attendu pointer le bout de son nez. Tu penses surement que ce retard est du à la flemmardise et à la vie de famille de ses membres, mais je suis au grand dam de t'annoncer que la vérité est bien plus douloureuse.
En effet, mon grand oncle suisse, ancien professeur à l'institut de Rosey et qui a gardé de très bons rapports avec son ancien élève Julian (avec Nelson Monfort, passé par l'établissement une vingtaine d'années auparavant aussi, mais ici ça n'a que peu d'intérêt) m'a récemment fait suivre un courrier de ce dernier (Julian, j'ai dit que Nelson Monfort on s'en foutait); courrier qui contenait notamment une version provisoire de leur 4ème disque, mais tu ne vas pas tarder à comprendre que cette version risque fort d'être définitive.

Mais je préfère ne pas te parler de ça tout de suite, je vais d'abord te parler du disque en lui-même : Changing Opportunities qui se démarque de ses prédécesseurs pour plusieurs raisons.

Tout d'abord son thème, depuis First Impressions Of Earth, les Strokes ont vieilli, se sont casés, se sont décasés, ont eu des enfants, se sont recasés, sont partis en désintox ... bref, une partie des membres sont désormais mariés avec enfants et leurs vies suivent un chemin tout tracé : ils se doivent d'être responsables, mais ne savent pas encore tout à fait comment s'y prendre, à l'image des "What should I doooo now ?" scandés par Julian Casablancas sur la chanson qui donne son nom au disque; ou encore ce We've Got To Stay In A Strange Way, et ses longues notes de mellotron, qui témoigne de la difficulté à concilier tournées, promotions et vie de famille.
Au sujet de la vie de famille, l'émotion qu'a suscitée chez lui la naissance de son fils : Cal, a poussé Julian à enregistrer la première reprise appelée à figurer sur un album des Strokes : une version de Call Me de Blondie, débordante de claviers et rebaptisée Cal Me pour l'occasion.

Tu te doutes bien qu'avec entre autre les quelques tensions dans le groupe qui avaient été évoquées il y a quelques mois, Julian n'a pas pu faire 15 chansons parlant de son fils avec clavier constipatoire, les autres membres ont aussi voulu y mettre du leur.
À commencer par Nick Valensi, jeune papa lui aussi, et surtout seul Strokes a avoir passé ces 5 dernières années sans avoir sorti d'album. Pour se rattraper, il a décidé d'envoyer du solo de guitare à tout va, et ce, dès Reasons Don't Mean A Thing, la seconde chanson du disque : quasiment 6 minutes de solo sur une chanson de 8 minutes 22, ça fait tout de même beaucoup. Par la suite, le groupe est parvenu à le canaliser en le convaincant qu'il aurait tout de même une bien meilleure acoustique dans le placard à balais du studio.
Fab Moretti, a quand à lui passé un coup de fil à Devendra Banhart, pour l'inviter dans le studio afin de partager des idées, il faut avouer, que réaliser les effets sonores de Can't Go Away Anymore en amenant une vraie mobylette dans le studio, c'était osé, et plutôt réussi.
Passons maintenant à un cas plus difficile : Albert Hammond Jr., en plus d'avoir sorti 2 albums solos, a aussi connu d'autres expériences comme la désintox, il a donc cherché à en parler en donnant des textes sur le sujet à Julian, malheureusement, celui-ci a transformé toutes les références à la drogue en casablancismes : sur Regrets Rediscovered, le "never anymore have a prick" d'Albert devient "never anymore feel conic", pire encore, la chanson I Wish I Could Be Clean Again devient I Wish I Could Be Wishful Again, sans commentaires ...

Observez bien l'homme à droite :


Enfin, vient le cas difficile de Nikolai Fraiture, qui est un peu à l'opposé de Nick Valensi : on lui doit le meilleur album conçu par un membre des Strokes seul, et surtout, il a l'air beaucoup plus cool dans Nickel Eye que dans les Strokes.
Autant dire qu'entre son side-project et son poste de vice-président du CUBI (Comité Unifié des Bassistes à Iroquoise), fonction qu'il partage avec Drew McConnell, il a un peu autre chose à faire que jouer dans un groupe ou de toute façon, il peut faire n'importe quoi, le public en a rien à faire de lui.
Il a donc mis en place un plan machiavélique, visant à pousser le groupe à sa fin : ce plan s'applique sur Time For Revelations, dernier titre de l'album. La première étape consiste à aller donner un bon paquet d'herbe à Moretti et Banhart, ce pour s'assurer de l'absence d'une section rythmique qui tienne la route, puis, il va dire à Julian, sur le ton de la confidence, qu'il ne doit pas se laisser empêcher par les autres de mettre des claviers partout si il pense que c'est ce qu'il y a de mieux, enfin, il va chercher Nick Valensi et l'interrompt dans son solo pour lui dire qu'Albert vient de déclarer qu'il était bien meilleur guitariste que lui. Puis il retourne dans la salle d'enregistrement en se frottant les mains : "hé hé hé, cette chanson devrait être à elle seule plus inécoutable que tout Metal Machine Music, après ça, le groupe ne pourra pas décemment faire un disque de plus".

