lundi 19 avril 2010

À l'intérieur de moi un fou chante.



Pour faire dans le conceptuel, aujourd'hui je vais essayer de faire une review en direct [bon, c'est plus en direct, mais tout a été écrit sur le moment] du nouvel album d'un groupe, dont le premier essai est l'un des rares disques que je n'ai pas réussi à écouter jusqu'au bout. J'ai nommés : Crystal Castles.

La grande question étant : 2ème album oblige, arriverai-je à passer la piste 4 ?

Je dois t'avouer que ça commence assez mal, l'intro de Fainting Spell donne dans quelque chose d'assez inaudible, même pour quelqu'un qui a réussi à écouter les 2 premiers Animal Collective d'afillée, ah, en fait c'est pas seulement l'intro mais toute la chanson qui est comme ça avec quelques pauses, enfin, au final ces pauses sont un peu bénies.

J'étais en train de me dire : "un bon point, c'est qu'ils ont retiré les bip-bips insupportables qui m'avaient poussé à bout sur le premier." sauf qu'en fait SURPRISE, sur Celestica, ce PUTAIN DE BIP-BIP REVIENT ET COMMENCE À ME FOUTRE LES NERFS EN PELOTE. Non mais la chanson n'est pas fondamentalement mauvaise, mais pourquoi rajouter ce son partout, putain, ça me fait penser au moustique qui m'a pourri ma nuit avec ses BZZZ.

Là par contre je dois avouer que je trouve pas ça mauvais : des Riot Grrrls synthétiques sur un temps suffisamment court pour que ça ne soit pas chiant, Doe Deer, je prend note, c'est peut être le truc qui me donnera la force de tenir les 10 chansons (putain, 10, merde) qui restent.

Bon, Baptism rebalance un son de synthé constipatoire entrecoupés de passages beuglés à la Karen O, dur, c'est peut être la première fois que je suis heureux d'entendre mon frère commencer à jouer une fois de plus les Red Hot Chili Peppers à la guitare dans la pièce à côté pendant que j'écoute un disque.

Year Of Silence ... c'est moi ou c'est de l'islandais ? Ah oui, c'est Sigur Rós, la révision de leurs chansons donne presque de l'intérêt à la musique, on essaye de reconnaître la chansons originale et du coup on se concentre sur autre chose que la musique. En tout cas, j'ai d'ores et déjà tenu plus longtemps que pour le premier, mais là, avec Empathy, je me mets à douter, je ne crois pas que je vais y arriver, en fait si, mais c'est seulement parce qu'écrire cet article m'amuse, dans d'autres circonstances, j'aurais déjà supprimé le disque de mon ordinateur; mais même en s'amusant, c'est pas pour ça que c'est facile, là, même sans bip-bip, je dois avouer que j'ai du mal, heureusement, ça s'arrête d'un coup et en comparaison l'intro de Suffocation est un signe divin, par contre, le mixage de la voix, je voudrais pas dire mais au début on dirait un croisement entre Superbus et Mylène Farmer. Enfin, au bout de 2 minutes de chansons je retombe dans mon apathie, je porte uniquement un regard très extérieur sur la chose et ça va mieux.

Un petit bilan à mi-parcours s'impose, je pourrais m'imaginer quelque chose du style : fin de la face A, je fais une pause, mais je ne trouverais pas l'envie de reprendre, je ne parle même plus de courage parce que rendu là, ça ne me fait plus grand chose.

Et puis Violent Dreams n'est pas totalement mauvaise au demeurant, dans d'autres circonstances je pourrais apprécier, ou peut-être pas, peut-être que cet album transforme mon cerveau en bouillie non-réactive, peut être qu'arrivé à la fin je ne serais plus jamais le même.
Déjà, je commence à ressentir une sorte d'énervement contenu, la corne de brume de Vietnam n'arrange rien, là encore je suis incapable de penser quoi que ce soit, bon Dieu, cet album est en train de me vider de toute mes convictions, je me dis que continuer ou arrêter ça ne changera plus rien, même la montée de clavier ne me file pas un minimum la gerbe, ma volonté est sapée, un tribunal soviétique pourrait me faire avouer n'importe quoi à l'instant présent. Bordel, mais ça ne me fait vraiment plus rien, ahhh, et voilà un simili-bip en continu encore sur Birds, je crois que je n'y arrive plus, je me dis qu'il ne me reste que 4 bouchées, comme si je devais finir ma ratatouille, et ça va un peu mieux.

Pap Smear, pas de bip, mais comme je dis, ça sonne juste insipide dans l'état dans lequel ce disque m'a mis, j'attends juste la fin, histoire d'avoir été jusqu'au bout, mais ces chansons sont trop longues et je ne suis qu'à la moitié de celle-ci.
Not In Love, que veux tu que je te dise, c'est pareil. Intimate, mais putain, cette intro est imbuvable, correction, la chanson est imbuvable, on peut néanmoins saluer le choix de l'avoir placée à la fin du disque, non mais bordel, dis moi qu'ils ne font quand même pas VRAIMENT 5 minutes de chansons avec que des "bip", ah non, en fait ça va, à 2'30 ils envoient des "schlaschlaschlaschlaschla" pendant une minute avant de revenir aux "bip" de base avec des "wouhou" derrière, là, je suis dépassé.

I Am Made Of Chalk : c'est un peu une cassette de film d'horreur rayée en intro, après on retombe dans l'indifférence , sauf qu'on revit parce que c'est la fin, les bruits me font penser à ceux de je sais plus trop quelle bête bizarre dans je sais plus trop quel film, mais on s'en fiche, la chanson est finie et à part Doe Deer, je ne réécouterais surement jamais ne serai-ce qu'une minute de ce disque.


mercredi 7 avril 2010

I Curse The Last Six Months I've Been Hiding Behind A Moustache


Why ?, j'aime beaucoup et je te l'ai déjà dit, il y a de ça un peu plus d'un an, ils étaient passés à Nantes (mais j'avais pas d'argent donc j'avais été voir Fuck Buttons à la place, c'était gratuit) et à Rennes (mais j'y étais pas encore), et fort heureusement, ils repassaient à Nantes il y a 2 semaines (à part ça je suis quelqu'un de rapide quand il s'agit d'écrire des articles) inloupables donc.

En première partie, on a du local, mais on se réjouit, car c'est plutôt pas mal. Je vais arrêter les frais ici, le premier groupe était The Patriotic Sunday, nantais donc, et je dois avouer que j'ai eu un gros moment d'incompréhension au début du concert : le groupe arrive, j'avance, et là, bien que je sois à une distance raisonnable de la scène, je me retrouve seul au monde, j'ai bien 2-3 mètres, devant, derrière, et sur les côtés, où il n'y a PERSONNE, quand ton dernier concert c'était Arctic Monkeys et que dans cet espace, il y avais bien 87 personnes et un slammeur en plus de toi, ça fait bizarre. Enfin, c'est Nantes quoi, et puis les gens ont quand même fini par avancer. Même si le son est un peu moyen par moment (dès que le guitariste y va un peu trop en fait), enfin, c'est Nantes quoi, le concert est bon, le groupe possède un certain nombre de titre efficace tout en étant assez développés.

Ensuite, Josiah Wolf, batteur de Why ?, viens pousser la chansonnette pour quelques titres assez différents de ce que fait Why ?, mais qui ont néanmoins un texte qui fait mouche. Le seul problème étant le public qui passe son temps à discuter, si bien que tu as plus l'impression d'être en cours de physique qu'à un concert, enfin, c'est Nantes quoi.