Et là, c'est le drame, tu te doutes bien que la chanson est affreuse et chiante au possible mais te souviens-tu de la mobylette de Fabrizio Moretti et Devendra Banhart ? et bien après un énième joint, les deux compères ont décidé d'essayer de la conduire dans le studio, Devendra monte en passager et met son casque (mais uniquement pour pouvoir faire un aquarium), et Fab Moretti prend le guidon.
Comme toi et Albert Hammond Jr. le savent, la drogue c'est mal, et Fab Moretti a vite fait de heurter un ampli, projetant Devendra Banhart, qui vient de s'endormir, sur Nikolai Fraiture. Si le choc ne blesse gravement aucun des deux hommes, il est néanmoins suffisant pour immobiliser Nikolai sous Devendra, qui ne s'est pas réveillé. Et si quand il est en tournée, ce dernier se lave pour dire qu'il sent moins mauvais qu'un hippie, sa nature profonde reprend le dessus dès qu'il rentre au bercail. Nikolai Fraiture est donc pris au nez par une forte odeur, et il étouffe peu à peu, les autres membres ne parvenant pas à surmonter l'odeur pour s'approcher et dégager Devendra. Nikolai perd peu à peu ses forces à cause de l'odeur, et il finit par succomber, il parviendra seulement à déclarer entre deux râles : "les Beatles avaient trouvé un sosie pour McCartney, mais jamais personne n'acceptera de me remplacer ha ha ha ha harrr hargh".

Sa famille et ses amis se souviendront de lui comme d'un homme capable de rester classe en toute situation :



Les dates estivales du groupe n'ayant pas été annulées, on peut penser qu'une solution provisoire pour pallier à l'absence de bassiste a été trouvée, mais cette solution risque fort de ne pas durer, et je ne donne pas plus de 3 mois au groupe pour annoncer la mort de Nikolai Fraiture et la fin des Strokes (bien que selon une rumeur, Julian envisage d'initier Cal à la basse), on pourra regretter que le dernier album qu'ils laissent ait été gâché par l'absence de consensus, et s'avère au final plutôt médiocre, cela dit, je compte sur vous pour rendre un dernier hommage à Nikolai en vous procurant ce disque dès sa sortie, en 2011 ou en 2017.

mardi 25 mai 2010

I Was Drunk And I Was Blind


Si on considère que ce Week-End, je me suis mal fait comprendre par une coiffeuse qui m'a par conséquent coupé les cheveux bien plus que ce qui est raisonnable, le moment me semble bien choisi pour te parler des Wave Pictures, un groupe qui déclarait sur son If You Leave It Alone sorti l'année dernière : "I cut my hair and you grew yours, there always have to be the same amount of hair in the world", de circonstance donc.

Cela dit, je ne vais pas disserter sur mes cheveux pendant des heures, puisque je suis là pour te toucher un mot ou deux de Susan Rode The Cyclone, le nouvel album du groupe.

Le disque est dans le prolongement de ses 2 prédécesseurs, à savoir que l'on sent l'influence anti-folk et le côté 'on est potes avec les Herman Düne', mais que ça n'a pas pour autant le défaut d'une partie des disques anti-folk : c'est sympa, mais c'est rien de plus que sympa, donc au final c'est plus chiant qu'autre chose. Ici, on trouve aussi des titres qui savent laisser la part belle aux guitares, comme Kittens dès l'intro et Cinnamon Baby, à la limite du rock progressif.

En fait c'est ce mélange de titres folk et de titres plus musclés qui fait la qualité de leurs disques, même si celui-ci manque peut-être un peu de titres immédiats comme If You Leave It Alone ou Instant Coffee Baby, ses deux prédécesseurs, je te recommande d'ailleurs très chaudement le second, celui-là, je te le recommande aussi, même si à part Marie Again, aucun titre ne m'a vraiment marqué aux premières écoutes.

lundi 3 mai 2010

Sometimes I Can't Find My Good Habit.


L'objectif du jour est de pousser l'art de la transition foireuse à son paroxysme, l'excuse pour y parvenir, ce sera 3 clips.