Enfin, arrivent Why ?, et là soit les gens arrêtent de parler soit on ne les entend plus. Avant le concert, je m'étais dit "ils peuvent commencer par n'importe quelle chanson, mais si ils jouent These Few Presidents, là ça pourra devenir énorme". Et ça tombe bien, ils commencent leur concert par These Few Presidents, qui va être suivie par un January 27 Something toujours aussi bon. Puis Yoni Wolf se met à siffler dans son micro pour nous offrir un Gnashville qui s'enchaînera sans transition avec Against Me, et là, on est montés sur le nuage, d'autant plus que le groupe s'apprête à nous balancer un autre enchainement sans transition avec These Hands et The Vowels.
Rendu là, ils posent un peu le jeu, en continuant avec Good Friday et Rubber Traits, pour sortir de la bipolarité Alopecia/Eskimo Snow, mais surtout parce que c'est beau.
Et là BAM, le groupe te recueille légèrement refroidi pour envoyer FATALIST PALMISTRY, orgie donc, et plus besoin de rien après. Même si on ne crache absolument pas sur le medley A Sky For Shoeing Horses Under/Twenty Eight; derrière ça, This Blackest Purse confirme que la fin d'Eskimo Snow est vraiment trop molle, et The Hollows conclut à merveille le concert, avant un rappel avec Sanddollars (tout de même incontournable) et une chanson du side-project de Yoni Wolf et du guitariste dont je n'ai pas retenu le nom (ni celui de la chanson, ni celui du guitariste, et celui du projet non plus en fait) et qui n'est pas indiquée sur la setlist que m'a donné Yoni Wolf (même plus besoin de se battre pour l'avoir, maintenant, le chanteur te la donne, enfin, la lâche juste au dessus de toi).

Les seuls regrets que je pourrais avoir, c'est un On Rose Walk, Insomniac, qui aurait quand même pu envoyer du gros pâté et te remettre le nez dedans juste après Rubber Traits pour enchaîner ensuite sans transition avec Fatalist Palmistry. Enfin, avec le répertoire de Why ?, il est évident qu'on ne peut pas attendre une chanson en particulier, de toute façon, le concert sera excellent même sans.


Sinon, vu le temps que je met à pondre des reviews, je pense que je ne trouverais jamais la motivation pour écrire celle de mes dernières aventures, donc je te dirais juste que tu y aurais trouvé quelques mots sur mon prof de chimie de l'année dernière (avec probablement les anecdotes qui vont avec), des gens où tu sais pas exactement si ils savent quels groupes ils vont voir en concert, des questions embarrassantes posées par des anglais et des questions débiles posées par des français qui sont vraiment trop mauvais en anglais. Mais aussi des chanteurs obsédés par "The Blinding Terror Of Existence" et des extraits du film The Night Of The Hunter qui n'ont rien à voir avec des retours à pied sous la pleine Lune.

Merci.

mardi 23 mars 2010

Flaaaaaâââââsh


Chose assez exceptionnelle aujourd'hui, tu vas lire un article qui n'a même pas été écrit en trente secondes à une heure indécente alors que j'aurais eu autre chose à faire. En fait, après avoir relu en diagonale mes quelques derniers articles, j'ai constaté que plus ça allait, moins je parlais musique et plus je faisais des blagues moisies à la place. Je me suis dit qu'à ce rythme là, il me resterait bientôt que deux solutions, soit je continuais à raconter n'importe quoi sur fond musical, au quel cas tu avais droit à un article sur le 4ème album des Strokes (quitte à raconter n'importe quoi, autant que ça soit de l'exclusif) ou sur le dernier MGMT, mais sachant que l'album a leaké samedi dernier (celui de MGMT hein, celui des Strokes faudra au moins attendre 2012) je vais plutôt mettre en œuvre ma 2ème possibilité : laisser la partie hype de ma personne s'exprimer pour te parler de Congratulations.

Ce qui m'avait fait rire avec le premier disque du groupe, c'était qu'on sentait bien que malgré des titres bien pop, le groupe cherchait aussi à faire de la musique plus tordue, sauf que le mélange des deux, ils n'y arrivaient pas encore, puisque la face A était constituée entièrement de tubes et que tout le n'importe quoi terminait sur la face B, 2 faces-2 albums donc.

Bref, avec ce 2ème disque, le groupe a déclaré vouloir s'éloigner de ses tubes, ils y arrivent, mais peut être pas de la meilleure façon à mes yeux : les chansons dépassent pour la plupart les 4 minutes mais au fond, ça n'apporte pas grand chose, It's Working constitue une très bonne intro avec la voix qui sort de nulle part, mais comme elle dure un peut trop, on se déconcentre dès le début et c'est seulement la montée Someone's Missing qui ramène notre attention sur le disque; de même Brian Eno aurait gagnée à être plus courte, après 3 minutes 30, elle devient même franchement irritante, et pourtant, en ignorant ça la chanson est excellente (et pas seulement parce qu'elle parle de Brian Eno). Le problème, c'est que sur un disque avec de telles chansons, des titres comme Song For Dan Treacy ou I Found A Whistle semblent pas marquantes au possible. Alors qu'avec les 2 minutes 30 de Someone's Missing, Flash Delirium ne passe que mieux, même si je continue bizarrement à lui trouver une ressemblance avec The View From The Afternoon (enfin, c'est surtout la guitare derrière les chœurs qui fait ça en fait).
Après, même si la recette ne marche pas à tous les coups, les MGMT restent des gens très doués, donc Siberian Breaks et Lady Dada's Nightmare sont tout de même d'excellents titres qui remplissent bien l'objectif de l'album. Et puis le retour à la simplicité avec Congratulation nous laisse sur une très bonne impression du disque.
C'est donc un disque qui, sans être mauvais (loin de là) est quand même bien loin d'être parfait mais nous fera attendre avec impatience le 3ème opus du groupe, pour pouvoir écouter leur évolution achevée sur un disque qui sera vraiment trop bonnard de bout en bout.

[Et sinon, non, je n'étais bel et bien pas inspiré pour le titre]

mercredi 17 mars 2010

Braaaaaâââââh


Bon, les choses vont très mal, depuis que je suis un peu les statistiques de ce blog, je me suis rendu compte qu'on pouvait le trouver en tapant dans google des choses comme "qu'est ce qu'etre hype" ou encore "explication de la chanson: j'aurais voulu etre un artiste balavoine", bon ça passe, et puis je l'ai un peu cherché (et ils ont pas du être déçu les gens), mais là quelqu'un est arrivé sur mon blog en cherchant "textes débiles" et là, ça troue un peu plus le cul, surtout quand on voit qu'on est référencé entre "Quelles sont les paroles les plus débiles des chansons françaises ..." et les paroles d'une chanson de Patrick Sébastien (bon, seulement en page 2, mais putain, Patrick Sébastien quoi), c'est des choses qui vous détruisent un homme ça, si cet article est le dernier, consultez les pages faits divers des journaux d'Ille-et-Vilaine ou les pages obsèques de ceux de Loire-Atlantique, et vous comprendrez.

Enfin, en fait je me plains mais j'ai pas vraiment d'article qui vont avec, et puis de toute façon mes textes sont débiles et dignes de Patrick Sébastien. Du coup la suite de cet article sera générée aléatoirement par le site charabia.net, je modifierais juste les noms des groupes pour qu'il soient ceux sur qui j'aurais pu écrire lors des 17 derniers mois, si j'avais été inspiré et motivé, vous pouvez quand même aller les écouter, pour ceux pour qui ce n'est pas déjà fait.

Nouvelle galette du groupe suisse Jónsi

Avec une régularité de coucou suisse, ils reviennent. Jónsi, dont la dernière tournée européenne n'aura laissé personne indifférent, nous épastrouillent avec la petite merveille qu'ils nous avaient promis depuis 6 mois. Quelle claque! Les huit titres de "Ragged Angels" annoncent la nouvelle inspiration de ce groupe de hardcore. Les compos de Robbert Joyce sont éblouissantes de sensibilité orageuse, et mènent le fan attentif là où les harmonies intangibles se font perspectives caligaresques.


Nouveau LP du groupe {{{Sunset}}}

Si chaque production de {{{Sunset}}} marquait une nouvelle étape dans la boucherie éléctrique, "You are an absolute moron" marque une sorte de pause. Vous serez privés du bohneur immense que nous avions ressenti en écoutant les douze merveilleux morceaux de "IV", le premier opus du groupe. Toutefois, nos amis armoricains expérimentent de nouveaux espaces du speed-metal indus, ce qui renouvelle le parc musical.


Le label japonais DFT va sortir un truc de reprises de Morbid Angel.
Y figureront les groupes suivants: The Wave Pictures, The Besnard Lake, Lightspeed Champion, Au et Xiu Xiu.
Est-ce un hommage sincère ou un moyen de grapiller l'argent des fans?