Je vais commencer par Surprise Hotel, de Fool's Gold, parce que je les ai découvert en concert il y a 2 semaines, ça fait un moment que j'avais entendu parler de leur disque en fait, mais jusque là je croyais que c'était une compilation de faces B des Stone Roses sortie pour le 20ème anniversaire du premier album du groupe avec un peu de retard...
Toujours est-il que quand j'ai appris qu'ils passaient en concert à Nantes et que celui-ci était gratuit pour les détenteurs de la carte Olympic (inutile ici de préciser que je suis détenteur de la carte Olympic), j'y suis allé, en ayant uniquement vu le clip qui suit. Comme tu peux le voir sur la photo d'au-dessus, c'était quand même vachement bien, au passage je te lance un défi "Où est Charlie", si tu arrives à me trouver sans aide sur la photo, tu gagnes un cadeau-surprise. Sinon, en résumé Fool's Gold, je recommande, autant en concert que sur album, et le clip est très bien aussi, ils ont donc tout pour plaire (ouais, sauf qu'ils vendent pas de vinyles à la sortie de leurs concerts, mais personne n'est parfait).





Ensuite je vais enchaîner avec Dans le Ventre du Crocodile de Peter Punk/Disiz. J'ai déjà évoqué ma période rap, et bien il se trouve qu'au début des années 2000, un des albums que j'écoutai le plus était justement Le Poisson Rouge, premier album du bonhomme qui s'appelait encore Disiz la Peste à l'époque, et toujours un très bon disque au demeurant, aujourd'hui je n'écoute presque plus vraiment de rap mais toujours un peu des fois quand même, ce qui tombe plutôt bien puisque lui ne fait plus vraiment de rap mais toujours un peu des fois quand même.
Son changement de style semble en surprendre certains mais c'est parce qu'ils n'avaient surement pas beaucoup écouté le premier album, plein d'auto-dérision et avec déjà, une mention d'Oasis, référence pas forcément évidente à assumer dans le milieu du rap français, sur ce titre, Disiz se contente d'évoquer Cobain et Hendrix. Derrière, l'album est mitigé, on y trouve du bon et du moins bon, mais ça vaut le coût de tenter.
Et le rapport avec Fool's Gold dans tout ça ? Hé bien il faut bien se concentrer, et aux alentours des 2 minutes, vous le verrez.





Pour terminer, j'ai pris un clip un peu plus vieux, puisque toute la dernière partie du clip montre des images d'un concert au Gibus, j'ai décidé de vous mettre une vidéo des Naast ...
Non, en fait je vais rester sur les gens déguisés en animaux qui courent, avec Who Could Win A Rabbit d'Animal Collective. C'est vrai que c'est aussi parce que ça va bien faire 3 ou 4 articles que je n'ai pas parlé d'eux, mais le clip reste très bon, et il me permet de toucher un mot de Oddsac, l'album visuel en collaboration avec Danny Perez, qui est aussi le monsieur qui a fait ce clip. À vrai dire je peux juste parler rapidement de la partie audio, c'est certes peu, mais ça écarte les inquiétudes que j'avais avec Fall Be Kind, ici rien à voir avec Merriweather Post Pavilion, si il fallait rapprocher ce qu'on entend à ce que le groupe a fait par le passé, ça serait éventuellement à des faces B un peu obscures comme Baby Day, et puis de toute façon avec la partie visuelle ça devrait être intéressant, maintenant faudrait juste qu'ils se décident à faire des projections par chez nous, au pire un DVD sort en Juillet mais quand même, quelques dates en France ça serait pas superflu.





J'aurais pu chercher encore d'autres transitions, mais après, ça risque de paraître vraiment tiré par les cheveux. Je tiens juste à dire aux Animal Collective si ils passent par là (ouais, je suis quelqu'un de réaliste) que la salle qu'ils peuvent voir en photo en haut de l'article est un ancien cinéma, et qu'en plus elle va fermer dans moins d'un an, donc une projection d'Oddsac là-bas, ça enverrait du bois.

lundi 19 avril 2010

À l'intérieur de moi un fou chante.



Pour faire dans le conceptuel, aujourd'hui je vais essayer de faire une review en direct [bon, c'est plus en direct, mais tout a été écrit sur le moment] du nouvel album d'un groupe, dont le premier essai est l'un des rares disques que je n'ai pas réussi à écouter jusqu'au bout. J'ai nommés : Crystal Castles.

La grande question étant : 2ème album oblige, arriverai-je à passer la piste 4 ?

Je dois t'avouer que ça commence assez mal, l'intro de Fainting Spell donne dans quelque chose d'assez inaudible, même pour quelqu'un qui a réussi à écouter les 2 premiers Animal Collective d'afillée, ah, en fait c'est pas seulement l'intro mais toute la chanson qui est comme ça avec quelques pauses, enfin, au final ces pauses sont un peu bénies.