Merci.

PS : le titre de cet article n'est pas le cri du blogger de sexe masculin à l'agonie mais celui du Caribou, d'où l'image, en fait à la base je voulais vous parler de Caribou (ouais, je vois bien les 2 du fond qui sont au courant du retour de Radiobutt dire "ah ouais en fait le type il a pas de personnalité, après Portugal. The Man il prend un autre album Radiobutt, il a l'intention de tous nous les faire ou quoi ?", je vous rassure, c'est pas vraiment mon objectif, mais juste qu'après une longue absence du site, c'est un peu l'inondation du côté des disques Radiobutt, et que généralement, les disques Radiobutt c'est le bien, donc je suis obligé d'en parler un peu) mais en fait, ma très bonne opinion après une ou 2 écoutes pas attentives était surtout due à la grande qualité de Jamelia, dernière chanson de l'album, à part ça, je dois avouer que je suis moins convaincu, enfin, vous pouvez aller jeter une oreille quand même.

jeudi 11 mars 2010

Some Kind Of Plastic I Could Wrap Around You



Comme je t'en avais déjà parlé dans mon article sur les bâtards qui sont pas foutus de jouer une chanson de leur album dans un festival hongrois alors que plus de la moitié du groupe est là. Je fais régulièrement des rechutes hip hop, mais en fait c'est pas de ça dont je vais te parler aujourd'hui, puisque je vais te parler de Portugal. The Man, cela dit, comme je trouve que le nom du groupe fait un peu hip hop (ouais, faut se l'imaginer en Porrrrtugal da Manzzz, c'est élégant et distingué), que leur album s'appelle American Ghetto, et qu'ils ont des rythmiques lourdes dans le bon sens du terme (du genre lourd comme les basses de Humbug plutôt que comme les boîtes à rythme de 2/3 des chansons des années 80), et bien je vais quand même les introduire en parlant hip hop, ça sera toujours mieux que "Bon, en fait le Portugal j'y ai jamais été, j'ai été en Espagne mais juste pour 20 minutes, et puis ...", introduction qui serait encore plus moisie que moisie, donc on va arrêter les frais.

Première indication, de grande importance, les Portugal. The Man ne viennent pas du Portugal mais de Portland, même nombre de lettres, ça commence pareil, mais l'un des deux lieux a tout de même beaucoup plus fait ses preuves en matière de bons groupes.

Seconde indication, puisque je suis quand même sensé causer musique à la base, comme je l'ai déjà évoqué, les rythmiques envoient du pâté, et s'alternent et se mélangent à merveille avec des chœurs plus lunaires, et tout un tas de choses jolies qui forment une sorte de tissu musical développé et complexe. Mais sans aller chercher la qualité dans le compliqué, une chanson comme Do What We Do, c'est juste beau, des titres comme The Dead Dog, ou encore l'enchaînement 60 Years/All My People/1000 Years (le groupe doit d'ailleurs verser des droits aux Tri Yann pour cet enchaînement, avoir mis 60 et 1000 Years sur un même album ayant été pris pour un plagiat de La Jument de Michaud), c'est juste diablement efficace pour te faire bouger le bassin tout en te faisant agiter le bras de haut en bas et de droite à gauche (je doute que tu visualises le mouvement, mais tant pis) sur le refrain, et ce particulièrement sur All My People. Un vrai bon disque quoi, en plus, je suis sur que toi aussi tu aimes la pochette.