J'étais en train de me dire : "un bon point, c'est qu'ils ont retiré les bip-bips insupportables qui m'avaient poussé à bout sur le premier." sauf qu'en fait SURPRISE, sur Celestica, ce PUTAIN DE BIP-BIP REVIENT ET COMMENCE À ME FOUTRE LES NERFS EN PELOTE. Non mais la chanson n'est pas fondamentalement mauvaise, mais pourquoi rajouter ce son partout, putain, ça me fait penser au moustique qui m'a pourri ma nuit avec ses BZZZ.

Là par contre je dois avouer que je trouve pas ça mauvais : des Riot Grrrls synthétiques sur un temps suffisamment court pour que ça ne soit pas chiant, Doe Deer, je prend note, c'est peut être le truc qui me donnera la force de tenir les 10 chansons (putain, 10, merde) qui restent.

Bon, Baptism rebalance un son de synthé constipatoire entrecoupés de passages beuglés à la Karen O, dur, c'est peut être la première fois que je suis heureux d'entendre mon frère commencer à jouer une fois de plus les Red Hot Chili Peppers à la guitare dans la pièce à côté pendant que j'écoute un disque.

Year Of Silence ... c'est moi ou c'est de l'islandais ? Ah oui, c'est Sigur Rós, la révision de leurs chansons donne presque de l'intérêt à la musique, on essaye de reconnaître la chansons originale et du coup on se concentre sur autre chose que la musique. En tout cas, j'ai d'ores et déjà tenu plus longtemps que pour le premier, mais là, avec Empathy, je me mets à douter, je ne crois pas que je vais y arriver, en fait si, mais c'est seulement parce qu'écrire cet article m'amuse, dans d'autres circonstances, j'aurais déjà supprimé le disque de mon ordinateur; mais même en s'amusant, c'est pas pour ça que c'est facile, là, même sans bip-bip, je dois avouer que j'ai du mal, heureusement, ça s'arrête d'un coup et en comparaison l'intro de Suffocation est un signe divin, par contre, le mixage de la voix, je voudrais pas dire mais au début on dirait un croisement entre Superbus et Mylène Farmer. Enfin, au bout de 2 minutes de chansons je retombe dans mon apathie, je porte uniquement un regard très extérieur sur la chose et ça va mieux.

Un petit bilan à mi-parcours s'impose, je pourrais m'imaginer quelque chose du style : fin de la face A, je fais une pause, mais je ne trouverais pas l'envie de reprendre, je ne parle même plus de courage parce que rendu là, ça ne me fait plus grand chose.

Et puis Violent Dreams n'est pas totalement mauvaise au demeurant, dans d'autres circonstances je pourrais apprécier, ou peut-être pas, peut-être que cet album transforme mon cerveau en bouillie non-réactive, peut être qu'arrivé à la fin je ne serais plus jamais le même.
Déjà, je commence à ressentir une sorte d'énervement contenu, la corne de brume de Vietnam n'arrange rien, là encore je suis incapable de penser quoi que ce soit, bon Dieu, cet album est en train de me vider de toute mes convictions, je me dis que continuer ou arrêter ça ne changera plus rien, même la montée de clavier ne me file pas un minimum la gerbe, ma volonté est sapée, un tribunal soviétique pourrait me faire avouer n'importe quoi à l'instant présent. Bordel, mais ça ne me fait vraiment plus rien, ahhh, et voilà un simili-bip en continu encore sur Birds, je crois que je n'y arrive plus, je me dis qu'il ne me reste que 4 bouchées, comme si je devais finir ma ratatouille, et ça va un peu mieux.

Pap Smear, pas de bip, mais comme je dis, ça sonne juste insipide dans l'état dans lequel ce disque m'a mis, j'attends juste la fin, histoire d'avoir été jusqu'au bout, mais ces chansons sont trop longues et je ne suis qu'à la moitié de celle-ci.
Not In Love, que veux tu que je te dise, c'est pareil. Intimate, mais putain, cette intro est imbuvable, correction, la chanson est imbuvable, on peut néanmoins saluer le choix de l'avoir placée à la fin du disque, non mais bordel, dis moi qu'ils ne font quand même pas VRAIMENT 5 minutes de chansons avec que des "bip", ah non, en fait ça va, à 2'30 ils envoient des "schlaschlaschlaschlaschla" pendant une minute avant de revenir aux "bip" de base avec des "wouhou" derrière, là, je suis dépassé.

I Am Made Of Chalk : c'est un peu une cassette de film d'horreur rayée en intro, après on retombe dans l'indifférence , sauf qu'on revit parce que c'est la fin, les bruits me font penser à ceux de je sais plus trop quelle bête bizarre dans je sais plus trop quel film, mais on s'en fiche, la chanson est finie et à part Doe Deer, je ne réécouterais surement jamais ne serai-ce qu'une minute de ce disque.