Enfin, pour terminer, tout de même deux mots avec de vrais morceaux de hip hop dedans, je vais parler rapidement du dernier Gorillaz. Quand le "casting" a été annoncé il y a quelques mois, il y avait plus de quoi être inquiet qu'autre chose, on pouvait craindre d'être déçu, à ça n'aurait pas été la première déception du genre. Mais c'était sans compter sur le talent encore plus énorme que ce que l'on croyait de Damon Albarn, qui fait qu'au final le disque est excellent, très cohérent, et puis les featurings ne font jamais "de trop", en bref, le disque a tout pour lui, ce qui est une bonne raison de l'écouter en boucle et d'ignorer tout ce qui sort autour, mais jette quand même une oreille à Portugal. The Man, tu verras, ça la vaut.

samedi 6 mars 2010

Bang bang le tournevis


Bonjour, après une période d'activité assez inhabituelle, je t'ai encore laissé pendant un mois sans article, enfin, j'ose espérer que tu n'as pas besoin de moi au point de déprimer quand je n'écris pas, et que tu sais aussi aller lire ailleurs. Comme excuse à mon mutisme, je dirais que depuis fin janvier je n'avais pas grand chose d'autre à faire qu'écrire des articles, donc je n'ai eu aucune idée.
Maintenant que je devrais être à faire autre chose, je vais te parler du 2ème album de Milkymee, une française exilée en Suède, qui chante en anglais et fait des tournées au Japon, autrement dit, quelqu'un dont on entendra jamais parler chez nous, puisque des exceptions comme le succès miraculeux de Phoenix l'année dernière, ça ne devrais pas ré-arriver de sitôt, et c'est tout de même dommage.

J'avais découvert le premier disque de la demoiselle en l'écoutant par hasard dans un grand magasin de disques, à l'époque où, quand je voyais de nouveaux disques, je me disais "tiens, machin a sorti un nouveau disque !" et pas "ah, le nouvel album de machin ne sort que maintenant, ça fait bien 3 mois qu'il a leaké pourtant !"
Pour ce disque, je l'ai quand même jouée à l'ancienne, puisqu'on ne le trouve pas aisément sur les blogs qui approvisionnent (ou plutôt approvisionnaient, parce que c'est la crise en ce moment, et les bons blogs musicaux disparaissent les uns après les autres) en nouveauté.

Pour se consoler de ces disparitions on a donc ce disque très réussi, là ou le premier était un peu inégal et trainait quelque longueurs, celui-ci est beaucoup plus immédiat, tout en réussissant à faire dans la diversité en mêlant ballades, comptines et titres plus musclés, et ce tout en restant cohérent, en grande partie grâce à la voix de Émilie Hanak, légèrement éraillée, et qui permet de passer d'une comptine comme Douda à un titre explosif comme Screwdriver, d'ailleurs Émilie au passage, tu dédies ton disque "To All The Ladies In The Place, With Style & Grace" aux femmes qui ont été importantes dans ta vie, mais en attendant, avec un titre dont le refrain dit "I'm A Screwdriver, Bang Bang Bang", tu donnes du grain à moudre à tout ceux qui sont du genre à dire que la place de la femme est à la cuisine, et que les outils de bricolage, elle a mieux fait de les laisser entre les mains plus compétentes de son mari. Cela dit on te pardonnera, en disant qu'au fond, un tournevis ça n'a pas vraiment de bruit caractéristique. Mis à part cette erreur pas dramatique, le disque est bon de bout en bout et vaut vraiment qu'on s'y intéresse, ça ne sera pas l'album de l'année, mais c'est tout de même très sympathique.

PS : Tant que je parle de 2ème album, sur ces dernières années il m'arrive un phénomène assez intéressant, chaque année il y a un groupe, dont je n'ai pas aimé le premier album, alors que tout le monde en disait du bien, qui sort un 2ème album avec lequel je me mets à comprendre que des gens aient pu s'intéresser au groupe, en 2008 c'était CSS, l'année dernière les Horrors, alors qu'avec leur premier album c'était vraiment pas gagné, pour cette année j'avais parié sur Foals (et je me disais que si jamais c'était pas Foals ça seraient les Crystal Castles, mais ça me semblait beaucoup plus difficile quand même), et bien avec Spanish Sahara le pari est bien parti pour être gagné (en même temps ce genre de pari mental, gagné ou perdu, on s'en fiche un peu, mais c'est toujours bon pour la fierté).

dimanche 31 janvier 2010

Come On Alex, You Can Do It !


Aujourd'hui, je vais te parler du concert des Arctic Monkeys à Rennes vendredi dernier.

Pour commencer, tu sais peut être déjà que j'aime beaucoup les Mystery Jets. À tel point que fut un temps, j'envisageasse même d'aller à un concert des Kooks pour pouvoir les voir en première partie, et ce alors que les Kooks je les avais déjà vus et même que c'était pas top.
Enfin, toujours est-il que quand j'ai constaté en même temps que : a) ils faisaient la première partie des singes b) le concert était complet et je n'avais pas ma place (ouais, si tu as lu ma "review" de Humbug, cette situation ne te sembleras pas nouvelle, et tu me diras "C'est pas la première fois pourtant, tu pourrais quand même tirer un minimum d'enseignements de tes erreurs du passé" et tu auras raison,mais tu vas voir que je m'en suis un peu mieux tiré que la dernière fois). J'étais donc bien triste, sauf que, lors d'une visite bénigne d'infoconcert il y a quelques semaines, je vois un "réservez vite" à côté du concert et là je me dis quelque chose comme "Putain, putain, putain, putain" et je regarde de plus près et constate que ("putain, putain, putain, putain") ce N'EST PAS UN BUG, J'AI MA PLACE (*joie, joie, joie, joie*).

Arrive donc le grand soir, je me pointe au Liberté, là mon côté indie prend un sacré coup parce que c'est vraiment énorme, mais, je lui met moi-même du baume au cœur en regardant la grande bannière Mystery Jets. Bien qu'au vu de la durée du concert, ils auraient mieux fait de ne pas la faire installer et de jouer un peu plus de 6 chansons (avec même pas un Flakes ou un You Can't Fool Me Dennis dedans en plus), c'est bien connu, il ne faut pas trop attendre des premières parties, puisque quand c'est nul, c'est toujours trop long, et quand c'est bien, y'a toujours que 4 chansons et demies, mais tout de même.
Leur concert se termine avec Behind The Bunhouse (ça va, pas trop caca comme final) et est immédiatement suivi par un gros mouvement de foule vers le rideau rouge (grosse frime) tendu devant la scène.
En fait, après ça il n'y a que 2 choses à retenir : a) Ils n'ont PAS JOUÉ The Jeweller's Hand (si tu veux en savoir plus que ça sur la setlist, je viens de découvrir ce site plutôt bien foutu) b) Ce moment plein de magie, ou sur le break de Fluorescent Adolescent, le dernier des confettis qui ont été lâchés sur le final de Secret Door (ou alors Do Me A Favour, ou une autre, je sais plus trop), tombe avec lenteur au dessus d'Alex, dont la voix n'est plus qu'un murmure qui nous chante doucement un couplet inédit. À ce moment là, tu oublies que pour toi c'est la guerre depuis le début du concert, que tu as mal un peu partout, que tu as pris des coups de coudes, des pieds de slammeurs ou des fesses de slammeuses dans la figure et que l'ambiance des premiers rangs est tellement moite que tes doigts sont tout fripés (véridique).

Pour aller un tout petit peu plus loin, ayant vu le groupe en 2006, je dois dire que j'ai été bluffé, en fait je n'ai pas vu le même groupe, et pas seulement parce qu'ils ont tous des cheveux partout maintenant (oui, car désormais même Matt Helders arbore une jolie coupe frisée mi-longue qui bouge tout le temps quand il joue) mais surtout parce qu'ils ont, en particulier Alex, acquis quelque chose qui commence à ressembler à un vrai jeu de scène, ce dernier a en plus des mimiques assez hilarantes quand il écarquille les yeux sur son manche, qui te consolent au moment où tu dois reculer d'un rang parce que les dreadlocks du type qui vient de profiter de la cohue sur When The Sun Goes Down pour te passer devant schlinguent vraiment trop.

Ce qui donne une jolie conclusion à cet review : Alex, les cheveux c'est aussi long que tu veux (quoique, il devrait bientôt les couper plus court, puisqu'actuellement il a la coiffure que j'avais quand je les ai vus en 2006, maintenant qu'il m'a vu en 2010, il devrait changer) mais les dreadlocks, c'est non.

[j'ai pas trouvé de photo de Matt Helders avec des cheveux, donc tu devras te contenter de sa batterie "Agile Beast"]